Dimanche « Goûtons la Parole »

Le père Michel Santier, évêque du diocèse de Créteil, dans la foulée du Synode du diocèse, a lancer un appel à « Goûter la Parole ».

En février 2018, l’Equipe d’Animation Paroissiale de la Paroisse Saint Jean XXIII a proposé que les « Maisons d’Evangile » lisent les Actes des Apôtres.

Une fois par mois, la messe de 9h est remplacée par un partage sur les Actes des Apôtres et suivie de la messe de 10h30. Pendant la première moitié du temps, le micro circule et les gens partagent les « Paroles de vie » et les « lumières » qu’ils ont trouvé dans la lecture du chapitre proposé. Pendant la deuxième partie du temps, le père Bruno Cadart reprend ce qui a été partagé et aide à voir d’autres lumières dans le chapitre médité.

On trouvera ci-après l’enregistrement du partage de ceux qui étaient présents et de l’apport du Père Bruno ainsi qu’une fiche qu’il a élaborée à l’intention d’équipes de préparation à la confirmation ou d’équipes qui veulent découvrir le texte des Actes des Apôtres.

 

Actes 3 et 4 (texte lu, puis paroles de vie, puis reprise par le Père Bruno, puis document écrits pouvant aider des groupes) – Dimanche 15 avril 2018

Texte de la guérison du paralytique (télécharger) – pistes pour animateurs de groupes (télécharger) – agir avec l’Esprit de Dieu à la lumière d’Actes 3 et 4 (télécharger)

Actes 2: 18/3/2018:

Textes de Actes 2 adapté (télécharger) – Fiche animateurs (télécharger)

Actes 1: Nous n’avons pas enregistré, mais vous trouverez les fichiers word qui ont guidé mon intervention

Texte des Actes de apôtres 1 (télécharger) – Fiche animateurs (télécharger)

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Bilan au 31 décembre 2016

Ce qui a été réalisé en 2016

Soutien apporté à 9 jeunes de Befeta pour devenir « Soeurs du Prado »

Depuis plusieurs années, je vous parle de ces jeunes, et je vous renvoie aux courriers précédents pour comprendre d’où est né le projet et à ma lettre de Noël 2014.

Il s’agit maintenant de 9 jeunes issues de familles très pauvres, ayant toutes un engagement fort et qui a pu être vérifié vers une vie de religieuse selon l’Evangile au milieu des pauvres et qui cheminent avec les Soeurs du Prado. Presque toutes avaient dû interrompre leurs études très tôt et je les ai connues parce qu’elles fréquentaient le « Centre de Promotion Rurale d’Ikalalao » dans la paroisse de Befeta où j’étais prêtre de 2010 à 2015.

Depuis août, 3 jeunes qui étudiaient à Isaka ont rejoint les 6 qui étaient déjà avec les soeurs. Elles sont suivies par 3 communautés différentes. 2 sont au lycée à Fénérive, 5 sont à Vohilengo et 2 sont à côté de Moramanga.

Pour ces 9 jeunes, j’ai donné 3 650 € au cours de l’année 2016, ce qui correspond à l’intégralité de leurs dépenses (transport pour aller à Fénérive, soins, scolarité, alimentation, habits, logement, etc)

Tous les échos que donnent les soeurs m’encouragent à les soutenir sans hésitation. C’est une somme du même ordre pour laquelle je suis engagé pour les années qui viennent, en essayent de permettre à celles qui le pourront d’étudier le plus loin possible, pourquoi pas en enseignement supérieur (infirmière, professeur,?) pour celles qui sont plus brillantes.

Un soutien à une maman au Mozambique pour ne pas être à la rue et adopter 5 enfants abandonnés

Diverses circonstances m’ont amené à soutenir une maman qui allait se retrouver à la rue avec 2 enfants pour accéder à un logement et prendre en charge l’éducation de 5 enfants qui étaient abandonnés.

Cette année, cela a représenté un fort investissement pour construire le logement et remettre les jeunes à l’école. Tous ont réussi le passage en classe supérieure sauf un qui n’a pas réussi à rattraper ses lacunes liées à l’abandon par leurs parents.

Il s’agit maintenant d’un soutien pour l’éducation des 5 enfants abandonnés et qui sont adoptés et éduqués par cette maman.

Comptes 2016

Solde dons reçus / dons redonnés en 31/12/2015 378,49 €
En 2016, 10 donnateurs différents ont contribué pour 3 300,00 €
Un donateur institutionnel a contribué pour 2 000,00 €
J’ai reversé ce que j’ai reçu pour les retraites prêchées 1 162,30 €
Soit des entrées totales 6 462,30 €
Aide aux 9 jeunes de Madagascar 3 650,00 €
Aide à la jeune femme au Mozambique pour élever 7 enfants 17 382,60 €
Dépenses totales 21 032,60 €
Solde au 31/12/2016 – 14 191,81 €

Les besoins pour l’année 2017 :

Je suis donc engagé pour plusieurs années à soutenir le chemin

– de ces 9 jeunes pour 3 à 4 000 € par an

– de ces 7 enfants au Mozambique pour 4 000 € par an.

Vos dons seront donc toujours les bienvenus…

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Voeux du Pape François à la Curie – 21 décembre 2017

Vœux du Pape François à la curie – « faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Egypte avec une brosse à dents »… 21/12/2017

Pour faciliter la lecture, des « petits sous-titres »  ont été ajoutés par le Père Bruno Cadart. Les sous-titres pus importants sont du texte original. (© Librairie éditrice du Vatican)

Que ce Noël nous ouvre les yeux pour abandonner le superflu, le faux, le mauvais, le factice, et pour voir l’essentiel, le vrai, le bon et l’authentique

Chers frères et sœurs,

Noël est la fête de la foi dans le Fils de Dieu qui s’est fait homme pour redonner à l’homme sa dignité filiale, perdue à cause du péché et de la désobéissance. Noël est la fête de la foi dans les cœurs qui se transforment en mangeoire pour le recevoir, dans les âmes qui permettent à Dieu de faire germer, du tronc de leur pauvreté, le rejeton d’espérance, de charité et de foi.

C’est aujourd’hui une nouvelle occasion de nous échanger les vœux de Noël et pour vous souhaiter à tous, à vos collaborateurs, aux représentants pontificaux, à toutes les personnes qui prêtent service à la Curie et à toutes les personnes qui vous sont chères un saint et joyeux Noël et une heureuse Année nouvelle. Que ce Noël nous ouvre les yeux pour abandonner le superflu, le faux, le mauvais, le factice, et pour voir l’essentiel, le vrai, le bon et l’authentique. Vraiment, tous mes vœux !

Parler de la curie ad extra, de la curie avec les nations, les Églises, les autres religions, le monde extérieur à partir du droit Canon et de ma vision personnelle dans le contexte de l’actuelle réforme en cours

Chers frères,

Ayant parlé précédemment de la Curie ad intra, je désire cette année partager avec vous quelques réflexions sur la réalité de la Curie ad extra, c’est-à-dire la relation de la Curie avec les Nations, avec les Eglises particulières, avec les Eglises Orientales, avec le dialogue œcuménique, avec le Judaïsme, avec l’Islam et les autres religions, c’est-à-dire avec le monde extérieur.

Mes réflexions se fondent certainement sur les principes canoniques de base de la Curie, sur l’histoire même de la Curie, mais aussi sur la vision personnelle que j’ai cherché à partager avec vous dans les discours de ces dernières années, dans le contexte de l’actuelle réforme en cours.

« faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Egypte avec une brosse à dents »

Et parlant de la réforme me vient à l’esprit l’expression sympathique et significative de Mgr Frédéric-François-Xavier De Mérode : « faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Egypte avec une brosse à dents ».[1] Ceci met en évidence combien il faut de patience, de dévouement et de délicatesse pour atteindre cet objectif, dans la mesure où la Curie est une institution ancienne, complexe, vénérable, composée d’hommes provenant de diverses cultures, langues et constructions mentales, et que, structurellement et depuis toujours, elle est liée à la fonction de primauté de l’Evêque de Rome dans l’Eglise, c’est-à-dire à l’office “sacré” voulu par le Christ Seigneur lui-même pour le bien de tout le corps de l’Eglise (ad bonum totius corporis).[2]

Une Curie fermée sur elle-même trahirait l’objectif de son existence et tomberait dans l’autoréférentialité, se condamnant à l’autodestruction

L’universalité du service de la Curie provient donc et jaillit de la catholicité du Ministère pétrinien. Une Curie fermée sur elle-même trahirait l’objectif de son existence et tomberait dans l’autoréférentialité, se condamnant à l’autodestruction. La Curie, ex natura, est projetée ad extra parce que et en tant que liée au Ministère pétrinien, au service de la Parole et de l’annonce de la Bonne Nouvelle : le Dieu Emmanuel qui naît parmi les hommes, qui se fait homme pour montrer à tout homme sa proximité viscérale, son amour sans limites et son désir divin que tous les hommes soient sauvés et parviennent à jouir de la béatitude céleste (Cf. 1Tm 2, 4) ; le Dieu qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants (Cf. Mt 5, 45) ; le Dieu qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir (Cf. Mt 20, 28) ; le Dieu qui a constitué l’Eglise pour être dans être dans le monde, mais non pas du monde, et pour être un instrument de salut et de service.

Le primat diaconal… Imiter le Christ serviteur, pas une formule pieuse dit Benoit XVI

Pensant, justement, à cette finalité ministérielle, pétrinienne et curiale, c’est-à-dire de service, en saluant récemment les Pères et les Chefs des Eglises Orientales Catholiques[3] j’ai eu recours à l’expression de “primat diaconal”, renvoyant tout de suite à l’image chère à Saint Grégoire le Grand de Servus servorum Dei. Cette définition, dans sa dimension christologique, est avant tout expression de la ferme volonté d’imiter le Christ, lequel a pris la condition de serviteur (Cf. Ph 2, 7). Benoît XVI, quand il en a parlé, a dit que sur les lèvres de Grégoire cette phrase n’était pas « une formule pieuse, mais la manifestation véritable de son mode de vivre et d’agir. Il était intimement frappé par l’humilité de Dieu, qui en Christ s’est fait notre serviteur, qui a lavé et lave nos pieds sales ».[4]

Une attitude diaconale analogue doit caractériser aussi tous ceux qui, à des titres divers, travaillent dans le cadre de la Curie romaine laquelle, comme le rappelle également le Code de Droit Canonique, agissant au nom et avec l’autorité du Souverain Pontife « accomplit sa fonction pour le bien et le service des Eglises » (CIC c.360 ; cf. CCEO c. 46).

Primat diaconal “relatif au Pape” ;[5] et tout autant diaconal, par conséquent, est le travail qui s’accomplit à l’intérieur de la Curie romaine, ad intra, et à l’extérieur, ad extra. Ce thème de la diaconie ministérielle et curiale me renvoie à un ancien texte de la Didascalia Apostolorum où l’on affirme : « Que le diacre soit l’oreille et la bouche de l’Evêque, son cœur et son âme »,[6] puisque à cette concorde sont liées la communion, l’harmonie et la paix dans l’Eglise, car le diacre est le gardien du service dans l’Eglise.[7] Je ne crois pas que ce soit par hasard que l’oreille, organe de l’audition, soit aussi celui de l’équilibre ; et que la bouche, organe du goûter, celui de la parole.

Un autre texte ancien ajoute que les diacres sont appelés à être comme les yeux de l’Evêque.[8] L’œil regarde pour transmettre les images à l’esprit, l’aidant à prendre les décisions et à diriger pour le bien de tout le corps.

Ceux qui travaille à la curie doivent vivre une communion d’obéissance filiale pour le service du peuple saint de Dieu. La communion avec Pierre renforce et stimule la communion entre tous les membres.

La relation que l’on peut déduire de ces images est celle de communion d’obéissance filiale pour le service du peuple saint de Dieu. Il ne fait pas de doute, ensuite, que telle doit être aussi celle qui existe entre tous ceux qui travaillent dans la Curie romaine, des Chefs de Dicastères et des Supérieurs, aux officiers et à tous. La communion avec Pierre renforce et stimule la communion entre tous les membres.

De ce point de vue, l’appel aux sens de l’organisme humain aide à avoir le sens de l’extraversion, de l’attention à ce qu’il y a dehors. Dans l’organisme humain, en effet, les sens sont notre premier lien avec le monde ad extra, ils sont comme un pont vers lui ; ils sont notre possibilité de nous mettre en relation. Les sens nous aident à percevoir le réel et également à nous mettre dans le réel. Ce n’est pas par hasard que saint Ignace a recours aux sens dans la contemplation des Mystères du Christ et de la vérité.[9]

Ceci est très important pour dépasser cette logique déséquilibrée et dégénérée des complots et des petits cercles, cancer qui conduit à l’autoréférentialité et fait perdre la joie de l’Evangile

Ceci est très important pour dépasser cette logique déséquilibrée et dégénérée des complots et des petits cercles qui, en réalité, représentent – malgré toutes leurs justifications et leurs bonnes intentions – un cancer qui conduit à l’autoréférentialité, qui s’infiltre aussi dans les organismes ecclésiastiques en tant que tels, et en particulier chez les personnes qui y travaillent. Mais quand cela se produit, la joie de l’Evangile, la joie de communiquer le Christ et d’être en communion avec lui,se perd ; la générosité de notre consécration se perd (cf. Ac20, 35 et 2Co 9, 7).

Autre danger de ceux qui trahissent la confiance se laissent corrompre par l’ambition ou par la vaine gloire ; et lorsqu’elles sont délicatement renvoyées s’auto-déclarent faussement martyres du système, du “Pape qui n’est pas informé”, de la “vieille garde”… au lieu de dire le“mea culpa”

Permettez-moi de dire ici deux mots sur un autre danger, celui de ceux qui trahissent la confiance ou de ceux qui profitent de la maternité de l’Eglise, c’est-à-dire les personnes qui sont choisies soigneusement pour donner une plus grande vigueur au corps et à la réforme, mais – ne comprenant pas la hauteur de leur responsabilité – se laissent corrompre par l’ambition ou par la vaine gloire ; et lorsqu’elles sont délicatement renvoyées s’auto-déclarent faussement martyres du système, du “Pape qui n’est pas informé”, de la “vieille garde”… au lieu de dire le“mea culpa”. A côté de ces personnes, il y en a ensuite d’autres qui travaillent encore à la Curie, à qui l’on donne tout le temps pour reprendre le juste chemin, dans l’espérance qu’elles trouvent dans la patience de l’Eglise une chance pour se convertir et non pour en profiter. Cela, évidemment, sans oublier la très grande majorité des personnes fidèles qui y travaillent avec un louable engagement, fidélité, compétence, dévouement et aussi beaucoup de sainteté.

Les dicastères de la Curie romaine, doivent opérer de manière conforme à leur nature et à leur finalité : au nom et avec l’autorité du Souverain Pontife, et toujours pour le bien et le service des Eglises

Il est opportun, alors, revenant à l’image du corps, de mettre en évidence que ces “sens institutionnels”, auxquels on pourrait d’une certaine manière comparer les Dicastères de la Curie romaine, doivent opérer de manière conforme à leur nature et à leur finalité : au nom et avec l’autorité du Souverain Pontife, et toujours pour le bien et le service des Eglises.[10] Ils sont appelés à être dans l’Eglise comme de fidèles antennes sensibles : émettrices et réceptrices.

Antennes émettrices habilités à transmettre fidèlement la volonté du Pape et des Supérieurs

Antennes “émettrices” en tant qu’habilitées à transmettre fidèlement la volonté du Pape et des Supérieurs. Le mot “fidélité”[11] pour tous ceux qui travaillent près le Saint-Siège « assume un caractère particulier, du moment qu’ils mettent au service du Successeur de Pierre une bonne partie de leurs énergies, de leur temps et de leur ministère quotidien.Il s’agit d’une grave responsabilité mais aussi d’un don spécial, qui, avec le temps, développe un lien affectif avec le Pape, de confiance intérieure, un sentir avec naturel, qui est bien exprimé par la parole “fidélité” ».[12]

Antennes réceptrices recueillant les requêtes, les questions, les demandes, les cris, les joies et les larmes des Eglises et du monde pour les transmettre à l’Evêque de Rome, ce qui est plus important que de donner des préceptes

L’image de l’antenne renvoie aussi à l’autre mouvement, inverse, celui du “récepteur”. Il s’agit de recueillir les requêtes, les questions, les demandes, les cris, les joies et les larmes des Eglises et du monde pour les transmettre à l’Evêque de Rome afin de lui permettre d’assurer plus efficacement son devoir et sa mission de « principe et fondement perpétuel et visible d’unité de la foi et de communion »[13]. Par cette réceptivité, qui est plus importante que l’aspect de donner des préceptes, les Dicastères de la Curie Romaine entrent généreusement dans ce processus d’écoute et de synodalité dont j’ai déjà parlé.[14]

Primat diaconal, émetteur fidèle et récepteur, pratiquant le discernement des signes des temps, la communion dans le service, la charité dans la vérité, la docilité à l’Esprit et l’obéissance confiante aux Supérieurs

Chers frères et soeurs,

j’ai eu recours à l’expression “primat diaconal”, à l’image du Corps, des sens et de l’antenne pour expliquer que pour atteindre vraiment les espaces où l’Esprit parle aux Église (c’est-à-dire l’histoire) et pour réaliser le but de l’agir (le salus animarum) il s’avère nécessaire même indispensable, de pratiquer le discernement des signes des temps[15], la communion dans le service, la charité dans la vérité, la docilité à l’Esprit et l’obéissance confiante aux Supérieurs.

Il est peut-être utile de rappeler ici que les noms mêmes des différents Dicastères et des Bureaux de la Curie romaine laissent entendre quelles sont les réalités en faveur desquelles ils doivent opérer. Il s’agit, à bien regarder, d’actions fondamentales et importantes pour toute l’Église et je dirais pour le monde entier.

L’œuvre de la Curie étant vraiment très vaste, je me limiterai cette fois à vous parler génériquement de la Curie ad extra, c’est-à-dire de quelques aspects fondamentaux, sélectionnés, à partir desquels il ne sera pas difficile, dans un proche avenir, d’énumérer et d’approfondir les autres domaines de l’action de la Curie.

La Curie et le rapport avec les Nations :

La diplomatie vaticane au service de l’humanité et de l’homme, de la main tendue et de la porte ouverte, elle s’engage à écouter à comprendre, à aider, à soulager et à intervenir rapidement et avec respect dans n’importe quelle situation pour rapprocher les distances et pour tisser la confiance, libre de tout intérêt mondain ou matériel

Dans ce domaine joue un rôle fondamental la Diplomatie vaticane qui est la recherche sincère et constante de faire en sorte que le Saint Siège soit un constructeur de ponts, de paix et de dialogue entre les Nations. Etant une Diplomatie au service de l’humanité et de l’homme, de la main tendue et de la porte ouverte, elle s’engage à écouter à comprendre, à aider, à soulager et à intervenir rapidement et avec respect dans n’importe quelle situation pour rapprocher les distances et pour tisser la confiance. L’unique intérêt de la Diplomatie vaticane est celui d’être libre de n’importe quel intérêt mondain ou matériel.

Le Saint-Siège est donc présent sur la scène mondiale pour collaborer avec toutes les personnes et les Nations de bonne volonté et pour toujours rappeler l’importance de garder “notre maison commune” de tout égoïsme destructeur ; pour affirmer que les guerres apportent seulement mort et destruction ; pour retenir du passé les enseignements nécessaires qui nous aident à mieux vivre le présent, à construire de manière solide l’avenir et à le protéger pour les nouvelles générations.

Les rencontres avec les Chefs des Nations et avec les différentes Délégations, ainsi que les Voyages apostoliques en sont le moyen et l’objectif.

Voilà pourquoi a été constituée la Troisième Section de la Secrétairerie d’Etat, avec la finalité de montrer l’attention et la proximité du Pape et des Supérieurs de la Secrétairerie d’Etat au personnel diplomatique di ruolo et aussi aux religieux et aux religieuses, aux laïcs/laïques qui travaillent dans les Représentations pontificales. Une Section qui s’occupe des questions afférentes aux personnes qui travaillent dans le service diplomatique du Saint-Siège ou qui s’y préparent, en étroite collaboration avec la Section pour les Affaires Générales et avec la Section pour les Relations avec les Etats[16].

Cette attention particulière se base sur la double dimension du service du personnel diplomatique di ruolo : pasteurs et diplomates, au service des Eglises particulières et des Nations où ils agissent.

