Tavandra n° 13 – novembre 2017

Bulletin des prêtres du Prado de Madagascar

Contact :

prado.madagascar@gmail.com et http://prado.madagascar.over-blog.com/

Père TOTOZAFY Jean Louis, Responsable du Prado de Madagascar
Grand Séminaire Bienheureux Paul VI, B.P. « S »
Portable : 032 25 448 15 ou 034 85 000 03
Email: pere_totozafy@yahoo.fr

EN ROUTE VERS LA FÊTE DU PRADO

LE 10/12/2017

Depuis l’acquisition de la salle de bal qui est devenue une chapelle, nous nous rappelons que le Père Chevrier a prié tout au long de son chemin en pensant à son œuvre qu’il venait de commencer. Cela veut dire qu’il y a eu un changement brutal entre son passage sur le lieu où il a vu écrit « à vendre » ou « à louer » et 15 jours après lorsque l’achat a été signé. C’était déjà le fruit de sa prière, le fruit d’une prière exaucée. Aujourd’hui, nous continuons encore de prier pour les pauvres du monde, nous voyons la ruée des migrants vers Europe, beaucoup de pays en conflits ou en guerre, des pays massacrés par des cataclysmes naturels comme les ouragans ou les tremblements de terre. Chez nous, récemment, et encore actuellement, nous avons été fortement touchés par cette épidémie de peste que notre pays a traversée… Toutes ces situations engendrent beaucoup de pauvreté, et ceci fait bien partie de notre souci pastoral, nous qui avons fait le choix des pauvres, le choix d’être solidaires avec les pauvres. Il est de notre mission de prier le Seigneur pour que personne ne soit exclu des aides provenant de la solidarité Nationale et Internationale. Que personne ne soit écarté de la solidarité, c’est cela que nous cherchons à promouvoir partout dans le monde. La naissance du Christ, lui qui était riche et qui s’est fait pauvre pour se solidariser avec les pauvres de notre humanité, nous rappelle qu’il est le chemin pour nous tous.

Père Jean Louis TOTOZAFY

Un peu plus de volonté !

En 1850, envoyé par son Evêque à la Guillotière, un faubourg populaire de Lyon, le Père Antoine Chevrier souffrait de la séparation qui existait entre l’Eglise de son temps et cette population de pauvres, d’ignorants et de pécheurs. La misère du peuple avait été accentuée par l’inondation de 1856, et le cœur du Père Antoine Chevrier en avait été profondément bouleversé.

La nuit de Noël 1856, c’est en méditant sur le mystère de l’incarnation, sur la pauvreté de Notre Seigneur Jésus Christ et sur son abaissement parmi les hommes qu’il reçut des lumières qui allait fixer l’orientation de sa vie et de son ministère : il sera prêtre pauvre pour évangéliser les pauvres. C’est à ce moment qu’il a résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible… C’est le mystère de l’incarnation qui l’a converti. Voici ce qu’il disait :

« Le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ? Les hommes continuent à se damner. Alors je me suis décidé à suivre Notre Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes ».

Nous qui sommes des pasteurs, des prêtres, nous qui sommes des serviteurs de tous, est-ce que nous avons le même regard que celui du Père Antoine Chevrier, lui qui a su regarder la misère et la pauvreté du peuple là où il a été envoyé. Et nous posons-nous la même question : « Que voyons-nous ? Les hommes continuent à se damner ». C’est le moment pour nous plus que jamais de nous poser cette question sur notre façon de vivre dans la pastorale.

Il ne faut pas oublier que l’église aussi a fait l’option des pauvres, mais qu’est-ce que nous faisons pour manifester cette option ? Nous savons très bien que beaucoup de lettres de nos évêques nous interpellent, il ne faut pas que ces lettres restent comme des lettres mortes, mais il faut les saisir pour que ces paroles atteignent le cœur des hommes de notre temps.

Depuis qu’on m’a nommé aumônier des mouvements catholiques spécialisés du monde populaire, je trouve qu’à chaque rencontre des jeunes on tourne en rond, ils ne savent pas trop où on va et sur quel sujet on va débattre. Au fond, il y a très peu de jeunes qui réfléchissent mais ils attendent que j’intervienne, croyant que je possède toutes les solutions à leurs problèmes.

