Loué sois-tu Seigneur pour 7 ans à Champigny

  • Sois loué Seigneur d’être pour nous, et pour tout homme, un Dieu d’amour, infiniment proche de chacun même quand nous te sentons infiniment éloigné ou absent, même quand nous nous sentons si loin de tes chemins.
  • Sois loué pour tous les hommes et femmes, croyants ou non, rencontrés à Champigny, qui pour moi ont été signes ; sois loué en particulier pour ceux qui sont au service de l’homme dans les petits gestes quotidiens, les relations de voisinage ; sois loué pour ceux qui sont signe par leur travail, leur engagement social, associatif, syndical ou politique. Sois loué pour tous ceux qui luttent pour un monde de justice et de paix, ceux qui agissent pour une monde arc-en-ciel où ensemble, de toute origine, de toute conviction religieuse, nous soyons solidaires ici et avec nos frères du monde entier.
  • Sois loué Seigneur, de compter sur chacun de nous, quel que soit notre âge, à travers même toutes nos limites pour être tes mains, tes yeux, ton cœur et révéler à tout homme qu’il vaut plus que tout l’or du monde parce que tu l’aimes.
  • Sois loué pour tous ceux qui ont accepté un service de l’homme en Eglise, dans un service des mouvements ou comme catéchistes, dans toute responsabilité qui permet à l’Eglise de vivre plus en vérité ce service de l’homme et de l’Evangile.
  • Sois loué pour chacun, chacune, chaque groupe ou collectif que j’ai pu rencontrer pendant 7 ans.
  • Sois loué plus spécialement pour les jeunes, en particuliers ceux de l’aumônerie et de la J.O.C.. Qu’ils n’aient pas peur d’entrer dans ce monde qu’ils ressentent si souvent comme cruel, qu’ils n’aient pas peur de s’engager pour le transformer, le rendre plus humain, qu’ils puissent laisser grandir en eux la question : « Maître, où demeures-tu ? » et le laisser faire jaillir en eux la réponse.
  • Sois loué pour tous ceux qui collaborent à la préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse.
  • Sois loué de m’avoir associé à ton œuvre d’amour par l’ordination. Si je crois que je ne t’aime pas plus en étant prêtre qu’en étant marié, si je crois que l’amour en couple, en famille, reflète par excellence ton amour et que tu m’avais fait aspirer très fortement à cette manière de répondre à ton appel, je découvre chaque jour un peu plus la joie et l’importance d’avoir accueilli ton appel à être prêtre, d’avoir renoncé à un métier qui me passionnait.
  • Quand je relis ces 7 ans, ce qui revient en premier dans mon cœur, c’est cet émerveillement :
  • je ne savais pas qu’être prêtre, c’était être à ce point au service de la vie,
  • je ne savais pas qu’être prêtre, c’était être à ce point au service de l’homme, qu’il soit croyant ou non ;
  • je ne savais pas qu’être prêtre c’était recevoir à ce point – au centuple et même bien plus – la vie, l’amour, des frères, des sœurs, la joie… une joie souvent très soufferte où les larmes sont très présentes, mais une joie très profonde et durable dans laquelle tu es si présent ;
  • je ne savais pas que des prêtres, des religieuses, c’était aussi nécessaire à la vie de l’Eglise, à la vie du monde ; il me semble que la tristesse qu’expriment nombre de ceux que je rencontre ces jours-ci dit quelque chose du besoin de prêtres et du don que cela représente pour une communauté ;
  • je ne savais pas ce que pouvait être de refaire tes gestes pour offrir la vie des hommes et que le pain et le vin deviennent ton corps, ton sang ; je n’imaginais pas la joie de donner en ton nom le pardon de Dieu, et la libération qu’il peut représenter pour nombre de personnes accueillies.
  • Au moment où le nombre de prêtres et de religieuses baisse, au moment où dans le même temps, tant d’hommes de femmes te cherchent, cherchent un sens à leur vie, où tant d’autres vivent pleinement leur baptême en s’engageant dans le monde, en prenant une part active dans l’Eglise,