La Curie et les Eglises particulières :

Relation de soutien des Églises particulières basée sur la collaboration, sur la confiance et jamais sur la supériorité ou sur l’adversité, ayant comme point de référence le Pape aussi bien que des évêques des Églises particulières

La relation qui lie la Curie aux diocèses et aux éparchies est de première importance. Ceux-ci trouvent dans la Curie romaine le soutien et le support nécessaire dont ils peuvent avoir besoin. C’est une relation qui se base sur la collaboration, sur la confiance et jamais sur la supériorité ou sur l’adversité. La source de cette relation est dans le décret conciliaire sur le ministère pastoral des évêques, où est expliqué plus amplement que le travail de la Curie est mené “à l’avantage des Églises et au service des pasteurs sacrés”[17].

La Curie romaine, donc, a comme point de référence non seulement l’évêque de Rome, dont elle tire son autorité, mais aussi les Eglises particulières et leurs pasteurs dans le monde entier, pour le bien desquels elle œuvre et agit.

J’ai fait référence à cette caractéristique de “service du Pape et des évêques, de l’Eglise universelle, des Eglises particulières” et du monde entier, au début de nos rencontres annuelles, quand j’ai souligné que “dans la Curie romaine on apprend, ‘on respire’ de manière spéciale cette double dimension de l’Eglise, cette compénétration entre l’universel et le particulier” et j’ai ajouté : “je pense que c’est une des expériences les plus belles de celui qui vit et travaille à Rome”[18].

Visite ad limina comme opportunité de rencontre, de dialogue et d’enrichissement réciproque, d’écoute réciproque, libre, confidentiel, sincère qui va au-delà des schémas protocolaires

Les visites ad limina apostolorum, en ce sens, représentent une grande opportunité de rencontre, de dialogue et d’enrichissement réciproque. Voilà pourquoi j’ai préféré, en rencontrant les évêques, avoir un dialogue d’écoute réciproque, libre, confidentiel, sincère qui va au-delà des schémas protocolaires et de l’échange habituel de discours et de recommandations. Le dialogue entre les évêques et les différents dicastères est également important. Cette année, en reprenant les visites ad limina,après l’année du Jubilé, les évêques m’ont confié qu’ils avaient été bien accueillis et écoutés par tous les dicastères. Cela me réjouit beaucoup, et je remercie les Chefs de Dicastères ici présents.

Attirer notre attention sur la prochaine XVème Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, convoquée sur le thème “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”, demander aux jeunes eux-mêmes d’aider à définir les modalités les plus efficaces aujourd’hui pour annoncer la Bonne Nouvelle

Permettez-moi aussi ici, en ce moment particulier de la vie de l’Église, d’attirer notre attention sur la prochaine XVème Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, convoquée sur le thème “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”. Appeler la Curie, les évêques et toute l’Eglise à porter une attention spéciale à la personne des jeunes, ne veut pas dire les regarder seulement eux, mais aussi mettre au point un thème central pour un ensemble de relations et d’urgences : les relations intergénérationnelles, la famille, les domaines de la pastorale, la vie sociale… Le Document préparatoire l’annonce clairement dans son introduction :“l’Église a décidé de s’interroger sur la façon d’accompagner les jeunes à reconnaître et à accueillir l’appel à l’amour et à la vie en plénitude. Elle souhaite également demander aux jeunes eux-mêmes de l’aider à définir les modalités les plus efficaces aujourd’hui pour annoncer la Bonne Nouvelle. À travers les jeunes, l’Église pourra percevoir la voix du Seigneur qui résonne encore aujourd’hui. Comme jadis Samuel (cf.1 S 3,1-21) et Jérémie (cf.Jr1, 4-10), certains jeunes savent découvrir les signes de notre temps qu’indique l’Esprit. En écoutant leurs aspirations, nous pouvons entrevoir le monde de demain qui vient à notre rencontre et les voies que l’Église est appelée à parcourir”[19].

La Curie et les Églises Orientales :

l’Église de Rome ne serait pas vraiment catholique sans les inestimables richesses des Églises orientales

L’unité et la communion qui dominent la relation de l’Église de Rome et des Églises orientales représentent un exemple concret de richesse dans la diversité pour toute l’Église. Celles-ci, dans la fidélité à leurs propres Traditions bimillénaires et dans l’ecclesiastica communio font l’expérience et réalisent la prière sacerdotale du Christ (cf. Jn 17)[20].

En ce sens, au cours de la dernière rencontre avec les Patriarches et les Archevêques majeurs des Eglises orientales, parlant du “primat diaconal”, j’ai souligné aussi l’importance d’approfondir et de revoir la question délicate de l’élection des nouveaux Évêques et Éparques qui doit correspondre, d’une part, à l’autonomie des Églises orientales et, en même temps, à l’Esprit de responsabilité évangélique et au désir de renforcer toujours plus l’unité avec l’Eglise catholique. “Tout cela, dans l’application la plus sincère de cette authentique pratique synodale, qui distingue les Églises d’Orient”[21]. L’élection de tout Evêque doit refléter et renforcer l’unité et la communion entre le Successeur de Pierre et tout le collège épiscopal[22].

La relation entre Rome et l’Orient est d’un enrichissement spirituel et liturgique réciproque. En réalité, l’Église de Rome ne serait pas vraiment catholique sans les inestimables richesses des Églises orientales et sans le témoignage héroïque de tant de nos frères et sœurs orientaux qui purifient l’Église en acceptant le martyre et en offrant leur vie pour ne pas renier le Christ[23].

La Curie et le dialogue œcuménique :

un chemin irréversible et non en marche arrière. “L’unité se fait en marchant

Il y aussi des domaines dans lesquels l’Église catholique, spécialement après le Concile Vatican II, est particulièrement impliquée. Parmi ceux-ci l’unité des chrétiens qui “est une exigence essentielle de notre foi, une exigence qui naît du plus profond de notre identité de croyants en Jésus Christ”[24]. Il s’agit bien d’un “chemin” mais, comme cela a été répété plusieurs fois aussi par mes prédécesseurs, c’est un chemin irréversible et non en marche arrière. “L’unité se fait en marchant, pour rappeler que quand nous marchons ensemble, c’est-à-dire quand nous nous rencontrons comme des frères, quand nous prions ensemble, quand nous collaborons ensemble dans l’annonce de l’Evangile et dans le service des derniers, nous sommes déjà unis. Toutes les divergences théologiques et ecclésiologiques qui divisent encore les chrétiens ne seront dépassées que le long de ce chemin, sans que nous sachions aujourd’hui comment et quand, mais cela aura lieu selon ce que l’Esprit Saint voudra suggérer pour le bien de l’Église”[25].

La Curie agit dans ce domaine pour favoriser la rencontre avec le frère, pour défaire les nœuds des incompréhensions et des hostilités, et pour lutter contre les préjugés et la peur de l’autre qui ont empêché de voir la richesse de la et dans la diversité et la profondeur du Mystère du Christ et de l’Eglise qui reste toujours plus grand que n’importe quelle expression humaine.

Les rencontres qui ont eu lieu avec les Papes, les Patriarches et les Chefs des différentes Eglises et Communautés m’ont toujours rempli de joie et de gratitude.

La Curie et le Judaïsme, l’Islam et les autres religions :

Nécessité du dialogue : l’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation… celui qui est différent de moi, culturellement et religieusement, ne doit pas être vu et traité comme un ennemi, mais accueilli comme un compagnon de route

La relation de la Curie romaine avec les autres religions se base sur l’enseignement du Concile Vatican II et sur la nécessité du dialogue. “Car l’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation”[26]. Le dialogue est construit sur trois orientations fondamentales : “le devoir de l’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des intentions. Le devoir de l’identité, car on ne peut bâtir un vrai dialogue sur l’ambigüité ou en sacrifiant le bien pour plaire à l’autre ; le courage de l’altérité, car celui qui est différent de moi, culturellement et religieusement, ne doit pas être vu et traité comme un ennemi, mais accueilli comme un compagnon de route, avec la ferme conviction que le bien de chacun réside dans le bien de tous ; la sincérité des intentions, car le dialogue en tant qu’expression authentique de l’humain, n’est pas une stratégie pour réaliser des objectifs secondaires, mais un chemin de vérité, qui mérite d’être patiemment entrepris pour transformer la compétition en collaboration”[27].

Les rencontres qui ont eu lieu avec les autorités religieuses dans les différents voyages apostoliques et dans les rencontres au Vatican en sont la preuve concrète.

Voilà seulement quelques aspects, importants mais non exhaustifs, de l’action de la Curie ad extra. Aujourd’hui j’ai choisi ces aspects liés au thème du “primat diaconal”, des “sens institutionnels” et des “ fidèles antennes émettrices et réceptrices”.

Noël nous met devant une évidence : une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise ; une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir ; une foi qui ne nous interroge pas est une foi sur laquelle nous devons nous interroger ; une foi qui ne nous anime pas est une foi qui doit être animée ; une foi qui ne nous bouleverse pas est une foi qui doit être bouleversée

Chers frères et sœurs,

Comme j’ai commencé notre rencontre en parlant de Noël comme de la fête de la foi, je voudrais la conclure en mettant en évidence que Noël nous rappelle aussi qu’une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise ; une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir ; une foi qui ne nous interroge pas est une foi sur laquelle nous devons nous interroger ; une foi qui ne nous anime pas est une foi qui doit être animée ; une foi qui ne nous bouleverse pas est une foi qui doit être bouleversée. En réalité, une foi seulement intellectuelle ou tiède est seulement une proposition de foi qui pourrait se réaliser quand elle arrivera à impliquer le cœur, l’âme, l’esprit et tout notre être, quand on permet à Dieu de naître et de renaître dans la mangeoire du cœur, quand on laisse l’étoile de Bethléem nous guider vers le lieu où se trouve le Fils de Dieu, non parmi les rois et le luxe, mais parmi les pauvres et les humbles.

Angelo Silesio, dans Il pellegrino cherubico, a écrit : “Cela dépend seulement de toi : Ah, puisse ton cœur devenir une mangeoire ! Dieu naîtrait enfant de nouveau sur la terre”[28].

Avec ces réflexions, je renouvelle mes vœux de Noël les plus fervents à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

Merci !

vous laisser cette version en italien de l’ouvrage du Bienheureux Père Marie Eugène de l’Enfant-Jésus, Je veux voir Dieu

Je voudrais, comme cadeau de Noël, vous laisser cette version en italien de l’ouvrage du Bienheureux Père Marie Eugène de l’Enfant-Jésus, Je veux voir Dieu : Voglio vedere Dio. C’est une œuvre de théologie spirituelle, elle nous fera du bien à nous tous. Peut-être pas en la lisant tout entière, mais en cherchant dans la table des matières le point qui intéresse plus ou dont j’ai le plus besoin. J’espère que cela sera profitable à nous tous.

Et puis le Cardinal Piacenza a été bien généreux en faisant, avec le travail de la Pénitencerie, et aussi de Mgr Nykiel, ce livre : La festa del perdono, comme résultat du Jubilé de la Miséricorde ; et il a voulu aussi l’offrir. Merci au Cardinal Piacenza et à la Pénitencerie apostolique. Ils vous donneront cela à tous à la sortie.

Merci !

[Benédiction]

Et s’il vous plaît, priez pour moi.

[1]      Cf. Giuseppe Dalla Torre, Sopra una storia della Gendarmeria Pontificia, 19 ottobre 2017.

[2]      «Le Christ Seigneur, pour assurer au peuple de Dieu des pasteurs et les moyens de sa croissance, a institué dans son Eglise des ministres variés qui tendent au bien de tout le corps», Lumen gentium n. 18.

[3]      Cf. Salut aux Pères et aux Chefs des Eglises Orientales Catholiques, 9 octobre 2017.

[4]      Audience générale, 4 juin 2008.

[5]      Cf. Jean-Paul II, Discours à la réunion plénière du Sacré Collège des Cardinaux, 21 novembre 1985, n. 4.

[6]      Didascalia 2, 44: (Funk, 138-166): (cf. W. Rordorf, Liturgie et eschatologie, in Augustinianum 18 [1978], 153-161; Id., Que savons-nous des lieux de culte chrétiens de l’époque préconstantinienne? in L’Orient Syrien 9 [1964], 39-60)

[7]      Cf. Rencontre avec les prêtres et les personnes consacrées, Solennité de l’Annonciation du Seigneur, Cathédrale de Milan, 25 mars 2017.

[8]      “Quant aux diacres de l’Eglise, qu’ils soient comme les yeux de l’Evêque qui savent voir tout autour, examinant les actions de chacun de l’Eglise, au cas où quelqu’un soit sur le point de pécher: de cette manière, prévenu par l’avertissement de celui qui préside, peut-être n’ira-t-il pas au bout [de son péché] “». (Lettre de Clément à Jacques, 12 : Rehm 14-15, in I Ministeri nella Chiesa Antica, Testi patristici dei primi tre secoli a cura di Enrico Cattaneo, Edizione Paolina, 1997, p. 696).

[9]      Cf. Exercices spirituels, n. 121: «La cinquième contemplation consistera à appliquer les cinq sens sur la première et la deuxième contemplation».

[10]    Dans le commentaire de l’Evangile selon saint Matthieu de saint Jérôme on trouve une curieuse comparaison entre les cinq sens de l’organisme humain et les vierges de la parabole évangélique, qui deviennent folles quand elles n’agissent plus selon la fin qui leur est assignée (cf. Comm. in Mt XXV: PL 26, 184).

[11]    Le concept de fidélité est très exigeant et éloquent car il souligne aussi la durée dans le temps de l’engagement pris, il renvoie à une vertu qui, comme l’a dit Benoît XVI, «exprime le lien très particulier qui s’établit entre le Pape et ses collaborateurs directs, aussi bien dans la Curie romaine que dans les Représentations pontificales». Discours à la Communauté de l’Académie Pontificale ecclésiastique, 11 juin 2012.

[12]    Ibid.

[13]    Lumen gentium, n.18.

[14]    «Une Eglise synodale est une Eglise de l’écoute, avec la conscience qu’écouter “est plus qu’entendre”. C’est une écoute réciproque dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre. Le peuple fidèle, le Collège épiscopal, l’Evêque de Rome, chacun à l’écoute des autres; et tous à l’écoute de l’Esprit Saint, l’”Esprit de Vérité” (Jn 14, 17), pour savoir ce qu’il “dit aux Eglises” (Ap2, 7)» Discours pour le 50ème anniversaire du Synode des évêques, 17 octobre 2015.

[15]    Cf. Lc 12, 54-59; Mt 16, 1-4; Conc. Oecum. Vat. II, Const. Past. Gaudium et spes, n.11: Le peuple de Dieu, mû par la foi selon laquelle il croit qu’il est conduit par l’Esprit du Seigneur qui remplit le monde, s’applique à discerner dans les événements, les requêtes et les aspirations auxquelles il participe avec les autres hommes de notre temps, quels sont les signes véritables de la présence ou du dessein de Dieu. La foi, en effet, éclaire toutes chose d’une lumière nouvelle et nous fait connaître le plan de Dieu au sujet de la vocation intégrale de l’homme, et oriente ainsi l’esprit vers des solutions pleinement humaines”.

[16]    Cf. Lettre pontificale, le 18 octobre 2017; Communiqué de la Secrétairerie d’Etat, le 21 novembre 2017.

[17]    Christus Dominus, n. 9.

[18]    Discours à la Curie romaine, le 21 décembre 2013; cf. Homélie de Paul VI pour son 80ème anniversaire, 16 octobre 1977: “Oui, j’ai aimé Rome, dans l’obsession continuelle d’en méditer et d’en comprendre le secret transcendant, incapable certainement de le pénétrer et de le vivre, mais toujours passionné, comme je le suis encore, de découvrir comment et pourquoi «le Christ est romain» (cf. Dante Alighieri, La Divine Comédie, «le Purgatoire», XXXII, 102) … que votre «conscience romaine» ait elle-même pour origine la citoyenneté native de cette Ville/l’Urbs fatidique, ou bien la permanence du domicile ou l’hospitalité dont vous y jouissez; «conscience romaine» qui a elle-même une vertu d’infuser le sens d’un humanisme universel à qui sait le respirer” (Insegnamenti di Paolo VI, XV 1977, 1957)

[19]    Synode des évêques, XVème Assemblée générale ordinaire: Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, Introduction.

[20]    D’une part, l’unité qui répond au don de l’Esprit, trouve sa naturelle et pleine expression dans «l’union indéfectible avec l’Evêque de Rome» (Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, n. 40). Et d’autre part, le fait d’être insérés dans la communion du Corps du Christ tout entier, nous rend conscients de devoir renforcer l’union et la solidarité au sein des différents Synodes patriarcaux, «privilégiant toujours la concertation sur des questions de grande importance pour l’Eglise en vue d’une action collégiale et unitaire» (ibid.).

[21]    Paroles aux Patriarches des Eglises Orientales et aux archevêques majeurs, 21 novembre 2013.

[22]    Avec les Chefs et les Pères, les Archevêques et les Evêques orientaux, en communion avec le Pape, avec la Curie et entre eux, nous sommes tous appelés “à rechercher toujours «la justice, la piété, la foi, la charité, la constance et la douceur» (cf. I Tm 6, 11); [à adopter] un style de vie sobre à l’image du Christ, qui s’est dépouillé pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Co 8, 9) … [à] la transparence dans la gestions des biens et la sollicitude envers toutes les faiblesses et les nécessités”, (Paroles aux Patriarches des Eglises Orientales catholiques et aux archevêques majeurs, 21 novembre 2013).

[23]    Nous “voyons tant de nos frères et sœurs chrétiens des Eglises orientales faire l’expérience des persécutions dramatiques et une diaspora toujours plus inquiétante… Su ces situations, personne ne peut fermer les yeux” (Homélie à l’occasion du centenaire de la Congrégation pour les Eglises orientales et de l’Institut pontifical oriental, Basilique de Sainte Marie Majeure, le 12 octobre 2017). “Sur ces situations, personne ne peut fermer les yeux” (Message pour le centenaire de la fondation de l’Institut pontifical oriental, 12 octobre 2017).

[24]    Discours à la Plénière du conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens, 10 novembre 2016.

[25]    Ibid.

[26]    Discours aux participants à la Conférence internationale pour la paix, à l’Al-Azhar Conférence Centre, Le Caire, vendredi 28 avril 2017.

[27]    Ibid.

[28]    Edizione Paoline, 1989, p. 170; [234-235] 170: “Es mangelt nur an dich: Ach, könnte nur dein Herz zu einer Krippe werden, Gott würde noch einmal ein Kind auf dieser Erden”.

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Tavandra n° 13 – novembre 2017

Bulletin des prêtres du Prado de Madagascar

Contact :

prado.madagascar@gmail.com et http://prado.madagascar.over-blog.com/

Père TOTOZAFY Jean Louis, Responsable du Prado de Madagascar
Grand Séminaire Bienheureux Paul VI, B.P. « S »
Portable : 032 25 448 15 ou 034 85 000 03
Email: pere_totozafy@yahoo.fr

EN ROUTE VERS LA FÊTE DU PRADO

LE 10/12/2017

Depuis l’acquisition de la salle de bal qui est devenue une chapelle, nous nous rappelons que le Père Chevrier a prié tout au long de son chemin en pensant à son œuvre qu’il venait de commencer. Cela veut dire qu’il y a eu un changement brutal entre son passage sur le lieu où il a vu écrit « à vendre » ou « à louer » et 15 jours après lorsque l’achat a été signé. C’était déjà le fruit de sa prière, le fruit d’une prière exaucée. Aujourd’hui, nous continuons encore de prier pour les pauvres du monde, nous voyons la ruée des migrants vers Europe, beaucoup de pays en conflits ou en guerre, des pays massacrés par des cataclysmes naturels comme les ouragans ou les tremblements de terre. Chez nous, récemment, et encore actuellement, nous avons été fortement touchés par cette épidémie de peste que notre pays a traversée… Toutes ces situations engendrent beaucoup de pauvreté, et ceci fait bien partie de notre souci pastoral, nous qui avons fait le choix des pauvres, le choix d’être solidaires avec les pauvres. Il est de notre mission de prier le Seigneur pour que personne ne soit exclu des aides provenant de la solidarité Nationale et Internationale. Que personne ne soit écarté de la solidarité, c’est cela que nous cherchons à promouvoir partout dans le monde. La naissance du Christ, lui qui était riche et qui s’est fait pauvre pour se solidariser avec les pauvres de notre humanité, nous rappelle qu’il est le chemin pour nous tous.