Alors, je commence par poser une question : « Parmi vous, qui est de famille ouvrière ? » Ce jour-là, six jeunes filles se sont présentées, et on s’est donné rendez-vous pour réfléchir à leur vie. Après notre première rencontre, elles se sont senties à l’aise parce que là nous avons pu parler de leur propre vie et de leur problème. Dans le partage, il y en a une qui s’est sentie interpellée et qui a dit : « Je vois maintenant beaucoup de jeunes filles à bout de force. Leur souffrance vient du manque du travail, et elles tombent dans la recherche de l’argent facile. Dans les grandes villes, on en trouve qui se prostituent, ne trouvant aucun lieu pour partager, pour réfléchir et personne pour les encadrer ». Cette réflexion nous a conduits à chercher des références bibliques pour la prochaine rencontre.

Depuis nous avons plusieurs équipes de toutes les catégories de jeunes : étudiants, ouvriers, universitaires, enseignants, chercheurs d’emplois, … et, dans mon service d’aumônier, je cours après elles, je les interpelle, et elles prennent conscience de leur situation.

Romaric, étudiant à l’université, s’est senti interpellé et il s’est levé à l’aumônerie universitaire pour expliquer le travail du mouvement TAK. À la sortie de la messe, une dizaine d’étudiants sont venus vers lui en lui demandant de devenir membres du mouvement. A la première réunion, Romaric avait parlé de son expérience à l’université : « J’ai quitté mon village natal, ma famille, mon milieu et mon environnement, et je suis arrivé à l’université ; c’est comme si j’avais changé toutes mes habitudes. Et si je n’avais pas pris conscience de ma situation, je serais complètement perdu parce que ici je me sens libre, je peux faire tout ce que je veux. C’est comme si je me trouvais sur un terrain vaste sans obstacle. Cela veut dire qu’il m’a fallu prendre conscience que je ne suis venu ici que pour étudier, il m’a fallu faire moi-même mon règlement, sinon je n’arriverai pas à terminer mes études. Nos parents et le pays nous attendent, il faut que les efforts de nos parents portent du fruit et du fruit en abondance. Je vous dis franchement que notre avenir est devant nous, il ne faut pas le chercher ailleurs. Ce qui m’a sauvé, c’est mon équipe TAK ».

Depuis il y a maintenant six équipes d’étudiants à l’université qui se regroupent par catégorie : les scientifiques, les paramédicaux, Les lettres, …

C’est ce genre de pastorale qui m’aide à être avec les pauvres, et je ne suis pas la solution pour tout. Les solutions à leurs problèmes, c’est à eux de les trouver en travaillant et en réfléchissant dans des équipes. On cherche à chaque fois des lumières dans l’évangile.

Mon travail c’est de les accompagner et les encadrer pour qu’ils soient sur des bons chemins, et ma présence au milieu d’eux, c’est une présence d’église qui écoute le cri de son peuple comme du temps de Moïse, lui qui était le guide de son peuple (Exode 13/17-14/14) et comme du temps du Christ qui a su écouter et relever les pauvres (Mc 10/46-52).

Les moyens que nous utilisons s’appuient sur la méthode du Voir, Juger, Agir et Célébrer. C’est la Révision de Vie qui est le cœur du mouvement.

Ce genre d’accompagnement a besoin de beaucoup personnes motivées, mais aujourd’hui on ne croit pas à l’efficacité du mouvement alors que la bible nous dit si vous avez la foi grosse comme un grain de moutarde, vous pouvez changer beaucoup de choses.(Lc 10/5-10)

Je crois que ce genre de ministère nous rapproche de Jésus Christ de plus près, en nous conformant à lui, à sa vie et à sa mission. Et aussi une manière de participer à la consécration et à la mission de Jésus Christ, pour annoncer la bonne nouvelle du royaume aux pauvres et rendre visible une communauté chrétienne. (Constitution N° 3)

Donc je pense et je croie que un peu plus de volonté nous y arriverons ! Bon courage !