  • Je te prie pour que des jeunes n’aient pas peur de dire et redire : « Parle, Seigneur, ton serviteur, ta servante, écoute », qu’ils n’aient pas peur de ne rien préférer à ton amour.
  • Je te prie pour qu’ils n’aient pas peur, si tel est ton appel pour eux, d’être prêtres ou religieuses et pour cela de laisser bousculer leurs projets, même ceux auxquels ils tiennent le plus.
  • Je te prie pour qu’ils sachent reconnaître ton appel dans des signes simples, sans attendre de grandes apparitions.
  • Je te prie pour qu’ils reconnaissent ton appel dans leur aspiration à aimer, dans l’attention que tu mets en eux pour leurs copains, dans la joie qu’ils ont à te rencontrer en Eglise, dans la prière, dans l’Evangile, dans les sacrements.
  • Je te prie pour que, s’ils entendent cet appel et ressentent comme chacun de ceux que Dieu appelle, la peur, le sentiment d’être incapable, de ne pas être digne, ils découvrent que la force ne vient pas de nous, mais de toi, que tu es toujours avec nous sur la route.
  • Au bout de 7 ans, quand je regarde vers demain, je me sens toujours plus fragile et je doute de moi, mais, quand je relis le chemin fait, je te découvre toujours plus présent et je fais l’expérience que jour après jour tu m’as accompagné, que tu m’as continuellement donné des frères, des sœurs pour avancer. Je te découvre comme celui qui t’es manifesté encore plus fort chaque fois que j’ai eu à accepter de tomber, d’avoir à être relevé. Je te découvre comme celui qui s’est dit chaque fois que j’ai eu à demander pardon à des frères, des sœurs que j’avais blessés, que je n’avais pas su aimer.
  • Sois loué, Seigneur, d’avoir mis sur mon chemin François Frétellière. C’est après l’avoir écouté parler quand j’étais en formation que j’ai fait le choix du Val de Marne, que j’ai pu découvrir avec lui la banlieue comme une chance, qu’avec chacun de vous j’ai essayé jour après jour d’être plus compagnon d’humanité. Sois loué pour l’appel de notre évêque à lire, relire l’Evangile,
  • Sois loué pour d’autres témoins que tu as mis sur mon chemin : Antoine Chevrier fondateur du Prado, le Père Mégrot qui a tant marqué notre quartier, le Père Jean.
  • Sois loué pour tous ceux qui ont semé avant nous et nous ont permis d’avoir la joie de récolter en abondance.
  • Sois loué pour la vie d’équipe que tu m’as donnée pendant 7 ans, vie d’équipe entre prêtres, vie d’équipe entre prêtres, religieuses, laïcs.
  • Je te prie pour l’équipe qui va continuer à servir l’Eglise qui est à Coeuilly les Mordacs et au Bois l’Abbé. Je te confie Jean-Pierre, René qui arrive, Sœur Michèle, Luisa Moita, Marie-Jo Piron. Je te prie pour Michel Racaud, Carlos, Jean Delarue. Je te prie pour les membres des Equipes d’Animation Paroissiale.
  • Je te prie pour l’Eglise qui est à Vitry, je te demande ton Esprit Saint pour vivre la mission que tu m’y confies.
  • Sim, louvado sejas o meu Senhor, pela vida que tu nos dás, louvado sejas tu de me ter dado a sorte de receber a fé de cada um de vós. Vou-me embora diferente, imensamente enriquecido. Agora me sinto português de coração, mas tambem cabo-verdiano, africano, marroquino, argeliano, antilliano, de coração. Senhor, rezo-te em particular para a comunidade portuguêsa de Coeuilly e Bois l’Abbé, que ela viva sempre mais do Evangelho, que não tinha medo neste tempo mais difícil, que a dificuldade, a probreza em padres sejá provocação para uma vida mais evangélica, numa atenção mais grande aos outros, numa confiança na acção do Espirito Santo. Rezo-te em particular para os que aceitaram uma responsabilidade nesta comunidade.

 

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