Père Jean Louis TOTOZAFY

Un peu plus de volonté !

En 1850, envoyé par son Evêque à la Guillotière, un faubourg populaire de Lyon, le Père Antoine Chevrier souffrait de la séparation qui existait entre l’Eglise de son temps et cette population de pauvres, d’ignorants et de pécheurs. La misère du peuple avait été accentuée par l’inondation de 1856, et le cœur du Père Antoine Chevrier en avait été profondément bouleversé.

La nuit de Noël 1856, c’est en méditant sur le mystère de l’incarnation, sur la pauvreté de Notre Seigneur Jésus Christ et sur son abaissement parmi les hommes qu’il reçut des lumières qui allait fixer l’orientation de sa vie et de son ministère : il sera prêtre pauvre pour évangéliser les pauvres. C’est à ce moment qu’il a résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible… C’est le mystère de l’incarnation qui l’a converti. Voici ce qu’il disait :

« Le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ? Les hommes continuent à se damner. Alors je me suis décidé à suivre Notre Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes ».

Nous qui sommes des pasteurs, des prêtres, nous qui sommes des serviteurs de tous, est-ce que nous avons le même regard que celui du Père Antoine Chevrier, lui qui a su regarder la misère et la pauvreté du peuple là où il a été envoyé. Et nous posons-nous la même question : « Que voyons-nous ? Les hommes continuent à se damner ». C’est le moment pour nous plus que jamais de nous poser cette question sur notre façon de vivre dans la pastorale.

Il ne faut pas oublier que l’église aussi a fait l’option des pauvres, mais qu’est-ce que nous faisons pour manifester cette option ? Nous savons très bien que beaucoup de lettres de nos évêques nous interpellent, il ne faut pas que ces lettres restent comme des lettres mortes, mais il faut les saisir pour que ces paroles atteignent le cœur des hommes de notre temps.

Depuis qu’on m’a nommé aumônier des mouvements catholiques spécialisés du monde populaire, je trouve qu’à chaque rencontre des jeunes on tourne en rond, ils ne savent pas trop où on va et sur quel sujet on va débattre. Au fond, il y a très peu de jeunes qui réfléchissent mais ils attendent que j’intervienne, croyant que je possède toutes les solutions à leurs problèmes.

Alors, je commence par poser une question : « Parmi vous, qui est de famille ouvrière ? » Ce jour-là, six jeunes filles se sont présentées, et on s’est donné rendez-vous pour réfléchir à leur vie. Après notre première rencontre, elles se sont senties à l’aise parce que là nous avons pu parler de leur propre vie et de leur problème. Dans le partage, il y en a une qui s’est sentie interpellée et qui a dit : « Je vois maintenant beaucoup de jeunes filles à bout de force. Leur souffrance vient du manque du travail, et elles tombent dans la recherche de l’argent facile. Dans les grandes villes, on en trouve qui se prostituent, ne trouvant aucun lieu pour partager, pour réfléchir et personne pour les encadrer ». Cette réflexion nous a conduits à chercher des références bibliques pour la prochaine rencontre.

Depuis nous avons plusieurs équipes de toutes les catégories de jeunes : étudiants, ouvriers, universitaires, enseignants, chercheurs d’emplois, … et, dans mon service d’aumônier, je cours après elles, je les interpelle, et elles prennent conscience de leur situation.

Romaric, étudiant à l’université, s’est senti interpellé et il s’est levé à l’aumônerie universitaire pour expliquer le travail du mouvement TAK. À la sortie de la messe, une dizaine d’étudiants sont venus vers lui en lui demandant de devenir membres du mouvement. A la première réunion, Romaric avait parlé de son expérience à l’université : « J’ai quitté mon village natal, ma famille, mon milieu et mon environnement, et je suis arrivé à l’université ; c’est comme si j’avais changé toutes mes habitudes. Et si je n’avais pas pris conscience de ma situation, je serais complètement perdu parce que ici je me sens libre, je peux faire tout ce que je veux. C’est comme si je me trouvais sur un terrain vaste sans obstacle. Cela veut dire qu’il m’a fallu prendre conscience que je ne suis venu ici que pour étudier, il m’a fallu faire moi-même mon règlement, sinon je n’arriverai pas à terminer mes études. Nos parents et le pays nous attendent, il faut que les efforts de nos parents portent du fruit et du fruit en abondance. Je vous dis franchement que notre avenir est devant nous, il ne faut pas le chercher ailleurs. Ce qui m’a sauvé, c’est mon équipe TAK ».

Depuis il y a maintenant six équipes d’étudiants à l’université qui se regroupent par catégorie : les scientifiques, les paramédicaux, Les lettres, …

C’est ce genre de pastorale qui m’aide à être avec les pauvres, et je ne suis pas la solution pour tout. Les solutions à leurs problèmes, c’est à eux de les trouver en travaillant et en réfléchissant dans des équipes. On cherche à chaque fois des lumières dans l’évangile.

Mon travail c’est de les accompagner et les encadrer pour qu’ils soient sur des bons chemins, et ma présence au milieu d’eux, c’est une présence d’église qui écoute le cri de son peuple comme du temps de Moïse, lui qui était le guide de son peuple (Exode 13/17-14/14) et comme du temps du Christ qui a su écouter et relever les pauvres (Mc 10/46-52).

Les moyens que nous utilisons s’appuient sur la méthode du Voir, Juger, Agir et Célébrer. C’est la Révision de Vie qui est le cœur du mouvement.

Ce genre d’accompagnement a besoin de beaucoup personnes motivées, mais aujourd’hui on ne croit pas à l’efficacité du mouvement alors que la bible nous dit si vous avez la foi grosse comme un grain de moutarde, vous pouvez changer beaucoup de choses.(Lc 10/5-10)

Je crois que ce genre de ministère nous rapproche de Jésus Christ de plus près, en nous conformant à lui, à sa vie et à sa mission. Et aussi une manière de participer à la consécration et à la mission de Jésus Christ, pour annoncer la bonne nouvelle du royaume aux pauvres et rendre visible une communauté chrétienne. (Constitution N° 3)

Donc je pense et je croie que un peu plus de volonté nous y arriverons ! Bon courage !

Père Jean Louis TOTOZAFY

LA FORMATION DANS LA VOCATION PRADOSIENNE

1. La primauté de la formation dans notre vie pradosienne :

Notre vocation et notre mission demande une formation spéciale et sérieuse (Const N° 73)

La trilogie d’Antoine Chevrier : Connaître, aimer et imiter Jésus Christ découle d’une formation sérieuse.

Dans la formation se trouve la clé de la connaissance qui nous amène à l’amour véritable et à l’identification : Imiter Jésus Christ. « Le Prado sera ce que sera la formation ». Pour nous dire que la personnalité du Prado dépend de sa formation, d’où la nécessité de la première formation, la formation quotidienne par l’étude d’Evangile, le cahier de vie, la révision de vie ainsi que la formation permanente : une expression et une exigence de la fidélité du prêtre et son être, son identité dans la charité pastorale (Cf PDV 70 et 73)

2. Le ministère lieu de formation

La formation pradosienne unifie la vie du Pradosien pour en faire un disciple et un Apôtre de Jésus, elle lui permet de faire l’unité de sa mission. C’est la formation qui en est l’énergie et qui donne force à son ministère.

La formation nous aide à discerner et à garder la fidélité pastorale. L’objectif de la formation pradosienne est d’unifier la mission et le processus de la formation : être disciple de Jésus-Christ dans l’agir apostolique, la formation pradosienne met l’accent sur Jésus comme le fondement de tout.

Tout doit partir de la connaissance de Jésus Christ et de la docilité à l’Esprit Saint. La révision de vie et l’étude d’Evangile doivent avoir une relation étroite et complémentaire.

3. L’effort inlassable et quotidien pour mettre en œuvre le charisme du Prado :

Notre charisme doit être approfondi et se vivre de jour en jour. L’objectif de la formation pradosienne, c’est de nous conformer au Christ et de nous identifier à lui.

Conclusion : L’objectif primordial de la formation pradosienne doit être une véritable initiation à l’étude d’Evangile, à la révision de vie comme contemplation apostolique. Elle doit nous renvoyer à des activités évangélisatrices auprès des pauvres. Je trouve qu’elle est grande la grâce du prado.

Père Gervais Razafitoazaza

A quoi nous sommes-nous engagés ?

On ne nous a pas forcés à rentrer au Prado. Nous avons dû suivre des rencontres pour nous former et pour nous faire réfléchir. Nous avons dû faire une demande écrite avant de nous engager. Nous nous sommes posé des questions sur notre participation à la vie du Prado à Madagascar. Et on est tenté d’énumérer le contenu de nos engagements

La fidélité à la vocation apostolique du véritable disciple de Jésus Christ n’est pas satisfaite par la simple observation d’une règle : elle demande à chacun un engagement personnel et un effort soutenu pour suivre Notre Seigneur de plus près afin de se rendre plus capable de travailler efficacement au salut des homes.

Pour grandir dans la connaissance de Jésus Christ, nous nous engageons à étudier, d’une manière habituelle, l’Evangile et à le faire passer dans nos vies. Soit personnellement soit en commun, nous donnerons un temps considérable à cette étude spirituelle. Nous ferons de cette étude un véritable travail qui prend en compte la totalité des Ecritures. Nous le réaliserons dans la simplicité de la foi, selon la tradition de l’Eglise, en lien avec les pauvres dont nous partageons la vie.

Nous cherchons aussi à regarder la vie des hommes à la lumière de la Parole de Dieu pour reconnaître la présence et les appels de Jésus Christ, afin de collaborer à son action et de pouvoir leur annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Nous sommes convaincus qu’un regard contemplatif sur la vie, sans cesse ravivé et purifié dans la prière, est une source de connaissance de Jésus-Christ et de dynamisme missionnaire.

En accueillant la vie de l’Eglise, nous découvrons le visage que prend le Christ aujourd’hui pour se faire connaître. Sous l’impulsion de l’Esprit, nous chercherons sans cesse à approfondir le mystère de l’Eglise dans la prière et l’exercice du ministère.

Nous prierons beaucoup pour demander à Dieu son Esprit. Il faut une prière quotidienne et se confier spécialement pour cela à l’intercession de la Vierge Marie qui persévère toujours avec nous dans la prière, comme autrefois avec les apôtres. Avec elle, nous resterons fidèles à la prière quotidienne des psaumes que l’Eglise met sur nos lèvres pour présenter à Dieu les cris des hommes, dans l’attente de l’Esprit.

Pour rester fidèle à cet Esprit qui ne cesse d’agir dans le monde, nous nous aiderons à recevoir et à discerner en permanence l’appel des pauvres, autant l’appel des peuples pauvres que l’appel des plus pauvres de nos peuples. Recevoir cet appel, c’est d’abord le recevoir comme voix de Dieu aujourd’hui.

L’Esprit de Dieu nous est donné dans l’Eglise, peuple de Dieu rassemblé par le Christ dans le Saint Esprit, pour proclamer et célébrer les merveilles de Dieu parmi les hommes, dans la diversité des langues et des cultures. Afin de marcher avec assurance dans les voies de l’Esprit Saint, nous cherchons, pour nous y conformer, à entrer dans l’intelligence des orientations et des décisions de notre Saint Père le Pape, de nos évêques et de tous ceux qui ont autorité et responsabilité à notre égard. Nous méditerons les exemples des Saints qui nous stimulent à avancer résolument dans les chemins de l’Evangile. Nous chercherons l’Esprit de Dieu dans la foi simple des pauvres : « il y a des âmes qui sentent la vérité naturellement et l’acceptent avec joie et bonheur dès qu’elles la voient… Dieu a mis dans certaines âmes un sens spirituel et pratique qui renferme plus de bon sens et d’esprit de Dieu qu’il y en a dans la tête des plus grands savants. Témoins, certains bons paysans, quelques bons ouvriers, quelques bonnes ouvrières, femmes qui comprennent de suite les choses de Dieu et savent mieux les expliquer que bien d’autres »

Pour marcher selon l’Esprit de Dieu, nous nous donnons les présentes constitutions, car l’Esprit de Dieu est encore dans une règle de vie tirée de l’Evangile et nous nous donnons les présentes constitutions car l’Esprit de Dieu est encore dans une règle de vie tirée de l’Evangile et approuvée par l’Eglise. Mais il n’est pas dans une régularité extérieur ; il faut toujours nous rappeler que notre seul règlement immuable est l’Evangile et qu’une « once de vraie charité vaut mieux que cent livres de règles ». C’est pour faire passer toujours en premier la charité pastorale que l’ « Association des Prêtres du Prado » se donne cette règle de vie simple qui permet l’adaptation aux temps et aux circonstances diverses de la vie apostolique.

Pour travailler comme Jésus et avec Jésus à l’annonce du Royaume aux pauvres, « nous choisirons de préférence la compagnie des pauvres »1, nous nous ferons proches d’eux par amour. Nous prendrons autant que possible le genre de vie des pauvres, parce que « notre vocation à nous, c’est la pauvreté et le service des pauvres, des petits et des pécheurs » et que « nous sommes plus particulièrement chargés d’évangéliser les pauvres. » La solidarité avec les pauvres nous fait donc partager leurs aspirations, leurs initiatives pour survivre et leurs luttes pour la justice. Nous sommes témoins de leur capacité à prendre des responsabilités dans le monde et dans l’Eglise. Ensemble, nous nourrissons notre espérance des signes de l’Esprit que nous percevons dans leur vie. C’est l’Evangile que nous voulons partager avec eux. Pour rencontrer en vérité les plus pauvres et les marginalisés de nos sociétés, les non-croyants et les plus éloignés de l’Eglise et de la foi en Jésus-Christ, nous n’hésiterons pas, avec l’accord de notre évêque, à nous livrer à des formes nouvelles d’apostolat, en ayant le souci de les enraciner dans l’Evangile et la tradition vivante de l’Eglise. Afin d’assurer le service de l’Evangile auprès de certains groupes humains, nous nous proposerons au besoin pour travailler manuellement et partager ainsi la condition des pauvres, là où, avec l’approbation de l’autorité compétente, ce ministère est jugé opportun2. C’est pour assurer ce service de l’Evangile que « l’Eglise a envoyé en mission Apostolique parmi les travailleurs, des prêtres qui, en partageant intégralement la condition ouvrière, veulent y être témoins de sa sollicitude et de sa recherche. »

Pour annoncer Jésus Christ aux pauvres, nous devons chercher à élaborer une parole de foi simple et directe, en prenant en considération ce qui a du poids dans les réalités de leur vie et en trouvant les mots qui leur parlent. Pour « faire le catéchisme » en fidélité à la Parole de Dieu et aux enseignements de l’Eglise, notre cœur et notre prière seront comme un creuset où l’Evangile et la vie des hommes, longuement médités, se rencontrent et s’éclairent mutuellement. « Ce n’est pas le livre qui instruit, c’est le prêtre ».

Nous travaillerons à faire en sorte que les pauvres aient leur place privilégiée à l’intérieur de l’Eglise et qu’ils puissent y exprimer leur foi. Pour accomplir l’œuvre de Dieu, qui veut rassembler tous ses enfants au sein d’un même peuple, nous sommes appelés à nous conformer au Christ dans sa charité. Cet amour nous presse de nous engager dans le chemin qu’il a pris lui-même : « Je vous ai donné l’exemple, afin que, comme j’ai fait, vous fassiez aussi ». « Faites comme moi, si vous voulez remplir la mission que je vous confie au nom de mon Père ». « Notre union à Jésus Christ doit être si intime, si visible, si parfaite que les hommes doivent dire en nous voyant : voilà un autre Jésus Christ ! Nous devons reproduire, à l’extérieur et à l’intérieur, les vertus de Jésus Christ, sa pauvreté, ses souffrances, sa prière, sa charité. Nous devons représenter Jésus Christ pauvre dans sa crèche, Jésus Christ souffrant dans sa passion, Jésus Christ se laissant manger dans la Sainte Eucharistie

Pour accomplir l’œuvre de Dieu, qui veut rassembler tous ses enfants au sein d’un même peuple, nous sommes appelés à nous conformer au Christ dans sa charité. Cette amour nous presse de nous engager dans le chemin qu’il a pris lui-même : « Je vous ai donné l’exemple, afin que, comme j’ai fait, vous fassiez aussi » et « Faites comme moi, si vous voulez remplir la mission que je vous confie au nom de mon Père ». Dans la pratique des conseils évangéliques, les membres de l’institut, Prêtres diocésains et Laïcs consacrés, se trouvent encouragés à une fidélité plus grande pour vivre les appels de Dieu qui nous viennent par des signes des temps.

LA PAUVRETE : « Etant appelés à vivre avec les pauvres, nous devons être pauvres. Jésus a voulu être pauvre…la pauvreté a été son caractère distinctif » Nous renonçons donc aux biens de la terre en nous contentant du strict nécessaire dans le logement, le vêtement, la nourriture, et les autres biens, nous rapprochant le plus possible de la vie de notre Seigneur Jésus Christ et de la vie de ceux qui sont pauvres par nécessité. « Là où il n’y a pas à souffrir quelque chose, il n’y a pas de véritable pauvreté »

OBEISSANCE : Par amour de Jésus-Christ obéissant jusqu’à la mort de la Croix, « nous ferons l’obéissance notre vertu principale ». L’obéissance est la plus grande marque de notre amour pour Dieu et le moyen le plus efficace de travailler à l’œuvre de Dieu. Le véritable Apôtre doit suivre Jésus Christ portant sa croix : il nous faut mourir à nous-mêmes, car plus on est mort, plus on donne la vie, on instruit les hommes par la parole, mais on les sauve par la souffrance et par l’obéissance, en achevant dans sa chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son corps qui est l’Eglise. Afin de conduire le peuple de Dieu selon l’Esprit de Jésus Christ, nous ferons de l’accomplissement de la volonté de Dieu notre nourriture.

LA CHASTETE : Dans le mystère eucharistique, Jésus nous révèle son amour sans limites et cet amour, vécu jusqu’au bout est le signe de la communion du Père et du Fils dans l’Esprit, ainsi que de la communion du Père et des hommes rassemblés dans le Fils. Cette charité, qui dépasse tout amour humain bien qu’elle en soit la source, nous voulons la signifier au monde dans une communauté de disciples et d’apôtres consacrés sans partage à Jésus et ouvert sans réserve aux plus petits. Pour exprimer la radicalité de cet amour nous nous engageons à garder la continence parfaite dans le célibat évangélique. La chasteté vécue dans cet état de vie, nous permet d’être ouvert, dans l’amour même du Christ à tous les hommes et, plus particulièrement aux délaissés et aux mal aimés.

Conscients de notre fragilité et de notre incapacité à suivre par nos propres forces ce chemin apostolique, avec Marie, nous mettons toute notre confiance en Jésus Christ. Nous nous efforcerons de marcher, par la force de l’Esprit et avec le soutien de nos frères à la lumière des grands mystères de la Crèche, de la Croix et du Tabernacle, devenant ainsi des hommes dépouillés, crucifiés et mangés.

Nous avons fait le choix de vivre notre vie sacerdotale dans le Prado, donc voici notre engagement, c’est notre règle qui nous conduit sur notre route d’aller vers le Christ notre véritable Grand Frère.

Les Membres du conseil

DIVERS

1° Lors de notre première rencontre des conseillés qui a eu lieu du 14-15/11/2017, nous avons été obligés de prendre la décision de nommer des membres du Prado pour composer l’équipe des formateurs. Sont nommés ceux qui viennent de participer à l’API et les voici :

Région Sud : Père Placide Lambert (Tuléar)

Région Sud Est : Père Pierrot Bototsara (Mananjary) avec le Père William (Farafangana)

Région Centre : Père Gervais Razafitoazaza (Fianarantsoa)

Région Est : Père Jean Louis (Fénérive Est)

Région Nord : Père Etienne Morasidy (Antsiranana)

Leur mission consistera à collaborer avec le Père Jean Louis Totozafy délégué du Prado de Madagascar et le Père Protais Emmanuel Gervais Abdon Randriambololona Formateur du Prado de Madagascar.

2° Notre prochaine réunion du Conseil se déroulera du 04/04/2018 au 07/04/2018 (Arrivée le 04/04/18 et retour le 07/04/18) à Ambatoroka Antananarivo. Nous invitons ceux qui sont nommés dans l’équipe des formateurs à nous rejoindre à cette réunion.