Père Jean Louis TOTOZAFY

LA FORMATION DANS LA VOCATION PRADOSIENNE

1. La primauté de la formation dans notre vie pradosienne :

Notre vocation et notre mission demande une formation spéciale et sérieuse (Const N° 73)

La trilogie d’Antoine Chevrier : Connaître, aimer et imiter Jésus Christ découle d’une formation sérieuse.

Dans la formation se trouve la clé de la connaissance qui nous amène à l’amour véritable et à l’identification : Imiter Jésus Christ. « Le Prado sera ce que sera la formation ». Pour nous dire que la personnalité du Prado dépend de sa formation, d’où la nécessité de la première formation, la formation quotidienne par l’étude d’Evangile, le cahier de vie, la révision de vie ainsi que la formation permanente : une expression et une exigence de la fidélité du prêtre et son être, son identité dans la charité pastorale (Cf PDV 70 et 73)

2. Le ministère lieu de formation

La formation pradosienne unifie la vie du Pradosien pour en faire un disciple et un Apôtre de Jésus, elle lui permet de faire l’unité de sa mission. C’est la formation qui en est l’énergie et qui donne force à son ministère.

La formation nous aide à discerner et à garder la fidélité pastorale. L’objectif de la formation pradosienne est d’unifier la mission et le processus de la formation : être disciple de Jésus-Christ dans l’agir apostolique, la formation pradosienne met l’accent sur Jésus comme le fondement de tout.

Tout doit partir de la connaissance de Jésus Christ et de la docilité à l’Esprit Saint. La révision de vie et l’étude d’Evangile doivent avoir une relation étroite et complémentaire.

3. L’effort inlassable et quotidien pour mettre en œuvre le charisme du Prado :

Notre charisme doit être approfondi et se vivre de jour en jour. L’objectif de la formation pradosienne, c’est de nous conformer au Christ et de nous identifier à lui.

Conclusion : L’objectif primordial de la formation pradosienne doit être une véritable initiation à l’étude d’Evangile, à la révision de vie comme contemplation apostolique. Elle doit nous renvoyer à des activités évangélisatrices auprès des pauvres. Je trouve qu’elle est grande la grâce du prado.

Père Gervais Razafitoazaza

A quoi nous sommes-nous engagés ?

On ne nous a pas forcés à rentrer au Prado. Nous avons dû suivre des rencontres pour nous former et pour nous faire réfléchir. Nous avons dû faire une demande écrite avant de nous engager. Nous nous sommes posé des questions sur notre participation à la vie du Prado à Madagascar. Et on est tenté d’énumérer le contenu de nos engagements

La fidélité à la vocation apostolique du véritable disciple de Jésus Christ n’est pas satisfaite par la simple observation d’une règle : elle demande à chacun un engagement personnel et un effort soutenu pour suivre Notre Seigneur de plus près afin de se rendre plus capable de travailler efficacement au salut des homes.

Pour grandir dans la connaissance de Jésus Christ, nous nous engageons à étudier, d’une manière habituelle, l’Evangile et à le faire passer dans nos vies. Soit personnellement soit en commun, nous donnerons un temps considérable à cette étude spirituelle. Nous ferons de cette étude un véritable travail qui prend en compte la totalité des Ecritures. Nous le réaliserons dans la simplicité de la foi, selon la tradition de l’Eglise, en lien avec les pauvres dont nous partageons la vie.

Nous cherchons aussi à regarder la vie des hommes à la lumière de la Parole de Dieu pour reconnaître la présence et les appels de Jésus Christ, afin de collaborer à son action et de pouvoir leur annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Nous sommes convaincus qu’un regard contemplatif sur la vie, sans cesse ravivé et purifié dans la prière, est une source de connaissance de Jésus-Christ et de dynamisme missionnaire.

En accueillant la vie de l’Eglise, nous découvrons le visage que prend le Christ aujourd’hui pour se faire connaître. Sous l’impulsion de l’Esprit, nous chercherons sans cesse à approfondir le mystère de l’Eglise dans la prière et l’exercice du ministère.

Nous prierons beaucoup pour demander à Dieu son Esprit. Il faut une prière quotidienne et se confier spécialement pour cela à l’intercession de la Vierge Marie qui persévère toujours avec nous dans la prière, comme autrefois avec les apôtres. Avec elle, nous resterons fidèles à la prière quotidienne des psaumes que l’Eglise met sur nos lèvres pour présenter à Dieu les cris des hommes, dans l’attente de l’Esprit.

Pour rester fidèle à cet Esprit qui ne cesse d’agir dans le monde, nous nous aiderons à recevoir et à discerner en permanence l’appel des pauvres, autant l’appel des peuples pauvres que l’appel des plus pauvres de nos peuples. Recevoir cet appel, c’est d’abord le recevoir comme voix de Dieu aujourd’hui.

L’Esprit de Dieu nous est donné dans l’Eglise, peuple de Dieu rassemblé par le Christ dans le Saint Esprit, pour proclamer et célébrer les merveilles de Dieu parmi les hommes, dans la diversité des langues et des cultures. Afin de marcher avec assurance dans les voies de l’Esprit Saint, nous cherchons, pour nous y conformer, à entrer dans l’intelligence des orientations et des décisions de notre Saint Père le Pape, de nos évêques et de tous ceux qui ont autorité et responsabilité à notre égard. Nous méditerons les exemples des Saints qui nous stimulent à avancer résolument dans les chemins de l’Evangile. Nous chercherons l’Esprit de Dieu dans la foi simple des pauvres : « il y a des âmes qui sentent la vérité naturellement et l’acceptent avec joie et bonheur dès qu’elles la voient… Dieu a mis dans certaines âmes un sens spirituel et pratique qui renferme plus de bon sens et d’esprit de Dieu qu’il y en a dans la tête des plus grands savants. Témoins, certains bons paysans, quelques bons ouvriers, quelques bonnes ouvrières, femmes qui comprennent de suite les choses de Dieu et savent mieux les expliquer que bien d’autres »

Pour marcher selon l’Esprit de Dieu, nous nous donnons les présentes constitutions, car l’Esprit de Dieu est encore dans une règle de vie tirée de l’Evangile et nous nous donnons les présentes constitutions car l’Esprit de Dieu est encore dans une règle de vie tirée de l’Evangile et approuvée par l’Eglise. Mais il n’est pas dans une régularité extérieur ; il faut toujours nous rappeler que notre seul règlement immuable est l’Evangile et qu’une « once de vraie charité vaut mieux que cent livres de règles ». C’est pour faire passer toujours en premier la charité pastorale que l’ « Association des Prêtres du Prado » se donne cette règle de vie simple qui permet l’adaptation aux temps et aux circonstances diverses de la vie apostolique.

Pour travailler comme Jésus et avec Jésus à l’annonce du Royaume aux pauvres, « nous choisirons de préférence la compagnie des pauvres »1, nous nous ferons proches d’eux par amour. Nous prendrons autant que possible le genre de vie des pauvres, parce que « notre vocation à nous, c’est la pauvreté et le service des pauvres, des petits et des pécheurs » et que « nous sommes plus particulièrement chargés d’évangéliser les pauvres. » La solidarité avec les pauvres nous fait donc partager leurs aspirations, leurs initiatives pour survivre et leurs luttes pour la justice. Nous sommes témoins de leur capacité à prendre des responsabilités dans le monde et dans l’Eglise. Ensemble, nous nourrissons notre espérance des signes de l’Esprit que nous percevons dans leur vie. C’est l’Evangile que nous voulons partager avec eux. Pour rencontrer en vérité les plus pauvres et les marginalisés de nos sociétés, les non-croyants et les plus éloignés de l’Eglise et de la foi en Jésus-Christ, nous n’hésiterons pas, avec l’accord de notre évêque, à nous livrer à des formes nouvelles d’apostolat, en ayant le souci de les enraciner dans l’Evangile et la tradition vivante de l’Eglise. Afin d’assurer le service de l’Evangile auprès de certains groupes humains, nous nous proposerons au besoin pour travailler manuellement et partager ainsi la condition des pauvres, là où, avec l’approbation de l’autorité compétente, ce ministère est jugé opportun2. C’est pour assurer ce service de l’Evangile que « l’Eglise a envoyé en mission Apostolique parmi les travailleurs, des prêtres qui, en partageant intégralement la condition ouvrière, veulent y être témoins de sa sollicitude et de sa recherche. »