3° Comme nous avons suivi le programme de l’assemblée générale depuis la dernière assemblée, la préparation de la prochaine assemblée générale sera le thème de cette année. Nous espérons avoir bientôt des livrets pour cette préparation. Nous invitons tous les membres du Prado de Madagascar à s’engager dans ce travail de préparation. Le thème ce sera : « Ravive le don de Dieu qui est en toi » (2 Tm 1/6).

4° Le responsable Général du Prado viendra nous rendre visite au mois de mai, il prévoit de faire Antsiranana, Fénérive Est, Fianarantsoa et Tuléar en un mois, ensuite il rejoindra l’Île de la Réunion. Nous lui souhaitons déjà la bienvenue. Dès que son programme sera fait, nous vous le communiquerons.

5° Nous avons parlé aussi de notre état actuel de notre prado National, il nous semble que nous sommes affaiblis du fait qu’il n’y a pas beaucoup de communication entre nous, on ne parle pas du tout des réunions des équipes, et nous avons posé une question : « POURQUOI ? ». Et nous nous disons entre nous, les membres du conseil : « Il n’y a pas du prado vivant s’il n’y a pas de réunions d’équipe » ; nous invitons fortement chacun à se sentir responsable de son équipe, et c’est le sens de ce bulletin qui parle de notre engagement : « A quoi nous sommes engagés ? » ce n’est pas pour rien que nous suivons la formation avant de s’engager. Soyons fidèles à notre engagement à cause de l’amour de Dieu et l’amour des pauvres que nous portons en nous et soyons généreux à les partager.

Nous vous souhaitons bonne fête de 10 Décembre et nous vous souhaitons déjà joyeux Noël

Père Jean Louis TOTOZAFY Père Gervais Razafitoazaza, Père Emmanuel Gervais Abdon Randriambololona Père ; Marc Maxime Dahy Faralahy

 

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Tavandra n°12 – novembre 2016

Toutes nos salutations à vous tous ! Toutes nos excuses aussi pour avoir attendu jusqu’à ce jour pour vous donner des nouvelles. Nous savons tous que le départ des uns et des autres, les changements de responsables sont les raisons pour lesquels nous avons différé la sortie de notre bulletin TAVANDRA. Oui c’est une des raisons mais, il nous a fallu dépasser tous les obstacles pour permettre à ce bulletin de voir le jour.

Quoi de neuf ?

Vous connaissez tous le Père Bruno Cadart. Vous savez qu’il nous a quittés, appelé par le Prado à devenir Recteur du séminaire de Limonest en France. Il nous a accompagnés durant sept ans et, actuellement, devenus majeurs, il nous a bien fallu prendre notre envol.

Merci à toi, Père Bruno, tu nous as appris à voler de nos propres ailes. Maintenant nous prenons le large et nous croyons que ton absence nous apprend à être autonomes. Et si quelquefois nous tournons un peu en rond, cherchant des référents anciens qui ne sont plus là, nous savons que nous bénéficions de ce qu’ils ont semé et que c’est à nous de continuer maintenant. Merci Bruno.

SITUATION DU PRADO A MADAGASCAR

Le Prado est présent à Madagascar depuis 1972, il compte actuellement 55 membres répartis dans les différents diocèses de l’Île. Mais seule une moitié est active, c’est pourquoi nous allons travailler sur cette question durant les prochaines rencontres du Prado national de cette année.

ANIMATION

Chaque année nous organisons une semaine de spiritualité suivie d’une rencontre nationale (A.G.)

Le contenu de la semaine de spiritualité est varié : on choisit des textes du VD et on partage sur ces textes. On fait de la même manière sur tous les livres importants concernant le prado, les lettres d’Antoine Chevrier, la lecture spirituelle, les constitutions,…

Et pendant l’assemblée générale, c’est la rencontre de tous les pradosiens. Là on évalue la semaine de spiritualité, on partage la vie de chaque équipe et région, on parle de ceux qui sont en formation et on en évalue les étapes. On partage aussi les réflexions ou les recherches que chacun a pu réalisées, et on partage surtout au sujet des expériences pastorales de chacun.

EQUIPE ANIMATRICE

Nous avons un conseil, composé de quelques membres, actuellement c’est le Père Jean Louis TOTOZAFY qui en est le coordinateur, le Père Gervais Razafitoazaza le seconde, et chaque région est représentée par un autre membre : Placide Lambert pour Tuléar, William pour Farafangana, Marc Dahy Faralahy pour Fénérive Est, et Armand Tsontso pour Ambanja.

Nous avons deux rencontres du conseil dans l’année, la dernière s’est déroulée du 10 au 13 Novembre 2016, et le prochain conseil se fera du 25 au 28/04/2017.

Nous avons suivi le programme de l’assemblée générale depuis 2014 jusqu’à ce jour. Cette année nous mettrons l’accent sur la formation.

PASTORALE

La majorité des prêtres pradosiens à Madagascar exerce son ministère dans des paroisses de villes ou de campagnes, mais dans quelques diocèses comme Tuléar, Fianarantsoa et Diégo, certains pradosiens sont ou dans des séminaires, ou aumôniers des mouvements ou, dans quelques diocèses, quelques-uns sont auprès de l’Évêque soit comme Vicaire général, soit exerçant d’autres responsabilités. Quel que soit notre ministère, nous disons cela pour rappeler que nous avons toute notre place dans l’Eglise pour vivre la pauvreté et l’amour des pauvres et que nous avons à nous y entraider.

FORMATION

Cette année, nous voulons réfléchir sur l’année de formation, selon les orientations de l’Assemblée Générale. Nous vous présentons nos souhaits : que ceux qui sont en première formation puissent se retrouver une fois par trimestre pour intensifier leur formation, et que cette rencontre se fasse par région (Nord, Centre et Sud, ceci dépendant du nombre des participants).

Il faut que nous arrivions à trouver des formateurs autochtones par région, et comme la première formation est la base qui permet d’avancer dans l’engagement au Prado, il faut qu’ils aient conscience de ce que représente la famille Pradosienne, et la manière de faire vivre une famille comme celle-ci pour qu’elle soit soudée et conviviale, pour que ses membres soient bien rattachés à son corps et qu’ils soient actifs :

–     Actif avec tout ce qui le fait prêtre et actif dans la pastorale

–     Actif dans le presbyterium et en communion avec ses frères prêtres et avec son Évêque

–     Fidèle à son engagement selon la spiritualité d’Antoine Chevrier dans sa vie de chaque jour, se tremper dans la prière et l’étude d’Évangile, se mettre en lien avec les pauvres, ceci dans une vie fraternelle unie dans le presbyterium et au sein du Prado.

–     Il faut qu’ils aient conscience de participer à faire vivre la famille en cotisant régulièrement.

–     Que chacun soit assidu aux rencontres fraternelles pour vivre la fraternité au Prado.

C’est ce que nous croyons.

LE DEPART DU PERE MIANDRA BEZAKA ALISON AUGUSTE

Le Lundi 23 Janvier 2017, le Père Miandra Bezaka Alison Auguste a fait le passage vers le Père éternel après trois mois d’hospitalisation.

Le vendredi 24 Janvier on a célébré ses obsèques à la Cathédrale d’Antsiranana présidées par le vicaire général à l’absence de Mgr Benjamin Marc. Il était accompagné d’une cinquantaine de Prêtres et la cathédrale était archi pleine, la moitié des assistants restant à l’extérieur de la cathédrale. C’était impressionnant. Et en plus le cortège funèbre était composé d’une foule énorme. Cela nous a fait nous dire les uns aux autres que notre frère Miandra était pour nous un homme du peuple, aimé par le peuple. Et comme il était vicaire à la cathédrale durant l’année de la miséricorde, il était présent chaque après midi pour la permanence, c’était lui qui accueillait ceux qui venaient en pèlerinage ou pour le sacrement de réconciliation. Tout ceci veut dire qu’il s’est donné, pour réaliser à la lettre la vocation Pradosienne : « Le prêtre est un homme mangé ».

Il est né le 08/02/1958 à Antananarivo, ordonné prêtre le 24/08/1986, engagé temporel le 22/12/1988, engagé définitif le 27/07/2010.

Depuis 2010, il était attaché au Prado. Lorsqu’il avait traversé une première maladie grave, il avait prié beaucoup le Père Chevrier et, ayant retrouvé la santé, il disait que c’était le Père Chevrier qui avait intercédé pour lui…

Il faisait partie du conseil du Prado depuis ce temps, et on comptait sur lui pour écrire notre bulletin « TAVANDRA », connaissant son talent pour écrire. Mais hélas !

Miandra ! Nous te portons dans notre prière sachant que c’est toi qui te soucies de nous, parce que nous savons que tu n’es pas loin de nous. Si nous continuons à suivre cette spiritualité, nous savons que nous témoignerons de Jésus Christ, et toi qui te trouves près de lui, dis-lui que nous poursuivrons notre marche avec lui et que sa présence nous aidera à ne pas succomber !

Miandra ! Repose dans la paix !

INVITATION A DES RENCONTRES

Comme chaque année, le Prado invite ceux qui veulent découvrir le Prado, pendant quelques jours de ce que nous appelons « la semaine de spiritualité ». Cette année elle aura lieu à Ambatoroka Antananarivo. L’arrivée sera le 21/08/2017 au soir et le départ sera le 26/08/2017 le matin.

Pour vous inscrire, vous pouvez vous adresser par Téléphone ou par Mail avant le 15/08/2017. aux personnes ci-dessous :

1-   Père Jean Louis Totozafy 0322544815 na 0348500003 Mail pere_totozafy@yahoo.fr ou rafinaritraalexis@gmail.com

2-   Père Gervais Razafitoazaza 0340327354 razafitoazaza@moov.mg

3-   Sr Josephine (Ambatoroka) 0327221982 ou 0342857681

Nous vous remercions d’avance, et nous sommes prêts à vous accueillir.

Pour nous les pradosiens, nous avons l’habitude de nous retrouver ensemble au cours du mois d’Août. Cette année, ce sera aussi à Ambatoroka Antananarivo, du 28/08/2017 à 18h00 (nous commencerons par une messe) et on terminera le 01/09/2017 après le petit déjeuner. Chacun se munira de sa bible, des constitutions, VD, … Nous comptons sur votre participation pour marquer que nous existons et nous que nous participons à l’œuvre de l’évangélisation de plus pauvres selon notre vocation.

Nous vous remercions.

Père Gervais Razafitoazaza

Père William Randrianarison

Père Dahy Marc Maxime

Père Placide Lambert

Père Jean Louis Totozafy

 

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Quand deux ou trois sont réunis en mon nom

Dimanche 10 septembre 2017, 23ème dimanche du temps ordinaire…

Ezékiel 33,7-9

La Parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part.

La parole du Seigneur me fut adressée :     « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part.     Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang.     Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Romains 13,8-10

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. La Loi dit : « Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas. » Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

Matthieu 18,15-20

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

–     « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproche seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, preds en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen ou un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

      Et pareillement, Amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

Partage

Dans les diverses équipes qui se sont réunies cette fin de semaine, nous avons commencé nos réunions en partageant l’Évangile de ce dimanche. Une phrase qui a beaucoup été reprise, c’est la suivante : quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

Quelqu’un disait : je connais cette phrase, mais, quand je me réunis avec l’équipe liturgique ou avec une autre équipe, j’ai vite fait de l’oublier, de préparer des chants, mais d’oublier Celui qui est là au milieu de nous, celui au nom duquel nous nous réunissons, celui pour lequel nous allons chanter, d’oublier qu’il est vraiment là, au milieu de nous.

Une autre personne disait : Jésus est non seulement là au milieu de nous, mais il est en chacun de nous, il est dans chacun de mes frères qui est avec moi. Vous avez vu que je prends des photos pour essayer de vous reconnaître plus facilement. Régulièrement, je fais défiler les photos en diaporama et je prie en me souvenant de ce que j’ai partagé avec chacun, en faisant mémoire du visage du Christ que j’ai découvert en chacun.

En rentrant en France après des années, on voit une pratique qui se développe au moment de la communion, tout le monde se retourne quand l’eucharistie est apporté du tabernacle ou reconduite au tabernacle comme si Jésus était plus là que sur l’autel où il vient d’être consacré et en chacun de ceux qui viennent de communier, en chacun de ceux qui sont ici rassemblés pour prier, pour écouter la Parole, même si nous n’avons pas pu communier pour une raison ou pour une autre. Avons-nous conscience d’être chacun la demeure de Dieu, d’être des tabernacles ? Avons-nous conscience à tout moment que Jésus est là au milieu de nous, entre nous qui sommes rassemblés, en chacun de nous, dans le frère que nous ne comprenons pas toujours ?

Dans l’Évangile, il est aussi question de correction fraternelle. Si ton frère a péché… et l’on voit toutes les indications donner pour lui parler avec une préoccupation : tout faire pour que la parole qui va lui être dite ne le détruise pas mais le fasse grandir, lui permette de changer sans le blesser. Va le voir seul à seul… s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes… Le but de la parole adressée n’est pas de casser l’autre, mais de lui permettre de se relever. Ce n’est pas de diviser la communauté, mais de la rassembler.

On peut étendre cette phrase à toutes les situations où nous ne nous comprenons pas et où la difficulté est rarement d’un seul côté, où ce n’est d’ailleurs pas forcément le péché qui est source d’incompréhension.

A la rencontre des responsables des équipes liturgiques, j’ai raconté la fable du renard et de la cigogne de Jean de la Fontaine : un renard invite une cigogne à manger et il lui met un bon repas sur une assiette plate, comme il a l’habitude de faire pour lui. La cigogne essaye de manger, mais son bec heurte l’assiette plate sans rien pouvoir manger. En retour, elle invite le renard et lui offre une soupe délicieuse sans un vase très haut et à l’ouverture très étroite, le vase qu’elle utilise pour pouvoir manger avec son long bec. Et le renard ne peut pas enfiler son museau. Pendant longtemps, j’ai pensé que le renard et la cigogne étaient très méchants avant de comprendre que chacun avait voulu donner le meilleur à l’autre, mais sans se rendre compte que cela pouvait mettre l’autre en difficulté.

Il y a une autre parole qui a retenu mon attention : Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Nos paroles peuvent lier ou délier pour longtemps ! Si un adulte, un parent, une maîtresse, un copain d’école, dit à un enfant de manière répétée en l’humiliant : « Tu es nul, tu ne vaux rien », il peut casser l’enfant pour toute sa vie. Et c’est vrai dans les paroles qu’on échange en famille, dans un couple.

Dans toutes ces situations où nous pouvons ne pas nous comprendre, en famille, au travail, dans la paroisse, comment laisser l’Évangile nous éclairer :

–     D’abord me rappeler que je ne suis pas seulement devant l’autre qui me dérange, qui m’a fait mal, mais que Jésus est au milieu de nous, que Jésus est en l’autre, que je suis appelé à parler au nom du Christ, à la manière du Christ.

–     Ne pas oublier, non plus, la fable de La Fontaine, même si elle n’est pas parole d’Évangile ! L’autre peut avoir une autre histoire, une autre compréhension des choses, qu’il va falloir essayer de prendre en compte.

–     prendre tous les moyens pour que la parole que nous allons échanger soit une parole qui remette debout, qui délie, et non pas une parole qui humilie, qui casse. Parler seul à seul… si cela n’est pas possible, demander l’aide d’un tiers.

Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux… Nous pouvons aussi réentendre cette autre phrase de Jésus : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra comme mes disciples. »

Ce vendredi 15 septembre, il y aura la rencontre de tous ceux qui ont une responsabilité dans l’Église pour lancer l’année. Le dimanche 24, ce sera la messe de rentrée de notre paroisse au cours de laquelle le Père Marc Lulle viendra me donner la mission au nom de notre évêque. Le samedi 7 octobre, ce sera l’ordination diaconale de Guna et Gérald.

Demandons à l’Esprit Saint de grandir dans cette conscience que Jésus est au milieu de nous, qu’il nous appelle à l’accueillir en l’autre, à être animé par sa présence en nous, à ce que les autres, en nous voyant, puissent le trouver.

Et je reprends les mots de Paul :

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. Les commandements et tous les autres se résument dans cette parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

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Homélie dimanche 3 septembre 2017, 22ème dimanche du temps ordinaire

On trouvera le texte des lectures après ma propre méditation

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive…

Si quelqu’un veut marcher à ma suite… 

En ce début d’année, Jésus nous questionne :

  • quelqu’un veut-il marcher à ma suite ? Y a-t-il ici quelqu’un qui veuille suivre Jésus ?

Par cette question, au début d’une année nouvelle, au début d’une mission nouvelle, pour moi, nous sommes remis devant l’essentiel : qui voulons-nous suivre ? Quelle route voulons-nous prendre ? Sommes-nous prêts à suivre le Christ ?

La route que propose Jésus, c’est la route de la joie qui ne passe pas, la route de la vie.

Mais la route que propose Jésus, ce n’est pas la route de la joie à la manière du monde, la route du chacun pour soi.

La route que propose Jésus, c’est la route de la vie donnée, la route de l’amour vrai, et il nous en donne l’itinéraire :

Si quelqu’un veut venir à ma suite… qu’il renonce à lui-même…

Qu’il ne reste pas enfermé en lui-même, dans ses pulsions, ses besoins propres, ses rancoeurs, ses amertumes

Dans l’amour de l’autre, en famille, nous savons bien qu’il n’y a pas de joie quand on ne renonce pas à soi-même pour s’ouvrir à l’autre.

Renoncer à soi-même, c’est aussi renoncer à son esprit propre pour se laisser conduire par l’Esprit Saint, pour renaître d’en-haut.

Quand on pense à la manière spontanée des hommes et non à partir de l’Évangile, on ne risque pas de trouver la joie, on ne risque pas de trouver la paix.

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même… qu’il prenne sa croix !

Celui qui aime fait forcément l’expérience de la croix.

  • La croix de la fatigue du jour, de la fatigue quand on se met au service de l’autre, des autres…
  • La croix qui vient des limites de l’autre… une croix à dépasser… aimer encore plus…
  • La croix qui vient surtout de nos propres limites, de notre propre péché…

Il me semble que ce qui est le plus lourd, c’est cette part de nous-mêmes que nous n’arrivons pas à changer. Jésus nous propose de ne pas subir cette croix, ces limites, mais de prendre cette croix, de nous efforcer de corriger ce qui peut l’être, de nous laisser surtout rejoindre par son regard d’amour qui n’a pas peur de venir nous rejoindre dans nos fragilités, d’accepter aussi le regard d’amour des autres.

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive !

Le but n’est pas de renoncer à soi-même, ou de prendre la croix…

Le but est de ne pas être seul, de pouvoir marcher avec Jésus, de pouvoir marcher avec les autres, de trouver la vie en abondance, la joie qui ne passe pas…

Pour suivre, Jésus, il faut passer du temps à le regarder, à le contempler dans l’Évangile, à regarder ce qu’il dit, ce qu’il fait, ce qu’il pense, pour l’aimer et le suivre, passer par le même chemin

Il s’agit de regarder Jésus dans la vie : où est-il aujourd’hui, que fait-il par son Esprit, où nous attend-il ?

Le Pape François disait qu’il fallait contempler Jésus dans sa Parole et dans la vie des gens (EG 154)

C’est sur ce chemin que je voudrais vous servir : nous aider toujours à regarder Jésus dans sa Parole et dans sa vie avec nous aujourd’hui, pour le suivre et l’aimer.

Je n’aurai de cesse que de vous inviter à lire l’Évangile chaque jour, à en faire le moteur de votre vie, sachant bien que vous ne m’avez pas attendu pour cela, et je rends grâce pour tout ce que l’Esprit Saint a semé par tous ceux qui se sont succédés ici, par tous ceux que vous avez rencontrés avant d’arriver ici. Je compte aussi sur vous pour me renvoyer toujours à cette contemplation de l’Évangile pour connaître, aimer, suivre Jésus.

Nous sommes dans un monde où chacun est tenté de s’affirmer contre les autres, plutôt que d’aimer en renonçant à vivre fermé sur soi-même. Il n’est pas si simple de vivre différents, venant d’horizons différents. C’est pourtant une richesse si extraordinaire.