Pour annoncer Jésus Christ aux pauvres, nous devons chercher à élaborer une parole de foi simple et directe, en prenant en considération ce qui a du poids dans les réalités de leur vie et en trouvant les mots qui leur parlent. Pour « faire le catéchisme » en fidélité à la Parole de Dieu et aux enseignements de l’Eglise, notre cœur et notre prière seront comme un creuset où l’Evangile et la vie des hommes, longuement médités, se rencontrent et s’éclairent mutuellement. « Ce n’est pas le livre qui instruit, c’est le prêtre ».

Nous travaillerons à faire en sorte que les pauvres aient leur place privilégiée à l’intérieur de l’Eglise et qu’ils puissent y exprimer leur foi. Pour accomplir l’œuvre de Dieu, qui veut rassembler tous ses enfants au sein d’un même peuple, nous sommes appelés à nous conformer au Christ dans sa charité. Cet amour nous presse de nous engager dans le chemin qu’il a pris lui-même : « Je vous ai donné l’exemple, afin que, comme j’ai fait, vous fassiez aussi ». « Faites comme moi, si vous voulez remplir la mission que je vous confie au nom de mon Père ». « Notre union à Jésus Christ doit être si intime, si visible, si parfaite que les hommes doivent dire en nous voyant : voilà un autre Jésus Christ ! Nous devons reproduire, à l’extérieur et à l’intérieur, les vertus de Jésus Christ, sa pauvreté, ses souffrances, sa prière, sa charité. Nous devons représenter Jésus Christ pauvre dans sa crèche, Jésus Christ souffrant dans sa passion, Jésus Christ se laissant manger dans la Sainte Eucharistie

Pour accomplir l’œuvre de Dieu, qui veut rassembler tous ses enfants au sein d’un même peuple, nous sommes appelés à nous conformer au Christ dans sa charité. Cette amour nous presse de nous engager dans le chemin qu’il a pris lui-même : « Je vous ai donné l’exemple, afin que, comme j’ai fait, vous fassiez aussi » et « Faites comme moi, si vous voulez remplir la mission que je vous confie au nom de mon Père ». Dans la pratique des conseils évangéliques, les membres de l’institut, Prêtres diocésains et Laïcs consacrés, se trouvent encouragés à une fidélité plus grande pour vivre les appels de Dieu qui nous viennent par des signes des temps.

LA PAUVRETE : « Etant appelés à vivre avec les pauvres, nous devons être pauvres. Jésus a voulu être pauvre…la pauvreté a été son caractère distinctif » Nous renonçons donc aux biens de la terre en nous contentant du strict nécessaire dans le logement, le vêtement, la nourriture, et les autres biens, nous rapprochant le plus possible de la vie de notre Seigneur Jésus Christ et de la vie de ceux qui sont pauvres par nécessité. « Là où il n’y a pas à souffrir quelque chose, il n’y a pas de véritable pauvreté »

OBEISSANCE : Par amour de Jésus-Christ obéissant jusqu’à la mort de la Croix, « nous ferons l’obéissance notre vertu principale ». L’obéissance est la plus grande marque de notre amour pour Dieu et le moyen le plus efficace de travailler à l’œuvre de Dieu. Le véritable Apôtre doit suivre Jésus Christ portant sa croix : il nous faut mourir à nous-mêmes, car plus on est mort, plus on donne la vie, on instruit les hommes par la parole, mais on les sauve par la souffrance et par l’obéissance, en achevant dans sa chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son corps qui est l’Eglise. Afin de conduire le peuple de Dieu selon l’Esprit de Jésus Christ, nous ferons de l’accomplissement de la volonté de Dieu notre nourriture.