Il me semble que la première mission d’une communauté chrétienne est de témoigner que c’est possible d’être frères et sœurs, tous fils et filles d’un même Père. J’aime ces autres paroles du Pape François dans la joie de l’Evangile :

  • Il faut entrer dans une fraternité mystique contemplative qui découvre Dieu en chaque être humain et sait supporter les désagréments du vivre ensemble… Ne nous laissons pas voler la communauté ! (EG 92)
  • La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour (EG 264)
  • Toute la vie de Jésus contemplée dans l’Evangile parle à notre vie et répond aux nécessités les plus profondes des personnes, est trésor de vie et d’amour qui ne peut tromper (EG 265)
  • Disciple missionnaire qui est convaincu, par sa propre expérience, qu’avoir connu Jésus n’est pas la même chose que de ne pas le connaître, qui sent et sait que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui parce qu’il l’écoute, le contemple, se repose en Lui (EG 266)

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive…

C’est sur ce chemin que nous allons nous soutenir les uns les autres.

Et je fais mienne les paroles de Paul :

Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps, votre personne toute entière, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

Il y aura sans doute des moments de découragement. Dans ces moments-là, puissions-nous dire avec Jérémie :

Je me disais : « Je ne penserai plus à Dieu, je ne parlerai plus en son nom. » Mais sa Parole était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os ; je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

Que sa Parole soit toujours plus un feu brûlant dans nos coeurs.

Les lectures du jour

Jérémie 20,7-9

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. A longueur de journée, je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » A longueur de journée, la Parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os ; je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.

Romains 12,1-2

Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps, votre personne toute entière, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

Matthieu 16,21-27

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour, ressusciter.

Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches :

–     « Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. »

Mais lui, se retournant, dit à Pierre :

–     « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors Jésus dit à ses disciples :

–     « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

 

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homélies

Enregistrements homélies à la paroisse Jean XXIII

  • 1er mars 2020: Gilles François, 1er dimanche de Carême
  • 26 février 2020: Bruno Cadart, entrer ensemble en Carême
  • 16 février 2020: Bruno Cadart, La loi n’est pas impossible, choisis la vie
  • 9 février 2020: Bruno Cadart, Vous êtes le sel… la lumière…
  • 26 janvier 2020: Bruno Cadart, dimanche de la Parole
  • 24 janvier 2020: Prière pour l’unité des chrétiens (Ac 27,8-28,18 et Mc 16, 14-20)
  • 19 janvier 2020: Bruno Cadart, 2ème dimanche du temps ordinaire
  • 12 janvier: Bruno Cadart, Baptême de Jésus
  • 1er Janvier: Bruno Cadart, voeux
  • 31 décembre: Prologue
  • 25 décembre: Bruno Cadart, Noël
  • 24 décembre: Bruno Cadart, veillée de Noël et après le ciné débat
  • 22 décembre 2019: Bruno Cadart
  • 8 décembre 2019: Bruno Cadart, Produire des fruits dignes de conversion
  • 24 novembre 2019, Christ Roi
  • 23 novembre 2019, Santa catarina et Christ Roi
  • 2 novembre: messe pour les défunts
  • 1er novembre 2019: Bruno Cadart Toussaint
  • 27 octobre 2019: Bruno Cadart, le pharisien et le publicain
  • 29 septembre 2019: Bruno Cadart, le pauvre lazare
  • 24 septembre 2019: Bruno Cadart, messe de rentrée du doyenné à St Saturnin
  • 15 septembre 2019: Bruno Cadart, Le Père Prodigue
  • 8 septembre 2019: Wellington Santos Pires
  • 11 août 2019: Bruno Cadart, sois sans crainte petit troupeau
  • 28 juillet 2019: Jean-Pierre Gay, Jésus nous apprend à prier
  • 21 juillet 2019: Jean-Pierre Gay, Marthe et Marie
  • 30 juin 2019: Jésus prit résolument la route de Jérusalem
  • 16 juin 2019: Profession de foi, Bruno Cadart
  • 9 juin 2019: Pentecôte, Jean-Jacques Boyer
  • 2 juin 2019: Fête paroissiale, Bruno Cadart
  • 26 mai: Confirmation, homélie Mgr Santier
  • 26 mai: Jean-Jacques Boyer
  • 20 mai : Obsèques d’Orlando Ferreira Moita à Coeuilly: accueil, homélie, prière, adieu (Bruno Cadart) (texte)
  • 20 mai : Obsèques d’Orlando Ferreira Moita (toute la messe)
  • Dimanche 19 mai: Premières communions (Bruno Cadart)
  • Dimanche 12 mai: Dimanche des vocations (Bruno Cadart)
  • Dimanche 31 mars: le fils prodigue
  • Dimanche 24 mars: l’appel de Moïse
  • Dimanche 17 mars, Evangile de la Transfiguration
  • Dimanche 3 mars: Jerald Benjamin, la paille et la poutre
  • Dimanche 17 février: Béatitudes chez Luc, Jean Delarue
  • Samedi 16 février 2019: 25 ans d’ordination diaconale de Jean Delarue (Jean-Pierre Roche)
  • Dimanche 10 février 2019, journée de prière pour le monde de la santé, Bruno cadart
  • Dimanche 3 février 2019, Gilles François, Jésus rejeté à Nazareth
  • Dimanche 20 janvier 2019, Noces de Cana, appels pour journée santé
  • Dimanche 13 janvier 2019, Bruno Cadart, baptême du Seigneur
  • Dimanche 6 janvier, Epiphanie, Jerald Benjamin

Année 2018

  • Dimanche 30 décembre 2018, Sainte Famille, la joie de l’amour, Bruno Cadart
  • Mardi 25 décembre, jour de Noël, lecture homélie du Pape François
  • Lundi 24 décembre, nuit de Noël, Bruno Cadart
  • Dimanche 16 décembre, Bruno Cadart: Que devons-nous faire?
  • Dimanche 2 décembre 2018, 1er dimanche Avent, Jerald Benjamin (écouter)
  • Dimanche 25 novembre 2018, Christ Roi, Bruno Cadart
  • Samedi 24 novembre, Mgr Santier, Fête de Santa Catarina
  • Dimanche 4 novembre, aimer Dieu, aimer son prochain, Jerald Benjamin
  • Vendredi 2 novembre, messe pour tous les défunts, Bruno Cadart
  • Jeudi 1er Novembre, fête de la Toussaint, Bruno Cadart, appel à la sainteté du Pape
  • Dimanche 28 octobre, Père Gunasekaran Govinthasamy
  • Dimanche 30 septembre, Père Bruno Cadart: Ah si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux
  • Dimanche 23 septembre, Père Bruno Cadart par rapport à la pédophilie
  • Vendredi 21 septembre à Saint Saturnin, installation du Père Bruno Cadart par Mgr Michel Santier
  • Dimanche 9 septembre, Bruno Cadart, Effata, ouvre-toi
  • Dimanche 2 septembre 2018, Père Gilles François
  • Dimanche 26 juillet: « Voulez-vous me quitter, vous aussi? » « A qui irions nous… » Bruno Cadart
  • Dimanche 19 juillet: discours sur le pain de vie, Bruno Cadart
  • Dimanche 22 juillet, « En voyant la foule, Jésus fut saisi de compassion », Bruno Cadart
  • Dimanche 8 juillet: Les difficultés de la mission, Jean-Pierre Gay
  • Dimanche 1er juillet: Du « pourquoi la mort » au « par qui on peut être sauvé », Bruno Cadart
  • Dimanche 24 juin: « A l’école de Jean Baptiste », Bruno Cadart
  • Dimanche 17 juin, Première communion de 4 jeunes handicapés mentaux, homélie du diacre Alain Smith qui accompagne les « amis de Cléophas »
  • Dimanche 10 juin, Profession de foi, ma mère, mes frères… Bruno Cadart
  • Dimanche 3 juin, homélie fête paroissiale, Bruno Cadart
  • Dimanche 27 Mai, Gunasekaran Govinthasamy, La Trinité
  • Dimanche 20 mai 2018, Père Jean-Jacques Boyer, Pentecôte, fête de l’Eglise
  • Dimanche 13 mai, Première Communion
  • Jeudi 10 mai 2018 : Bruno Cadart, fête de l’Ascension
  • Dimanche 6 mai 2018, Bruno Cadart : le commandement de l’amour, c’est quelqu’un
  • Dimanche 29 avril 2018, Jérôme Gavois, Je suis la vigne et mon Père est le vigneron
  • Dimanche 22 avril 2018, Guy Sionneau, le Christ Bon Pasteur
  • Dimanche 15 avril 2018, Gunasekaran Govinthasamy, Dieu ne nous laisse jamais seuls (Luc 24,35-48)
  • Messe du Jour de Pâques, 1er avril 2018, Bruno Cadart: Se déplacer pour rencontrer le Ressuscité
  • Veillée pascale, Bruno Cadart, un Dieu qui parle, qui vit, qui agit aujourd’hui, 31 mars 2018
  • Vendredi saint 30 mars 2018, Jean Delarue
  • Jeudi saint 29 mars 2018, Gunasekaran Govinthasamy
  • Dimanche 25 mars, dimanche des Rameaux, Bruno Cadart
  • Dimanche 18 mars: Nous voulons voir Jésus – Bruno Cadart
  • Dimanche 11 mars: Dieu nous aime – Diacre Gunasekaran Govinthasamy
  • Dimanche 4 mars: Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic
  • Dimanche 4 février 2018, 5ème temps ordinaire B, Dieu souffre avec nous, Diacre Gunasekaran Govinthasamy
  • Dimanche 28 janvier 2018: 4ème dimanche, Jésus parle avec autorité; appel à recevoir le sacrement des malades
  • Dimanche 21 janvier 2018: 3ème dimanche du temps ordinaire, tous appelés à être « pêcheurs d’hommes », Diacre Gunasekaran Govinthasamy
  • Dimanche 14 janvier 2018: appelés et appelants…
  • Mardi 9 janvier 2018: au pied de la croix, lors d’obsèques après une mort douloureuse et perçue différemment pas les proches.
  • Dimanche 7 janvier 2018: Epiphanie, trouver la bonne étoile, lumières pour être chercheurs de Dieu, Bruno Cadart, Matthieu 2,1-12
  • Lundi 1er janvier 2018
  • Dimanche 31 décembre 2017, Fête de la Sainte Famille (homélie suit la lecture de l’Evangile)
  • Lundi 25 décembre 2017, jour de Noël, Bruno Cadart
  • Dimanche 24 décembre, nuit de Noël, homélie de Gunasekaran Govinthasamy (diacre)
  • Mardi  19 décembre: Homélie sur le pourquoi de la mort lors des obsèques d’une jeune (Bruno Cadart)

partie 1:

fin de l’homélie:

« Je ne sais pas pourquoi la souffrance » (texte d’une chrétienne en Action Catholique Ouvrière. » Je ne sais pas pourquoi mais je sais par qui

  • Dimanche 17 décembre: 3ème dimanche de l’Avent. Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas. Jean Delarue (diacre)
  • Dimanche 10 décembre 2017: prédication sur le denier de l’Eglise + accueil de musulmans venus voir des baptêmes chrétiens + baptêmes (Bruno Cadart)
  • Dimanche 3 décembre 2017: entrée en avent, changement du Notre Père, remise de l’Evangile aux 6ème (Bruno Cadart)
  • Dimanche 26 novembre 2017: fête du Christ Roi, Gunasekaran Govinthasamy (diacre)

Textes

Samedi 2, dimanche 3 septembre 2017, 22ème dimanche du temps ordinaire: « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive… »

Dimanche 10 septembre 2017: « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom… »

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Acting with the spirit of God

 

GUIDED   BY  THE   SPIRIT   OF   GOD

 

 

METHOD  AND  OVERVIEW

 

MORNING

  • Short introduction to the study of a Scripture passage
  • Time for personal study with note taking
  • Group study and discussion
  • What life giving word is for me ?
  •       How can I be guided by God’s Spirit ?
  • We share with Father Bruno who gives us a Gospel Study about the proposed passage. .

 

AFTERNOON

 

  • Introduction to the afternoon’s meditation
  • Proposition of texts from the Spiritual
  • Proposition of a questionnaire  for a discussion group at the end of the afternoon.
  • Free time about the morning’s meditation and propositions for the afternoon.

 

STAGES  OF  THE  RETREAT

 

For those who are going to take vows

 

Saturday 27th July: “guided by God’s Spirit” in the light of Luke 1 (we can start the meditation and the retreat before Father Bruno arrives)

Sunday 28th July: “guided by God’s Spirit” in the light of Luke 2

 

For everybody

 

Monday July 29th: “guided byGod’s Spirit in the light of Luke 3 and 4

Tuesday July 30th: “ guided by God’s Spirit” in the light of Acts 3 and 4

Wednesday July 31st: “guided by God’s Spirit in the light of Acts 10 and 11

Thursday August 1st: “guided by God’s Spirit in the light of Paul’s experience (Acts 9)

Friday August 2nd: “guided by God’s Spirit” in the light of Paul’s letters.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. GUIDED BY GOD’S SPIRIT  IN  LUKE’S  GOSPEL

 

  1. Introduction:

 

The Holy Spirit is explicitly mentioned (or God’s intervention) in the first four chapters of Luke’s Gospel.

  • an angel appears to Zachariah to announce the birth of John the Baptist (1,11)

 

  • John the Baptist is filled with the Holy Spirit in his mother’s womb

–     Annunciation: “The Holy Spirit will come on you (1,35)

  • John the Baptist jumps in Elizabeth’s womb and she is filled with the Spirit (1,41)
  • Zachariah is filled with the Holy Spirit: “Let’s praise the Lord …”
  • The child grows and develops in body and spirit (1,80)
  • Jesus’s birth is announced to the shepherds (2,10)
  • Mary remembers all these things and tries to understand their meaning. 2,19)
  • Jesus is presented in the Temple: the Spirit rests on Simeon 2,25-27)
  • The child grew and was full of God’s wisdom (2,40)
  • The Holy Spirit is mentioned by his action (2,52)
  • He will baptize you with the Holy Spirit. (3,16)
  • Jesus is baptized
  • Jesus returns from the Jordan full of the Holy Spirit and is led by the Spirit into the desert where he is tempted by the Devil.
  • Jesus returns to Galilee with the power of the Holy Spirit (4,14)
  • “The Spirit of the Lord is upon me.” In the synagogue (4,18-20)

 

Then the Spirit is rarely mentioned.

  • Jesus is filled with joy because the Father has shown to the unlearned the mysteries of the Kingdom of God. (Luke 10,21)
  • Jesus invites us to pray in order to receive the Holy Spirit (Luke 11,13)
  • Jesus warns whoever says evil things against the Holy Spirit. (Luke 12,10)
  • Jesus promises his disciples that the Holy Spirit will teach them what they will have to say when they are persecuted. (Luke 12,12)
  • “Father! In your hands I place my spirit. Luke 23,46)

 

But Jesus starts his ministry by quoting Isaiah: “The Spirit of the Lord is upon me …” This helps us to understand all his life, everything he does and says as a manifestation of a life according to God’s Spirit. Yet, in the following study, we will mainly use the first 4 chapters.

 

  1. The action of the Holy Spirit is totally directed to God’s plan of salvation:

 

Our Salvation is really the work of the Holy Spirit and not the result of man’s activity. He is part of God’s plan of salvation.

 

  • Our salvation is the work of the Holy Spirit.

When the Holy Spirit’s power comes upon Mary, He is the author of  Incarnation.

 

  • The Holy Spirit announces the salvation of mankind.
  • to Zachariah: “your wife will bear you a son …” (1,13)

 

  • to Mary (1,30) “God has been gracious to you … you will become pregnant… you will name him Jesus.”
  • To the shepherds (2,10) “I am here with good news for you… your Saviour is born.”
  • To Simeon (2,26) “The Holy Spirit … had assured him that he would not die before he had seen the Lord’s promised Messiah.”

 

2.3 The Holy Spirit enables someone to point to the Saviour.

  • John the Baptist in his mother’s womb. (1,41)
  • Elizabeth when she meets Mary (1, 43)
  • Zachariah: “He has come to the help of his people.” (1,68)
  • The shepherd adore, reveal and praise (2,17)
  • Simeon: “Now, Lord, you have kept your promise.” (2,29)
  • John the Baptist (3,16) “Someone is coming who is much greater than I am.”
  • A voice from Heaven: “You are my own dear Son.” (3,22)
  • Luke who writes his Gospel and reveals Jesus to the reader; the reader is like someone who loves God, like Theophilus. (1,4)

 

The Holy Spirit gives Jesus the comprehension of God’s plan and wants him to be in his Father’s house and busy with his Father’s business (2,47-49)

 

  1. Jesus and the Holy Spirit.

 

  • conceived of the Holy Spirit … so holy, God’s Son.
  • Filled with the Holy Spirit … but has to grow in wisdom, gaining favour with God and men.
  • Comes down upon Jesus in bodily form like a dove.
  • Bond of love between the Father and the Son: “You are my own dear Son, today I have become your Father. “

 

Jesus’s communion with the Father is so strong that when we see Jesus,

  • we hear the Father.
  • We see the bond of love between the Father and the Son. Jesus is led by the Holy Spirit.

+  when he meets the Father in the desert.

+  when he is tempted by the Devil.

–  The Holy Spirit doesn’t exempt us from temptation.

–  When he is tempted by the Devil, Jesus is not alone, the Holy Spirit is with him.

+  in his mission which is

–  to bring the Good News to the poor.

–  to proclaim liberty to the captives

–  and announce that the time has come when the Lord will save His people.

 

  1. What  can  we  say  about  the Holy Spirit :

4.1 The Holy Spirit is at work within the limits of time

 

  • In the past: for example Simeon says: “With my own eyes I have seen your salvation which you have prepared in the presence of all peoples.” (2,30)
  • In the present: “This word has come true today.” (Jesus in the synagogue, 4,21)

–     In the future: “The Holy Spirit will come on you.”  (1,35)

 

 

4.2 The action of the Holy Spirit is not always immediately comprehended.                                                      Even Jesus has to  grow (2.52)

  • Mary treasures all these things in her heart, and tries to understand them.
  • Elizabeth (?) and Zachariah find it difficult to believe.

 

4.3  The action of the Holy Spirit competes with that of Satan

        (see Jesus’s temptations)

 

  • He is sent by the Father.

 

  • The Holy Spirit prompts people to move.

–     Led by the Holy Spirit, Simeon comes to the Temple (2.27)

  • Jesus is led by the Spirit into the desert. (4.1)
  • Jesus is led by the Spirit to Galilee. ((4.14)

 

  1. 5. A summing up of what “being guided by God’s Spirit” means.

      –   Entering the history of God’s salvation plan, recognizing the Saviour, his proclamation, the  communion between the Father and the Son, the Father and the Son’s love for men.

  • Entering what the Spirit does here and now and in the course of time.
  • The Spirit rests in a special way on some people for the service of God’s plan for the people:

*  through God’s free election, received freely; the Spirit comes unexpectedly as for the shepherds, the choice of women, sterile and ordinary, the choice of elderly people … God gives his grace.

*  through work of their own in order to be available: received by righteous people, faithful to their mission, who prayed.

 

  • is not received without a struggle or persecution:

*  Zachariah and Elizabeth (?) refuse to believe and are reduced to silence.

*  John the Baptist and Mary’s persecution (“a sharp sword will break your own heart”)

 

  • is received through human relationship, church relationship.

+ relationship between persons:

* Mary and Elizabeth.

* Elizabeth and Zachariah

* Mary and Joseph;

* Mary and the shepherds

* Mary, Joseph and Simeon.

*Jesus and his parents

* Jesus and the Jews of the synagogue

* Luke and Theophilus.

 

– is received through special calls

+  to serve in the Temple

+  to serve  as a prophet

+  to be a wife, a mother.

 

– is received in a particular religion

 

+  presentation in the Temple

 

+  reading the Word of God in the synagogue

 

  • is received in a particular society

 

+ the census

+ working as a soldier, a tax collector, a shepherd;

 

  • produces

+ praise

+ relationship as a disciple

+ relationship as the Son

+ recognizing Christ

+ surprise

+ or refusal

+ obligation to  make up one’s mind.

 

  • gives a mission within God’s salvation plan.

 

–     The poor have a special but not exclusive ability to be touched by God’s Spirit: Mary, the shepherds, John the Baptist, those who provoke Jesus’s praise (Matt 10,22)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II  GUIDED BY  GOD’S  SPIRIT  IN  THE  ACTS

 

  1. It is by excellence  the  book  of  the  Holy  Spirit

 

He is mentioned nearly 50 times.