LA CHASTETE : Dans le mystère eucharistique, Jésus nous révèle son amour sans limites et cet amour, vécu jusqu’au bout est le signe de la communion du Père et du Fils dans l’Esprit, ainsi que de la communion du Père et des hommes rassemblés dans le Fils. Cette charité, qui dépasse tout amour humain bien qu’elle en soit la source, nous voulons la signifier au monde dans une communauté de disciples et d’apôtres consacrés sans partage à Jésus et ouvert sans réserve aux plus petits. Pour exprimer la radicalité de cet amour nous nous engageons à garder la continence parfaite dans le célibat évangélique. La chasteté vécue dans cet état de vie, nous permet d’être ouvert, dans l’amour même du Christ à tous les hommes et, plus particulièrement aux délaissés et aux mal aimés.

Conscients de notre fragilité et de notre incapacité à suivre par nos propres forces ce chemin apostolique, avec Marie, nous mettons toute notre confiance en Jésus Christ. Nous nous efforcerons de marcher, par la force de l’Esprit et avec le soutien de nos frères à la lumière des grands mystères de la Crèche, de la Croix et du Tabernacle, devenant ainsi des hommes dépouillés, crucifiés et mangés.

Nous avons fait le choix de vivre notre vie sacerdotale dans le Prado, donc voici notre engagement, c’est notre règle qui nous conduit sur notre route d’aller vers le Christ notre véritable Grand Frère.

Les Membres du conseil

DIVERS

1° Lors de notre première rencontre des conseillés qui a eu lieu du 14-15/11/2017, nous avons été obligés de prendre la décision de nommer des membres du Prado pour composer l’équipe des formateurs. Sont nommés ceux qui viennent de participer à l’API et les voici :

Région Sud : Père Placide Lambert (Tuléar)

Région Sud Est : Père Pierrot Bototsara (Mananjary) avec le Père William (Farafangana)

Région Centre : Père Gervais Razafitoazaza (Fianarantsoa)

Région Est : Père Jean Louis (Fénérive Est)

Région Nord : Père Etienne Morasidy (Antsiranana)

Leur mission consistera à collaborer avec le Père Jean Louis Totozafy délégué du Prado de Madagascar et le Père Protais Emmanuel Gervais Abdon Randriambololona Formateur du Prado de Madagascar.

2° Notre prochaine réunion du Conseil se déroulera du 04/04/2018 au 07/04/2018 (Arrivée le 04/04/18 et retour le 07/04/18) à Ambatoroka Antananarivo. Nous invitons ceux qui sont nommés dans l’équipe des formateurs à nous rejoindre à cette réunion.

3° Comme nous avons suivi le programme de l’assemblée générale depuis la dernière assemblée, la préparation de la prochaine assemblée générale sera le thème de cette année. Nous espérons avoir bientôt des livrets pour cette préparation. Nous invitons tous les membres du Prado de Madagascar à s’engager dans ce travail de préparation. Le thème ce sera : « Ravive le don de Dieu qui est en toi » (2 Tm 1/6).

4° Le responsable Général du Prado viendra nous rendre visite au mois de mai, il prévoit de faire Antsiranana, Fénérive Est, Fianarantsoa et Tuléar en un mois, ensuite il rejoindra l’Île de la Réunion. Nous lui souhaitons déjà la bienvenue. Dès que son programme sera fait, nous vous le communiquerons.

5° Nous avons parlé aussi de notre état actuel de notre prado National, il nous semble que nous sommes affaiblis du fait qu’il n’y a pas beaucoup de communication entre nous, on ne parle pas du tout des réunions des équipes, et nous avons posé une question : « POURQUOI ? ». Et nous nous disons entre nous, les membres du conseil : « Il n’y a pas du prado vivant s’il n’y a pas de réunions d’équipe » ; nous invitons fortement chacun à se sentir responsable de son équipe, et c’est le sens de ce bulletin qui parle de notre engagement : « A quoi nous sommes engagés ? » ce n’est pas pour rien que nous suivons la formation avant de s’engager. Soyons fidèles à notre engagement à cause de l’amour de Dieu et l’amour des pauvres que nous portons en nous et soyons généreux à les partager.

Nous vous souhaitons bonne fête de 10 Décembre et nous vous souhaitons déjà joyeux Noël

Père Jean Louis TOTOZAFY Père Gervais Razafitoazaza, Père Emmanuel Gervais Abdon Randriambololona Père ; Marc Maxime Dahy Faralahy

 

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