Chapter one, verses 2, 5, 8, 16

Chapter two, verses 4, 5, 33, 38

Chapter four, verses 8, 25, 31

Chapter five, 3, 9, 32

Chapter six, 3, 4, 5, 10

Chapter seven, 51, 55

Chapter eight, 51, 55

Chapter nine, 3, 4, 17, 31

Chapter ten, 15, 19, 34, 44, 45, 46, 47

Chapter eleven, 17, 24

Chapter thirteen, 2, 3, 4, 9, 52

Chapter fifteen, 7, 28

Chapter sixteen, 6

Chapter nineteen, 2, 6, 20, 21

Chapter twenty, 22, 23

Chapter twenty-one, 4, 11

Chapter twenty-eight 25

 

  1. The Spirit presides  over every aspect of the  construction of  the  Church

 

The Spirit’s action

 

  • in which Jesus had instructed the apostles (1,2)
  • promised to the disciples to be witnesses (1,8; 2,38)
  • who speaks in the Scriptures re-read in the Church (1,16; 4;25; 28,25)
  • who founds the Church (1,8)
  • who witnesses to the death and resurrection of Jesus. (5,32)
  • who gives strength to the apostles’ teaching (6,10; 13,9)
  • who leads them (7,29; 7,39; I0 and 11; 13,4; 16,6; 20,22; 21,4)
  • who produces conversion 9,4)
  • who chooses the workers (9,17; 10,19; 10,47; 13,2)
  • required to serve meals (6,3)
  • who causes the Church to grow (9,31; 19,20)
  • who opens new ways of evangelization (see the question of clean and unclean (10, 5)
  • who gives strength and assurance and prevents the apostles from keeping silent (4. 8)
  • who gives the gifts of tongues and the ability to praise God  (2,4; 10,46)
  • who reveals the glory of God (7,55)

 

To be guided by  God’s Spirit, some conditions are necessary, discernment is required as we will see in chapters 10 and 11.

 

  1. Who receives the Holy Spirit ?

Righteous peopls, but it’s given graciously, even to those who are not Jews.

 

 

–  righteous people, seekers of God, but their search is reoriented, sometimes upset (see Paul)

 

–  the gift of the Holy Spirit is linked to faith in Christ (11,17);

It is received through the laying on of hands and prayer, but God’s action precedes the laying on of hands.

It is also received when re-reading an event in the light of God’s Word and in prayer.

(4,31, 7,15-17; 10,44; 11,16)

 

–  conversion and obedience are required  (2,38; 5,32)

 

–  the gravity of the sin against the Spirit is stressed (5,3; 5,9; 6,51)

 

–  the clear signs of the presence of the Holy Spirit are: strength, wisdom, the gift of tongues, joy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III.   GUIDED   BY  GOD’S  SPIRIT  IN  ACTS  3  AND  4     AND  IN  THE  LIGHT  OF  FATHER CHEVRIER’S SPIRITUALITY

 

This passage is a key moment to understand what “guided by God’s Spirit” means. Peter and John have just received the Holy Spirit on Pentecost day. In the Acts, it’s the first time they

go out after that important event and the healing fo the lame man ends with a second Pentecost. So, it’s interesting to try to understand how they were guided by God’s Spirit.

 

  1. Seeing Christ in ourselves … we must become new Christ …

 

When I arrived in my first parish, we had started a recollection for young people with a free hour about Acts 3 and 4. They were not used to such an exercise and when a seventeen year old girl arrived at the share group, she was angry and in a state of psychololgical block:

  • “I didn’t understand anything, I haven’t found the “life giving words”.
  • “nothing at all ?”
  • “nothing at all.”
  • “Nothing. Not even a verse that you can share with us.”
  • “Yes, maybe one. I may be wrong, but when Peter says: “Look at us!” doesn’t he mean: ‘Look at Christ in us’?”

 

Behind that apparent revolt, that girl had been touched by the Holy Spirit but she wasn’t aware of what was happening in her heart. Following that word, she was put in charge of 100 thirteen year olds and of their team organizers. It was a decisive moment in her life and every time I read this passage, I think of her.

 

What she said reminds me of  Father Chevrier when he says we must try to become new Christ.

 

This is probably a first key: “Guided by God’s Spirit” means that we must induce others to see ‘new Christ’ in us.

 

  1. Guided by God’s Spirit means that we believe that Jesus lives, is at work, speaks today and we adjust us to the new that Jesus do by his Holy Spirit today, now

 

What enabled Peter and John to dare adressing the lame man the way they did, was their belief that Jesus had really risen from the dead, that his Name, his Spirit continue to be at work today and  guides us.

 

  • Faith enables Peter and John to tell the lame man to get up and walk.

 

“I have no money at all, but I give you  what I have: in the name of Jesus Christ of Nazareth, I order you to get up and walk.” (3,6)

 

  • Awareness of Jesus’s action today.

 

 

 “It was the power of his name that gave strength to this lame man. What you see and know was done by faith in his name; it was faith in Jesus that has made him well, as you can all see.” (3,16)

“If we are being questioned today about the good deed done to the lame man and how he was healed, then you should all know, that this man stands here before you completely well through the power of the name of Jesus Christ of Nazareth – whom you crucified and whom God raised from death.” (4, 9-10)

 

2.3 This awareness that Jesus is alive and active today, is also manifested in the  final prayer:                                            “And now Lord, take notice of the threats they have made, and allow us your servants to speak your message with all boldness. Stretch out your hands to heal, and grant that wonders and miracles may be performed through the name of your holy servant Jesus.”  (4, 29-30)

2.4 Assurance that even in that deadly situation which has been lasting for 40 years, Jesus can make life spring up. (4, 22)

  1. Being guided by the Holy Spirit means living in the intimacy of Jesus.

Peter and John’s intimacy with Jesus is expressed in what the members of the Sanhedrin say: “They realised then that they had been companions of Jesus.” (4.13)

  • Peter’s intimacy with the Word of God – we can see it in his speeches – enables him to speak in the name of Jesus.
  • Peter’s intimacy with Jesus in the ritual prayer in the temple, spontaneous prayer when he heals the lame man, prayer with the community at the end.
  1. Being guided by the Holy Spirit means following him at the manger, on the cross, at the tabernacle.                                                                    
  2. Peter and John are aware that announcing Jesus means making the same gestures and letting him be at work within us: “Do this in memory of me”, “I have set an example for you, so that you will do just what I have done for you.” (Jn 13,15) This word which is written on top of the walls of the Tableau of Saint Fons,  is a call not only to live the washing of the feet, but also to consider all Jesus’s life like a way for us to follow.
  • The way of poverty, of the poor and of the manger
  • What would have happened if Peter and John had had money ? They would have built a home for handicapped people, given a pension, but they would not have entered that fundamental relationship: meeting a lame man in the name of Jesus to the point of saving him, healing him, revealing the risen Christ, opening to God’s praise.
  • Peter and John are not only financially poor, but they are ordinary men and unlearned men who have been chosen by God: “They were amazed to see how bold Peter and John were and to learn that they were ordinary  men of no education. They realized then that they were companions of Jesus. But there was nothing that they could say because they saw the man who had been healed standing there with them.” (4, 13-14)

What would have happened if they had not stopped to meet that poor man ? The lame man would not have been healed, the Good News would not have been announced, Peter and John would not have experienced  the truth of the word they announced,, the community would not have been able to proclaim the Good News alive today.

4.2 The Way of  the  Cross

What would have happened if they had been impressed by the members of the Council and had stopped  proclaiming the Good News through fear of the cross ?

       4.3 The  way  of  the  Eucharist

What would have happened if they had not believed in the Resurrection, in the fact that Jesus is alive and at work today in them and in the lame man, if they had not been prepared to offer their lives ?

How do we let the Holy Spirit print the Tableau of Saint Fons in our hearts ?

  • Becoming another Christ and not thinking we are Christ …

Working to become a new Christ doesn’t mean that we think we are Christ; it means letting Jesus be at work in us, “let God be at work in us” forget self, our own mind, to let him be at work.

“Fellow-Isrealites, why are you surprised at this, and why do you stare at us ? Do you think that it was by means of our own power and holiness that we made this man walk ? The God of Abraham, Isaac and Jacob, the God of our ancestors, has given divine glory to his Servant Jesus  (…) It was the power of his name that gave strength to this lame man. What you see and know was done by faith in his name; it was faith in Jesus that made him well, as you can all see. “(3, 12-16)

“Then you should all know, and all the people of Israel should know that this man stands here before you completely well through the power of the name of Jesus Christ of Nazareth, whom you crucified and whom God raised from the dead.”  (3.10)

  1. Being led by the Holy Spirit through the events of our lives.

Being guided by the Holy Spirit means letting the events of our lives lead us and witness  to Jesus’s action through those events. Peter and John have not planned to meet the lame man, neither to heal him, nor the reaction of the crowd and of the members of the Council. They let the Holy Spirit guide them through those events. As and when things happen, Peter re-reads and comments in the light of the Word of God.

  1. We can’t  separate  prayer, teaching  and  charity

The fact that Peter and John were men of prayer may have helped them to see the lame man, instead of walking past him, and enabled them to heal him by  the strength of the Holy Spirit.

–  In the same way, if they had not seen that man, if they had not felt compassion for him, they would not have met Jesus and would not have been in communion with him as they have been; their prayer and their teaching would not have been fed by that encounter.

  Without that prayer and that compassion in acts, they would not have been prompted to teach and their teaching would have been without strength.

  1. Living Isaiah’s prophecy as we follow Jesus, with Jesus

Jesus sent his apostles to preach, heal, announce his resurrection in words and in acts. The apostles live out Isaiah’s prophecy that Jesus reads in the synagogue of Nazareth at the beginning of his ministry: bring Good News to the poor, heal, proclaim liberty to the captives, drive out demons, forgive, baptize, be at work, through the strength of the Holy Spirit. (see Luke, 4, 18-20; Matt 10,1; Mk 6,6-13; Mk 6,15-20; Luke 9, 1-2)

In our communities, how do try not only to speak, pray, but also to act and bring freedom ? Where do we see the gestures of salvation, of liberation to be commented, and make them conspicuous. How do we help fellow christians to commit themselves in social, political life, and how do we help them to find a link betwenn that and  their faith ?

Peter and John not only improve the lame man’s situation and call him to a better life. They proclaim clearly: “Jesus whom you crucified, God has raised him from death.” (4;10)

How do we go as far as explicitely announcing Jesus’s resurrection and how do we call people to receive the sacraments ?

“We cannot stop speaking of what we ourselves have seen and heard.” (4, 20) What they have seen and heard is not only Jesus’s resurrection but also the healing of the lame man through the power of the Holy Spirit.

  1. The work of the Holy Spirit needs man’s participation

The salvation of that man will be achieved through various actions of the Holy Spirit.

+ The Holy Spirit is at work through Peter who is able to see, pray, call men, take the lame man by his right hand (which reminds us of the action of the Creator)

+ The Holy Spirit is at work in the heart of the lame man who believes in Peter’s word, stands up, jumps up, praises the Lord and follows the apostles into the temple.

+ The Holy Spirit makes his feet and ankles become strong. (3.7)

-That scene is an extraordinary image of what true help to development must be: the person                who received help is also an actor of his or her development. He stands up by himself or herself and becomes a witness. The one who offers help also receives help.

  • The salvation of that man is not only only an outside assistance; it means a new life for that man, reintroduction into the community; he’s allowed to enter the temple; as a lame man, he was regarded as unclean and could not enter the temple. From now on, he doesn’t need to beg; he can have a job.

That healing is a sign for the whole people, for the whole christian community, including those who do not believe and want the apostles to die. They can’t deny that the lame man has  been healed; they  can also let the Good News change their lives.

  1. Proclaiming Christ’s resurrection and calling to conversion

The mission doesn’t consist only in transmitting a moral code; it’s also liberation and opening to the meeting of the risen Christ.

Meeting Christ means conversion:“Repent then and turn to God, so that he will forgive your sins.” (3.19)

  1. Acting with the Church

Peter doesn’t act alone but with John.

The re-reading within the community is essential, not only to know whether we have done well or not, but to contemplate, celebrate, discern God’s  work and his calls to go on

  1. Being guided by the Holy Spirit makes re-reading important.

Peter and John re-read the healing in their prayer, in the light of the mystery of Christ’s death and  resurrection (3, 12-16 ; 4, 8-12) and of the Word of God (3, 17-24; 4, 24-28) at various moments.

  • in the temple, in front of the crowd, immediately after the healing of the lame man.
  • In front of the Sanhedrin.
  • In the community of the assembled disciples.

How much time do we spend in our teams of priests, sisters, with the christians of our communities,  re-reading our lives, in the light of the word of God, trying to contemplate, discern, celebrate, Christ’s action, and not only whether  it has  worked or not ?

  1. Obeying God and  accepting  the  Way  of  the  Cross.

 “They were annoyed because the two apostles were teaching the people that Jesus had risen from death (…) So they had them arrested  and put in jail until the next day, since it was already late.” (4, 2-3)

“What shall we do with these men ?” they asked. “Everyone in Jerusalem knows that this extraordinary miracle has been performed by them, and we cannot deny it. But to keep this matter from spreading any further among the people, let us warn these men never again to speak to anyone in the name of Jesus.” (…) So they warned them even more strongly and then set them free. They saw it was impossible to punish them.” 4, 17-18. 20-21)

But Peter and John replied: “You yourselves judge which is right in God’s sight – to obey you or to obey God ? For we cannot stop speaking  of what ourselves have seen and heard.” (4, 19)

  1. GUIDED BY GOD’S  SPIRIT  IN  ACTS  10  AND  11

When we study the working of the Holy Spirit in the Bible, we can find that the Holy Spirit is mentioned several times in the Gospel, particularly in Luke’s Gospel, and more particularly in the chapters about Jesus’s childhood. But the book of Acts is the one where the Holy Spirit is most frequently mentioned. That book is about the beginnings of the Church, what the apostles did after the Ascension and after they received the Holy Spirit.

“When the Holy Spirit comes upon you, you will be filled with power, and you will be witnesses for me in Jerusalem, in all Judaea and Samaria, and to the end of the earth.”  (1, 8)

If the Spirit is mentioned many times (about 50 times) in the Acts, his action is described with more details when Peter meets Cornelius (chapter 10) where we can see how an apostle discerns how to be guided by God’s Spirit.

That passage is about an angel, voices, dreams, the  Holy Spirit falling on people, speaking in tongues. If we want to understand that text so that it means something for us today, we had better link these extraordinary manifestations with our ordinary lives, provided we pay attention to that. For Luke, those mentions of angels,  voices, are a way of talking about strong experiences which he doesn’t know how to explain, but which are not reserved to the Church of 2000 years ago, but strong experiences that we live through today in our own way.

So, let’s look at the elements which enabled Peter to be guided by the Holy Spirit.

1.What Peter wonders about

Peter wonders whether he must go to the Gentiles, whether he must baptize people who are not Jews. He wonders how to live out his mission in a new situation:

  • Jesus is not physically present with them.
  • Peter is no longer in Nazareth or in Jerusalem among Jews and he wonders how to behave with Gentiles.

The question of going to the Gentiles is going to be posed in a concrete situation: to visit Cornelius or not.

In order to have a better understanding of the difficulty, we need to remember that a Jew is not allowed to associate with Gentiles in order not to lose his difference: believing in one God, refusing to worship idols. He must still less enter their houses. We must not forget that Palestine is occupied by the Romans, and Cornelius is a Roman officer. So he belongs to the occupying forces.

And yet, Peter makes up his mind to visit Cornelius, and even to baptize him because, he says: “God has shown me that I must not consider any person ritually unclean or defiled. (10, 28)

“It is clear that God gave those Gentiles the same gift that he gave us when we believed in the Lord Jesus Christ, who was I, then, to try to stop God!” (11, 17)

 

  1. References to be guided by the Spirit in the school of Peter in Acts 10 and 11

2.1 Being aware that God is at work today.

When Peter says: “God has shown me that … (10, 28) he shows that he is aware that God is at work today, that he has something new and personal to say to him today. This awareness makes him attentive to what God wants to do with him now. Peter realises that he’s like a man who should take over from a God who was at work in the past and is absent today and lets man work alone to continue his work

This is an essential condition to be guided by the Holy Spirit: to believe that Jesus in not only a model, someone who was at work in the past and whom we should imitate today. To believe that he’s at work today in the world and in his Church. Trying to adapt ourselves to the new things he wants to reveal to us, discerning what he expects from us, working with his strength rather than ours.

  • Being aware that God makes everything new and expects us to do the same.

Faithfulness to the Holy Spirit means that we should follow whoever makes something new today, because the world is changing, because Christ himself takes us farther away. Being faithful to Jesus Christ doesn’t mean that we do the same things over and over again, the way we have always done them.

Here, Peter takes into account the fact he’s no longer with Jews in Capernaum or in Jerusalem. He takes into account the fact that he’s called to take the Good News to the end of the world, which means that he will have to adapt to new situations, new ways of responding to God’s call.

2.3  A discernment which is part of a history to make something new today.

When Peter says: “God has shown me that …” he accounts for something new which he realises at that very moment. But that newness is part of a history: for a long time, Jesus has prepared Peter to this awareness.

That preparation started with the  training he  received in his family, which has opened him to.Almighty God, to the expectation of a Messiah but also avoiding uncleanness in order to live his whole life open to the Creator, to the God of the Promise.

That preparation went on with all the time he spent with Jesus, from the call transmitted by Andrew near the Jordan to the gift of the Holy Spirit on Pentecost day, on the way he listened to Jesus’s preaching, he saw the signs which he performed . With the other disciples, Peter had a special training to the parables. (Mark 4, 34)

He found it difficult to understand everything, particularly Jesus’s teaching about what is clean and unclean

(note 9) After the pharisees attack Jesus because his disciples had not washed their hands, Jesus says: “There’s nothing that goes into a person from the outside which can make him ritually unclean.” When they go back into the house, away from the crowd, his disciples ask him about that enigmatic word.

He saw Jesus meet people who were regarded as unclean and stay with them.

(note 10) Zacheus, the Roman centurion, the woman caught in adultery, the persons possessed by the Devil, the Samaritan woman, Mary Magdalene, the leprous, and so many others.

All that route, all that training, have made him mature and helped him to understand that he had to meet Cornelius. “Do not consider unclean what God has declared clean.” (Acts 11, 9)

By re-reading our own life and the life of our church as inhabited by Christ who wants to lead us, train us, we will be able to make something new with the Spirit.

2.4 Being guided by the Holy Spirit is not reserved to extraterrestrial people and champions.

In spite of the fact that Peter had the good fortune to share Jesus’s life, he found if difficult     to understand him and follow him; he even denied him. (Mark 11, 66-72) He  also experimented Jesus’s prayer so that “when you turn back to me, you must strengthen your brothers.” (Luke 22, 32) Being guided by God’s Spirit is not reserved to champions, to perfect people. It is the way offered to anyone who lets Christ come to him in his weakness, who agrees to fall and be set on his feet again. That way is not reserved to privileged people who lived 2000 years ago. For them, the way ws not easy either. That way is proposed to us, apostles of today.

2.5. Trying to get to know Jesus Christ in the Gospel in order to work with his Spirit.

What will enable Peter to understand what God asks him to do when he meets Cornelius, is the strong intimacy he had with Jesus when they travelled together and the knowledge he has of the Bible.

Let’s not dream we can understand someone if we don’t spend time with him to know him. That’s why our bishop asks us to read and re read the Bible.

“Let’s come back to the Gospel, only the Gospel, read, re-read, meditated, prayed with, shared, lived out..  personnaly and together, continually. “ François Fretellière

For the one who wants to be guided by God’s Spirit, this quotation shows how important it is to spend time reading the Gospel, all the importance of Gospel stury groups, in as much as we try to see  how the Gospel sheds light on our lives, but also stresses the importance of revision of life groups where time is spent to welcome the Word of God for what it is.

2.6 Being faithful to our mission

When Peter has that vision which will make him say “God has made me understand”, we can see that he is faithful to his mission: go and proclaim everythere that the Messiah was crucified, that God has raised him from death and has made him Lord  and Christ. (Acts 2, 23-24). We can see that he doesn’t stay comfortably at home, but is constantly on the move to proclaim the Good News and renew what Jesus used to do. Now, he’s in Joppa, where he was called by christians to raise from death a woman called Tabhitha. (Acts 9,36-43)

Even if we are always surprised by the Holy Spirit, let’s not dream we will perceive his calls if we are not faithful to our mission in the Church and in the world.

2.7 Praying to be open to the Holy Spirit.

Peter is concerned with the mission that Christ has given him.

“Go then to all peoples everywhere and make them my disciples: baptize them in the name of the Father, the Son and the Holy Spirit, and teach them to obey everything I have commanded you  to do.. And I will be with you always,  to the end of the age.” (Matt 28, 19-20)

He wonders how to proclaim the Gospel to the Gentiles. He stays with a currier, a leather craftsman  whose job is regarded as unclean.

Like Jesus, he takes time to stop, to pray, and while he’s praying he has the vision, the light, that inner conviction, even if he doesn’t  really understand its scope.

So do not consider anything unclean that God has declared clean.” (Acts 10, 15)

  • Responding to the call immediately and day after day

“Three men are here looking for you. So get ready and go down, and do not hesitate to go with them for I have sent them.” (Acts 10, 19-20)

Being guided by the Holy Spirit means responding immediately, without any prerequisite.”

Yet, in order to have a better understanding of that indication which may sound unattainable, it’s useful not to confuse the real decision to respond, which can’t suffer any delay, and the way we will bring it into operation, how long it will take to become a reality, to take root and be improved.

In the Gospel we can see that same insistence about the necessity to respond to God’s call immediately. “At once, they left their nets and went with him.” (Mk 1, 18)

It may sound insane and impossible to achieve. But if we have a close look at the Gospel, we can see that the apostles are always with their boat until Jesus’s resurrection, which shows that they haven’t left everything immediately; it  would have been irresponsible and disembodied. Yet, when they re-read their lives, they are aware of the fact that they immediately had to make up their minds to follow Christ, because of the way he looked at them and spoke to them.

Being guided by the Spirit of God doesn’t mean that we delay our decision to give a positive response to the calls we have  received and  try to incarnate that response day after day, in our real lives.

“If anyone wants to come with me, he must forget self, take up his cross every day and follow me. “ (Lk 9, 23)

That verse frightens us…  but it may also reassure us: we are not supposed to give out everything immediately; we are supposed to give out a little of ourselves every day … and that is not impossible to achieve.

 

  • Being open to the events of our lives

Now that Peter has walked with Jesus, is living out the mission he has received, is open to the Spirit by prayer, has received a light, he is going to welcome a message from the Spirit in that encounter  with Cornelius. As we will see, he doesn’t make that discernment immediately. But he is prepared to open himself to what the Spirit does. When he starts for Caesarea, he doesn’t know what is going to happen, what he’s going to do, but he’s ready to listen to the call of the Spirit.

  • Welcoming men as people sent by God

When Peter welcomes Cornelius’s envoys, he doesn’t welcome them as people who disturb him but as people sent by God. He agrees to go with them, to let them lead him, to stay with them.

Yet, he would have good reasons to welcome them as people who disturb him.

  • he’s praying;
  • it is nearly dinner time
  • they are foreigners, sent by on officer of the occupying forces, a Gentile. –

– they are not part of his agenda; they do not come for a meeting to which they have been invited or for a usual service: they have the nerve to ask him to follow them for a two days’ walk.

And yet Peter welcomes them,  follows them,  lets them guide him,  goes and stays at Cornelius’s house. Once there, he listens to Cornelius telling him his story, God’s story with him.

Welcoming someone else as sent by God, taking the risk of following him in everything, welcoming him not from his limits but from his quest for God, welcoming him even when his quest is not part of our own criteria, which doesn’t mean that we will respond to his call without the necessary discernment. In other words, being guided by God’s Spirit and letting the novelty of what God wants us to discover .

  • Re-reading and  discerning

After that vision, after he has agreed to follow the people Cornelius had sent him and listened to his story, his demand, in the light of what he knows about Jesus, about his message, Peter re-reads that event, interprets it and makes up his mind:

“I now realize that it is true that God treats everyone on the same basis. Whoever worships him and does what is right, is acceptable to him.” ‘Acts 10, 34-35

What is surprising is the way Peter re-reads that encounter in the light of the Word that inhabits him. We can see here how important it is to study the Gospel regularly and not only for a particular question, if we want to be guided by God’s Spirit. We can also notice that Peter’s way of understanding that event, that encounter, is to set it  within God’s plan of salvation. Being guided by God’s Spirit means to set ourselves continually in relation with God’s plan of salvation, with what he did in the past, with what he does today, with what he will do in the future when he takes us with him in his kingdom.

When we see the inner conflict which animates Peter, when we read again what he reports to the christian community, let’s not forget the conflicts of the first community at the meeting in Jerusalem to  discuss the way Paul evangelizes, we can see clearly that “being guided by God’s Spirit doesn’t mean that we work without a framework ignoring religious rules. Let’s not forget that those rules have an essential and positive goal: enabling the community of believers not to lose its faith in the midst of pagan gods.  Peter makes up his mind because he’s pushed by the event, but he doesn’t forget the spirit of those rules, in the light of the Word of Jesus and his choice is discerned by the Church.

  • Discerning while taking into account human feelings

In the elements which help Peter to discern, his inner feelings are mentioned several times:

  • “Go down and do not hesitate.” (10, 20))
  • “I came without any objection.” (10, 29)
  • The Holy Spirit falling on the assembly makes us think of a physical and psychological experience. Our feelings are similar to those of the disciples of Emmaus in whose heart a fire wass burning.

Being aware of our own feelings is an important element of this discernment if we want to be guided by the Spirit of God, provided we don’t forget more objective elements that we mentioned before.

  • We must not think the Spirit belongs to us.

Because he’s guided by the Spirit of God, Peter realizes that the Holy Spirit doesn’t belong to him, that he  precedes him and is at work outside the christian community.

“Those people have received the Holy Spirit just as we also have. Can anyone then stop them from being baptized ?” (10, 47)

  • Discerning with the Church

Peter has made up his mind. All chapter 11 tells us how  that decision is verified by the Church. We notice that  complicated theories don’t enable the community to agree with what happened but the fact that he simply reports what happened and places the brothers in front of what God has done and the fact that he accounts for his own way of conversion. And they all start praising God.

This shows us how important it is to re-read with the Church when everyone says how he understands the work of God and accounts for the conversions that were brought about in himself.

 Being guided by the Spirit of God … a never ending fight.

The tension is permanent, knowing that the Spirit of God doesn’t belong to us, that we are sinners, and are not always faithful to his guidance.

“What we see now is like a dim image in a mirrot; then we shall see face to face.” ‘I Co 13, 12)

Being guided by the Holy Spirit is a never ending fight. If Peter has found out that God doesn’t make differences between men, that he’s the God of all humanity, we will see later    that he draws back and is sharply questioned by Paul  because locks up the gift of God and refuses to eat with the Gentiles ( Gal. 2, 11-14)

“Being guided by the Spirit of God” is not a ready made recipe. It’s not enough  to make up our minds once to go beyond the prescriptions of the law in a particular situation and simply  reproduce  that decision elsewhere. In every new situation we will have to try to discern God’s will, maybe in a different way. Thus Paul, who was always in favour of a great  liberty regarding the prescriptions of the law, will ask the Corinthians to abstain from food offered to idols in order not to make those who are weak  in the faith fall into sin. (I Co 8, 9)

4.A very important concern: believing that God is at work and not trying to prevent him

 “It is clear that God gave those Gentiles the same gift that he gave us when we believed in the Lord Jesus Christ; who was I then, to try to stop God.”  (Acts 11, 17)

Being guided by the Holy Spirit is the result of a long process, something that is never completely achieved, and whose decisive criteria is to desire not to prevent God from acting. It’s about the orientation of a whole life. A lot of work is necessary to let the Holy Spirit train us and to be ready to let him act.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. MEETING THE RISEN  LORD   LIKE  PAUL
  2. Being guided by the Spirit of God like Paul means letting the Risen Lord come and meet us.

The central point of  all Paul’s message is  his experience of meeting the Risen Lord. He witnesses to that encounter as a real event and not as a theory.

 

When  Paul’s encounter with the Risen Lord  is evoked, we immedistely think of what happened on the road to Damascus. A closer look at Paul’s story shows that he had other encounters with the Risen Lord.

That reminds us of our own experience as believers: being invited to re-read our lives and to remember our own encounters with the Risen Lord which led us to believe in him, means  to be looking forward to future encounters, in order to be continually guided until the last encounter.

Our encounter with the Risen Lord doesn’t belong only to the past, it means looking forward to the future and living in the present.

If Paul’s experience is somewhat unique, we had better not  regard him as an extra-terrestrial and make a link between his experience and our own experiences in our ordinary lives. That way of looking at Paul’s experience will help us to understand something of our encounters with the Risen Lord in our own lives, something of those moments when there was  a fire in our hearts, when our lives were turned to someone else’s call.

  1. On the road to Damascus (Acts 9, 1-19)

(note 29) Luke relates this encounter from Paul’s own account in front of the Jews in Acts 22, 1-21, and in front of king Agrippa, Bernice and Festus (Acts 26; 1-32) Paul often mentions it in his letters, particularly when he is in trouble. See paragraph about the introduction of Paul’s route : “Paul by himself.”

2.1 An unexpected event but for a man who was prepared.

(Note 29) 2That encounter is reported by Luke in Paul’s speech in front of the Jews in Jerusalem (Acts 22, 1-21),  in front of king Agrippa, Bernice and Festus in Acts 26, 1-32. Paul often mentions it in his letters, particularly when he has problems. See paragraph about Paul’s itinerary: “Paul by himself.

Isn’t it strange that God chose the very man who persecuted christians ? We can notice that Paul was not only a persecutor: he was a God seeker. As for everyone of us, the best part of him was that search for God, tainted by the most radical sin, the refusal of Christ, the refusal to be guided, to come into the light.

2.2 A conversion

2.2.1. Paul  before his encounter with Jesus on the road to Damascus.

First of all, Paul witnesses Stephen’s martyrdom (Acts 7,58)) which he approves of (Acts 8,1) He will become a  persecution leader.

He asks to be sent to Damascus. His power comes from men and he relies on an armed escort. On that road of hatred, self-assurance. He is his own boss.

His mission consists in arresting Jews who have embraced what he regards as a heresy. Paul knows exactly what true religion is. He is sure of himself. He knows who God is and who he is not. He enforces his vision of things forcefully.

He breathes out threats and murder against Christ’s disciples.

2.2.2. When he encounters with Christ on the road to Damascus and when Ananias lays his hands on him:

On that road of hatred and certaintly , he will be baffled, he will lose his control of events. Later on, he will witness to what a life with the Spirit of God is like; it has nothing to do with hatred; it’s love, joy, peace, patience, kindness, benevolence, faith, humility, self control (Gal. 5, 22-23)

Paul meets Christ at the most unexpected moment. He faces a light which doesn’t come from himself but from heaven. He is completely surrounded with a light from heaven which reminds us of the cloud of light in the book of Exodus. Meeting the Risen Lord already means moving from our own light to the light of God, letting that light encompass us completely.

He falls to the ground. He finds himself as someone who doesn’t know, as someone who will never be able to answer that question which is the same for all those who believe.

(note 33) “What we see is like a dim image in a mirror; what I know now is partial; then it will be complete – as complete as God’s knowledge of me.” (I Co 13, 12)

“Who are you, Lord ?”

He realises that instead of serving  God, he was persecuting him!

“I am Jesus whom you persecute.”

He doesn’t see a thing. He has to be guided by the hand, like a child. He faces a prayer experience.

What he’s living through is not only an experience of resurrection, but an encounter with the Risen Lord as we can see in the phrases: “get up” (that verb in Greek is used to talk about resurrection) “three days in the dark, without eating or drinking anything.” (Jesus spends three days in the tomb before he rises from the dead)

This question is a personal one: how can I meet the Risen Christ without falling and not being able to stand on my feet again ?

Paul experiences being illuminated, becoming blind and needing to recover his eyesight.

He needs Ananias, a man who doesn’t accept his mission easily, in order to see again. His encounter with the Risen Christ will be based on the experience of Ananias.

“Ananias had a vision: “Ananias!” – “Here I  am, Lord!” (Acts 9, 10)

Our encounters with the Risen Christ answer each other and feed on each other between believers, as the Emmaus disciples who tell each other: “Wasn’t it like a fire burning in us?” (Lk 24) and they run back to Jerusalem to share with the apostles.

In all accounts of vocations we find this “Here I am!” of Ananias which opens the door to what is going to happen. Then Ananias will express his surprise about God’s choice and will obey. (Acts 9, 1-17)

We notice how God insists: Not only he appears to Paul on the road, he appears again to him in a vision as he’s praying in the dark. (Acts 9,12) He opens himself again to the Lord’s light when Ananias lays his hand on him. Something like fish scales fall from his eyes, like an onion whose layers are taken off one by one, as if we had never finished taking off layers in order to see clearly.

Paul receives a new mission which he has not required, which  doesn’t come from men, which seems to contradict his former behaviour, which is not only for the Jews but for all nations.

That mission has nothing to do with his birth or his obedience of the law; it originates in his personal encounter with Christ, the gift of baptism, his immersion into the death and resurrection of Christ, in the fact that he has been chosen, and needs someone else help him up after he had fallen.

His mission doesn’t come from men, but God’s call comes through men and through sacraments: the men travelling with him who guide him, Ananias who welcomes and baptizes him, Barnabas who introduces him to the apostles, the apostles who agree to let him go with them, the brothers who take him to Caesarea for him to escape persecution, the gift ot baptism, the laying on of hands and the gift of the Spirit.

Later on, he will receive letters of recommendation from the Spirit of God written in the hearts of men entrusted to him. (2 Co 3, 1-4)

He must enter God’s choice:“Go because I have chosen him to serve me, to make my name knows to Gentiles and kings and to the people of Israel. And I myself will show him all he must suffer for my sake.” Acts 9, 15-16)

He was persecuting, he will be persecuted, he will have to suffer for the name of Jesus. (Acts 9, 3-19) He was fighting, he will have to use new weapons. (2 Co 10, 3-4; Eph 6, 10-20)

His experience will have a universal range (it’s for the salvation of all nations), and it is stange: on the road to Damascus, he’s called by his first name in a dialogue with God to which the men who were travelling with him did not take part.

His identification with the person of Christ is significant. He falls to the ground before rising again, he’s in the dark for three days before seeing again when Ananias lays his hands on him and baptizes him. He will be persecuted. Before long, he will have to escape the Jews’plan to kill him. (Acts 9, 23-25) This identification is significant when he goes up to Jerusalem. His death is announced, those he has evangelized refuse to let him go as Jesus making up his mind to set out on his way to Jerusalem. (Lk 9, 51) “What are you doing, crying like this and breaking my heart ? I am ready not only to be tied up in Jerusalem but even to die for the sake of the Lord Jesus.” (Acts 21,13) The crowd will scream: “Kill him!” (Acts 21, 36)

We find similarities with all disciples who have to agree to be chosen, to be guided by someone else (Jean 21, 15-19) to take care of the sheep, to enter a complete loving relationship with the Master, to follow him to the cross.

What shows that the community  believes that he really believes, is on the one hand the call which Ananias receives, on the other hand  Paul’s boldness  to speak of Jesus as the Messiah.(Acts, 9,22 and 27)

Later on he  will be able to proclaim: “It is no longer I who live, but it is Christ who lives in me.” (Gal. 2,20)

2.2.3. Paul after his encounter with Christ on the road to Damascus.

He’s at the same time complely different (Christ’s disciple, persecuted, he gives his life to proclaim Christ’s resurrection) and the same (his character, his qualities, his capacities, have not really changed; everything is reoriented)

He’s still a sinner (the sting in the flesh, his quarrel with Barnabas. He does not do the things he wants to do; instead he does the evil he doesn’t want to do) and he’s aware that Christ lives in him. “It is no longer I who live, but it is Christ who lives in me. “ (Gal. 2,20)

He seems to be sure of himself, and he sometimes has his doubts, even to have a death sentence in himself, to be exhausted … and he feels that his strength comes from someone else.

2.2.4. What happened really ?

We notice that he finds it difficult to give an account of his experience. This is an invitation not to imagine too clearly the miraculous events related in the Bible, particularly the apparitions.

One thing is certain: something real happened and it was so strong that his life was upset. Before that, he persecuted Jesus; afterwards he’s persecuted by Jesus. But he is unable to say what happened exactly. We can give an account of  what that experience has changed in the person, but not of the real experience.

 “I will now talk about visions and revelations given me by the Lord. I know a certain Christian man who, fourteen years ago, was snatched up to the highest heaven ( I do not know whether this actually happened or whether he had a vision – only God knows. I repeat I know that this man was snatched to Paradise and there he heard things which cannot be put into words.” (2 Co 12, 1-4)

This difficulty to give an objective account of what happened is also to be found in the contradiction between the various accounts of his conversion: in Acts 9 we read that the men who were travelling with him on the road to Damascus hear the voice but do not see anyone. (Acts 9,16) whereas in Paul’s account in front of the Sanhedrin of Jerusalem , he says his companions see the light but did not hear the voice of the man who was speaking to him. (Acts 22,9)

3.Other encounters with the Risen Christ in Paul’s life:

During the first apparition, Jesus promises him that there will be other encounters:

“But get up and stand on your feet. I have appeared to you to appoint you as my servant. You are to tell others what you have seen of me today and what I will show you in the future.” (Acts 22,16)

We can see here the way other believers encountered with the Lord and  the first of them, Abraham: “Leave your country, your relatives and your father’s home, and go to a land that I am going to show you.” (Gen 12,1)

It means that after the first encounter you must look forward to future encounters, being careful to let the Lord guide you. It means that you are walking in front of the Lord who is still at work, that you listen to his Word, to what he  shows you. You must go on, always ready to welcome the newness of what he does.

It is not easy to make a distinction between the experience of the Risen Lord and that of experiencing the intervention of the Holy Spirit or of a messenger sent by God.  Below we’ll see  the various encounters of the Risen Lord or the divine interventions mentioned by Paul.

3.1 Vision to leave Jerusalem (Acts 22,17) and to go to Tarsus

Paul’s first encounter with the Risen Lord after his conversion, happens in Jerusalem:

“I went back to Jerusalem, and while I was preaching in the Temple, I had a vision in which I saw the Lord, as he said to me: ‘Hurry and leave Jerusalem quickly, because the people here will not accept your witness about me.’ ‘Lord’ I answered ‘they know very well that I went to the synagogues and arrested and beat those who believed in you. And when your witness Stephen was put to death, I myself was there approving of his murder and taking care of the cloaks of his murderers.’ ‘Go’ said the Lord to me, ‘for I will send you far away to the Gentiles.’ (Acts 22, 17-21)

The first part of this vision in the Temple reminds us of Isaiah 6, the second part to Jeremiah 1. This apparition of our Lord is rarely mentioned; yet it’s very meaningful and shows Paul’s call as a synthesis of that of the two prophets and which happens to Paul in the Temple where Christ is seated as the true God.

3.2 In Antioch, the community prays and fasts and Paul and Barnabas are sent off by the Risen Lord.

“While they were serving the Lord and fasting, the Holy Spirit said to them, ‘Set apart for me Barnabas and Saul to do the work for which I have called them. They fasted and prayed, placed their hands on them,  and sent them off. Having been sent by the Holy Spirit, Barnabas and Saul went to Seleucia and sailed from there to the island of Cyprus.” (Acts 13, 2-4)

3.3 In Asia, in Bithynia, the Holy Spirit prevents them from going to some places. (Acts 16,6 -7)

3.4   In Troas, Paul has the vision of a Macedonian calling for help.

“That night, Paul had a vision in which he saw a Macedonian standing and begging him: ‘Come over to Macedonia and help us!’ As soon as Paul had this vision, we got ready to leave for Macedonia, because we decided that God had called us to preach the Good News to the people there.” (Acts, 16, 9-10

 3.5   In Philippi, Paul is set free by an earthquake.  (Acts 16, 25-26)

  3.6   In Corinth, Paul is encouraged to keep on speaking by a vision:

“One night, Paul had a vision in which the Lord said to him: ‘Do not be afraid but keep on speaking and do not give up, for I am with you. No one will be able to harm you, for many in this city are my people.” (Acts 18, 9-11)

 3.7   In Miletus, Paul’s farewell speech to the Elders of Ephesus:

“And now, in obedience to the Holy Spirit,  I am going to Jerusalem, not knowing what will happen to me there. I only know that in every city the Holy Spirit has warned me that prison and troubles wait for me. But I reckon my own life to be worth nothing to me; I only want to complete my mission and finish the work that the Lord Jesus gave me to do, which is to declare the Good News about the grace of God.” (Acts 20, 22-24)

3.8  In Jerusalem, after Paul has witnessed to his faith in resurrection before the Sanhedrin, the Lord encourages him:

“Don’t be afraid Paul; you must stand before the Emperor. And God in his goodness to you has spared the lives of those who are sailing with you. So take heart, men! For I trust in God that it will be just as I was told.” (Acts 27, 23-25)

3.10 The sting in the flesh is an opening

“Don’t be afraid! You have given your witness for me here in Jerusalem, and you must also do the same in Rome.” (Acts 23, 11)

3.9  On the ship, an angel appears to him during the storm, and tells him:

to the Risen Lord.

“But to keep me from being puffed up with pride because of the many wonderful things I saw, I was given a painful physical ailment, which acts as Satan’s messenger to beat me and keep me from being proud. Three times I prayed to the Lord about this and asked him to take it away. But his answer was: ‘My grace is all you need for my power is greatest when you are weak.’ I am most happy then, to be proud of my weaknesses, in order to feel the protection of Christ’s power over me.” (2 Co 12, 7-9)

  1. Being guided by the Spirit of God through Paul’s example.

4.1 A strong awarenss that he has been chosen.

Paul is very much aware that God has chosen him, that he has called him, that he is not his own boss, that the Spirit is with him and that faith is a gift following a choice, a revelation from God.

All his letters, except Philippians, Thessalonicians and Titus, start with a clear mention of God’s choice. This awareness reaches its peak in the hymn of Ephesians:

“Saul, Saul, why do you persecute me ?” …”Get up and go into the city, where you will be told what you must do. “ (Acts 9, 4-5)

“I have  chosen this man to serve me, to make my name known to Gentiles and kings and to the people of Israel. “ (Acts 9, 15-16)

“Paul, a servant of Christ, called by God to preach his Good News… Through him God gave me the priviledge of being an apostle for the sake of Christ, in order to lead people of all nations to believe and obey. This also includes you who are in Rome whom God loves and has called to be his own people. May God our Father and the Lord Jesus Christ give you grace and peace.” (Rm 1,1 and 5-7)

“Paul, who was called by the will of God to be an apostle of Christ …to all who are called to be God’s holy people, who belong to him in union with Christ Jesus, their Lord and ours.” (I Co, 1, 1-2)

“And now I want to remind you, my brothers, of the Good News which I preached to you, which you received, and on which your faith stands firm. That is the gospel, the message that I preached to you. You are saved by the gospel if you hold firmly to it – unless it was for nothing that you believed. I passed on to you what I received, which is of the greatest importance: that Christ died for our sins, …that he was raised to life, … appeared to all twelve apostles …Last of

all, he appeared also to me – even though I am like someone whose birth was abnormal… I do not deserve to be called an apostle because I persecuted God’s Church. But by God’s grace, I am what I am.” (I Co 15,1-10)

“Paul, an apostle of Christ Jesus by God’s will….” (2 Co 1,1)

“Does this sound as if we were again boasting about ourselves ? Could it be that, like some other  people, we need letters of recommendation to you or from you ? You yourselves are the letter we have, written on our hearts for everyone to know and read. It is clear that Christ himself wrote this letter and sent it by us. It is written not with ink but with the Spirit of the Living God, and not on stone tablets but on human hearts. We say this because we have confidence in God through Christ. There is nothing in us that allows us to claim that we are capable of doing this work. The capacity we have comes from God; it is He who made us capable of serving the new covenant which consists not of a written law but of the Spirit; the written law brings death, but the Spirit gives life.” (2 Co 3, 1-6)

special gift, “God in his mercy has given us this work to do, and so we are not discouraged.” (2 Co 4,1)

“Of course we would not dare to classify ourselves or compare ourselves with those who rate themselvels so highly. How stupid they are ! They make up their own standards to measure themselves by, and they judge themselves by their own standards.?” (2 Co 10,12)

“For it is when the Lord thinks well of a person that he is really approved, and not when he thinks well of himself.” (2 Co 10,18)

“Paul, whose call to be an apostle did not come from man or by means of man, but from Jesus Christ and God the Father who raised him from death.” (Gal 1,1)

“The gospel I preach is not of human origin. I did not receive it from any man, not did anyone teach it to me. It was Jesus Christ himself who revealed it to me. You have been told how I used to live when I was devoted to the Jewish religion, how I persecuted without mercy the Church of God and did my best to destroy it. I was ahead of most fellow Jews of my age in my practice of the Jewish religion, and was much more devoted to the traditions of our ancestors. But God, in his grace, chose me even before I was born, and called me to serve him. And when he decided to reveal his Son to me, so that I might preach the Good News about him to the Gentiles…” (Gal 1, 11-16)

“Paul, who by God’s will is an apostle of Christ Jesus.” (Eph 1,1) We should quote the whole hymn: “Even before the world was made, God had already chosen us to be his, through our union with Christ.”

“For this reason I, Paul, the prisoner of Christ Jesus for the sake of you Gentiles, pray to God. Surely you have heard that God in his grace has given me this work to do for your good. God revealed his secret plan and made it known to me. (I have written briefly about this, and if you will read what I have written, you can learn about my understaning of the secret of Christ.) In past times, mankind was not told this secret, but God has revealed it now by the Spirit to his holy apostles and prophets. The secret is that by means of the gospel, the Gentiles have a part with the Jews in God’s blessings; they are members of the same body and share in the promise that God made through Christ Jesus. I was made a servant of the gospel by God’s which he gave me through the working of his power. I am less than the least of all God’s people; yet God gave me this privilege of taking to the Gentiles the Good News about the infinite riches of Christ.” (Eph 3, 1-8)

“I keep striving to win the prize for which Christ Jesus has already won me.” (Phil. 3,12)

“Paul, who by God’s will is an apostle of Christ himself.” (Col 1,1)

“Paul, an apostle of Christ Jesus by order of God our Saviour and Christ Jesus our hope.” (1 Tim 1,1)

 “Paul, an apostle of Christ Jesus by God’s will, sent to proclaim the promised life which we have in union with Christ Jesus.” (2 Tim 1,1)

“Paul, prisoner for the sake of Christ Jesus.” (Philemon 1,1)

 4.2 Awareness of God’s choice and of his own weakness

Paul is very much aware that being chosen by God makes us aware of our own weakness and that what is weak in us is a gift, so that we should not be proud and should find our salvation in Jesus Christ:

– First of all, what happens on the way to Damascus, when he finds himself on the  ground, blind, compelled to be guided by someone else, unable to know who God is, completely bewildered in his projects, compelled to admit that he was persecuting God, welcome with coldness by the apostles, compelled to rely on others to make himself known. (Acts 9, 1-30)

-“Now remember what you were, my brothers, when God called you. From the human point of view, few of you were wise or  powerful or of high social standing. God purposely chose what the world considers weak in order to shame the powerful. He chose what the world looks down on and despises, and thinks is nothing, in order to destroy what the world thinks is important. This means that no one can boast in God’s presence. But God has brought you into union with Christ Jesus, and  has made Christ to be our wisdom. By him we are put right with God; we become God’s holy people and we are set free.” 1 Co 1, 26-30

-“For  it is not ourselves that we preach; we preach Jesus Christ as Lord, and ourselves as your servants for Jesus’s sake. The God who said: ‘Out of darkness the light shall shine!’ is the same God who made his light shine in our hearts, to bring us to the knowledge of God’s glory shining in the face of Christ. Yet we who have this spiritual treasure are like common clay pots, in order to show that the supreme power belongs to God, not to us.” (2  Co 4, 5-7)

-“Someone will say, ‘Paul’s letters are severe and strong, but when he is with us in person, he is weak and his words are nothing.” (2 Co 10,10)

– “Perhaps I am amateur in speaking,  but certainly not in knowledge.” (2 Co 11,6)

– Paul is such a poor speaker that in Troas a young man called Eutype falls asleep and falls from the window. (Acts 20,9)

 “But his answer- But to keep me from being puffed up with pride because of the many wonderful things I saw, I was given a painful physical ailment, which acts as Satan’s messenger to beat me and keep me from being proud. Three times I prayed to the Lord about this and asked him to take it away.  was: “My grace is all you need, for my power is greatest  when you are weak. I am most happy then to be proud of my weaknesses, in order to feel the protection of Christ’s power over me.” (2 Co 12, 7-9)

4.3 Everything starts from a contemplation of salvation in Jesus Christ:

For Paul, everything starts from a meditation of God’s salvation plan  which reaches its peak in Jesus Christ, all along his ministry. He will never stop re-reading the mystery of God’s salvation from Abraham, via Moses and the prophets until Jesus who dies and rises again. That’s why he addresses:

– the inhabitants of Antioch in Pisidia (Acts 13, 16-41) where some people welcome their message but it provokes persecution from other people, Jews and Gentiles.

– The Athenians with whom he starts from the Greeks’ philisophical research and is not more successful. (Acts 17, 16-34)

In all his letters (see particularly Romans  and Ephesians 1-2), he re-reads that salvation plan for men who are unable to welcome it. First of all, he remarks that all of them, Jews and Gentiles alike, are under the power of sin. (Rm 3, 9). The Gentiles have replaced the glory of the incorruptible God by images; they have worshipped and served the creature instead of the Creator even though they could know God through his creation. (Rm 1,16 to 2, 16) The Jews have attached themselves to the circonsision of the flesh, the one that can be seen, and not to that of the Spirit. (Rm 2, 29  and  2, 17-29)

If they can’t be saved by the practice of the law, all of them, Jews and Gentiles, are deprived of glory because of sin, and  put right by the free  gift of God’s grace, “through Christ Jesus who sets them free.” (Rm 3, 22-24) That salvation does not come from the practice of the law but from the faith in Jesus Christ. (Gal. 3, 2; 3 ,26-29; 5, 5-6; Eph 2, 8-9)

To support that statement, Paul re-reads the story of Abraham. (Rm 5, 14-21)  He specifies Jesus’s identity from Adam and  Moses (Rm 5, 12-21) “Just as all people were made sinners as the result of the disobedience of one man, in the same way, they will all be put right with God as the result of the obdience of the one man. The law was introduced in order to increase wrongdoing; but where sin increased, God’s grace increased much more.”(Rm 5, 19-20)

Paul reflects about the real lineage of Abraham: not that of the flesh, but that of the promise. (Rm 9, 8) Paul sadly remarks that his Jewish brothers have abandoned God. After the meditation about Adam and Eve, he reflects about Jacob and Esau,  then about Moses, what happened at the time of prophets Hosea and Isaiah. (Rm 9) For him, thanks to their sin, the Gentiles  could have easy access to salvation to arouse Israel’s jealousy and because of  the stubbornness of the people of Israel, the Gentiles could have time to have easy access to conversion (Rm 11, 25) and Paul ends up his reflection with words of thanksgiving which extend and at the same time relativize his theological reflection:

 “How great are God’s riches! How deep are his wisdon and knowledge! Who can explain his decisions ? Who can understand his ways ? As the Scripture says: ‘Who knows the mind of the Lord ? Who is able to give him advice ? Who has ever given him anything , so that he had to pay it  back ? For all things were created by him, and all things exist through him and for him. To God be the glory for ever! Amen” (Rm 11, 25)

4.4  Saved  through the death and resurrection of Christ.

“Christ did not send me to baptize. He sent me to tell the Good News, and to tell it without using the  language of wisdom, in order to make sure that Christ’s death on the cross is not robbed of its power. For the message of Christ’s death on the cross is nonsense to those who are being lost; but for us who are being saved, it is God’s power (…) Jews want miracles for proof, and Greeks look for wisdom. As for us, we proclaim the crucified Christ, a message that is offensive to the Jews and nonsense to the Gentiles; but for those whom he has called, both Jews and Gentiles, this message is Christ, who is the power of God and the wisdom of God.” (1 Co 1, 17-18 ; 22-24)

“And now I want to remind you, my brothers, of the Good News that I preached to you which you received, and on which your faith stands firm. That is the Gospel, the message that I preached to you. You are saved by the Gospel if you hold firmly to it – unless it was for nothing that you believed. (…) Christ died … he was raised to life… he appeared.” (I Co 15, 1… 5)

“I am surprised at you! In no time at all you are deserting the one who called you by the grace of Christ, and are accepting another Gospel.” (Gal 1, 6)

“As for me, however, I will boast only about the cross of our Lord Jesus Christ; for by means of his cross, the world is dead to me , and I am dead to the world.” (Gal 6, 14)

  • Offering ourselves to God.

The life in the Spirit, based on a meditation about the free salvation of man by God through Jesus Christ, calls for life requirements: offering ourselves to God as an offering.

From this meditation about God’s salvation in Jesus Christ which is freely given to every man, Paul draws consequences for the life of the believer.

“So then my brothers, because of God’s great mercy to us I appeal to you: offer yourselves as a living sacrifice to God, dedicated to his service and pleasing to him. This is the true worship that you should offer. Do not conform youselves to the standards of this world, but let God transform you inwardly by a complete change of your mind. Then you will be able to know the will of God – what is good and is pleasing to him and is perfect.” (Rm 12, 12-13)

Only one thing is important: living for the Lord …

None of us lives for himself only. If we live, it is for the Lord that we live, and if we die, it is for the Lord that we die. So whether we live or die, it is for the Lord.” (Rm 14, 7-8)

As we can notice, there are levels in that life according to the Spirit:

– what is good,

– what is pleasing to him,

– what is perfect

– This life in the Spirit is always based on the imitation of Jesus Christ,

(note 108) “Since you are God’s dear children, you must try to be like him; your life must be controlled by love, just as Christ loved us and gave his life for us as a sweet-smelling offering and sacrifice that pleases God.” (Eph 5, 1)

, a meditation of God’s gift.

(note 109)Rm 12,3: “And because of God’s gracious gift to me; 12,5: we are one body in union with Christ; 13, 1: No authority exists withour God’s permission

  

In other passages, Paul urges believers to live up to the call they have received, and he  insists on the brotherly link as a means of answering our call and a way to welcome faith in the one Lord:

“I urge then to live a life i                                                                                                              that measures  up to the standard God set when he called you. Be always humble, gentle and patient. Show your love by being patient with one another. Show your love by being tolerant with one another. Do your best to preserve the unity which the Spirit gives by means of the peace that binds you together. There is one body and one Spirit, just as there is one hope to which God has called you. There is one Lord, one faith, one baptism; there is one God and the Father of all mankind, who is Lord of all, works through all and lives in all. (Eph 4, 1-6)

It is noticeable that this brotherly bond is bound to be born between people who place themselves  in relation with one another, in their relationship to the Master, the Lord. Growing together as a body, with due respect of the gift and rythm of one another, in peace, gentleness, is both a condition for a life in the Spirit, a goal to reach, and a criteria to check the authenticity of that growth. (Eph 4, 11-13)

“So get rid of your old self, which made you live as you used to – the old self that was being destroyed by its deceitful desires. Your hearts and minds must be made completely new, and you must put on the new self which is created in God’s likeness and reveals itself in the true life that is upright and holy.” (Eph 4, 22-24)

That life in the Spirit is called to spread in various fields.

– Having no pretensions beyond what is reasonable, everyone doing according to the level of faith that he has received from God. (Rm 12, 3)

– Doing according to the gift we have received, in due respect of other gifts, all of us members of one body: prophecy, faith, service, teaching, exhortations, gift, presidence, mercy, love. (Rm 12, 4-9,  1,Co !2; 1 Co 14)) The only rule being that everything brings about the edification of all. (1 Co 14, 4)

Having no more knowldge of Christ and men from a human  point of view, entering a ministry of  reconciliation. (2 Co 5, 16-21)

– Loving one another, both brothers and enemies and those who persecute us, paying attention to those who are the poorest, those who weep, those who are weak. Living in peace with all men, having no legal proceedings between brothers. (Rm 12, 9-11, I Co 6-11; 1 Co 13) Lying no more, forgiving, reconciling  with everyone before going to bed. (Eph 4, 26) 4, 26)

– Having no delusions of grandeur, accept humble duties (Rm 12, 16)

– Resisting to evil, conquer evil with good (Rm 12, 21). Refusing to work as equals  with unbelievers (2 Co 6, 14). Giving the Devil no chance (Eph 4, 27)

If you fear the Lord, submit yourselves to one another … (Eph 5, 21) women to their husbands children to their parents, everyone to state authorities (Rm 13, 1)

– May joy keep us joyful, being patient with our troubles (Rm 12, 12)

– Praying at all times (Rm 12, 12). “Speak to one another with the words of psalms, hymns, and sacred songs; sing hymns and psalms to the Lord with praise in your hearts. In the name of your Lord Jesus Christ, always give thanks for everything to God the Father.” (Eph 5, 19-21)

– Having sexual ethics (I Co 5, 1-13; Eph 4, 19)

– Avoiding all sort of censure about the management of money and trying to do what is right not only in the sight of the Lord but also in the sight of men. (2 Co 8, 20)

  • The fruits of the Spirit:

love, joy, peace, patience, kindness, goodness, faithfulness, humility, self-control. (Gal, 5,22)

  • Ways  of  life  which  are  incompatible  with  a  life  in  the  Spirit:

-“ Surely you know that the wicked will not possess God’s wisdom. Do not fool yourselves; people who are immoral or who worship idols, or are adulterers or homosexual perverts or who steal or are greedy or are drunkards or who slander others or are thieves – none of these will possess God’s kingdom.”  ( I Co 6, 9-10)

– “What human nature does is quite plain. It shows itself in immoral, filthy, and indecent actions; in worship of idols and witchcraft. People become enemies and they fight. They become jealous, angry and ambitious. They separate into parties and groups; they are envious, get drunk, have orgies, and do other things like these.” (Gal. 5, 20)

– “Get rid of all bitterness, passion and anger. No more shouting or insults, no more hateful feelings of any sort.” ( Eph 4, 31. See also Eph. 5, 1-9)

4.8  A struggle:

That life in the Spirit is  a never ending struggle.  It’s a  struggle, a growing together in order to become mature people

“It was he who gave gifts to mankind; he appointed some to be apostles, others to be prophets, others to be evangelists, others to be pastors or teachers. He did this to prepare all God’s people for the work of christian service in order to build up the body of Christ. And so we shall all come together to that oneness in our faith and in our knowledge of the Son of God. We shall become mature people, reaching to the very height of Christ’s full stature.”  ( Eph 4, 11-13)

4.9  The  weapons  of  the  struggle

“Stand ready with truth as a belt tight round your waist,  with righteousness as your breastplate Accept salvation as a helmet and the word of God as a sword which the Spirit gives you. Do all this in prayer, asking for God’s help. Pray on every occasion as the Spirit leads.” Eph 6, 13-18  and as your shoes the readiness to announce the Good News of peace. At all times carry faith as a shield; for with it you will be able to put out all the burning arrows shot by the Evil One.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. The Spirit in  the  letters  of   St  Paul
  1. The various times the Holy Spirit is mentioned:

Here again, is often mentioned.

The  Spirit  as  the  actor  of  God’s  salvation  plan

*Jesus  established by the Holy Spirit as the Son God (Rm  1, 4)

* who dedicated the Gentiles as an offering acceptable to God. (Rm I5, 16)

*who leads the Gentiles to obedience (Rm 15, 19

* who cleans them, sanctifies them and put them right with the Lord. (I Co 6, 10,22; Gal 5,5)

*who chooses his ministers (2 Co 1, 22)

*who writes on men’s hearts through our ministry. (2 Co 3,3)

*who was promised by God (Gal, 3, 13, 14)

* who makes our mind new, and makes us put on the new self. (Eph. 4, 22, 24)

*who acts beyond our preaching of the Good News (1 Thess 1, 5)

The Spirit is poured out in our hearts

*who pours out love in our hearts.

*who reveals the grace that God has given us (1Co2,32)

*who makes us become Christ’s coheirs and who cries out in us: Abba, Father (Rm 8, 14-17; Gal. 4-6) ; in him we have access to the Father (Eph. 2.18)

*who opens us to Christ’s mind (I Co, 2,16), binds us to Christ, the only link which matters, enables us to know him (Eph 3,5); 3, 14-21) who makes us reflect Christ’s glory. (I Co 3,18; 2 Co 4 and 10-22)

*through him we cry out to God (Rm 8,15  and 8,26; Eph 6,18)

*we are God’s Temple, and the Holy Spirit dwells in us (1, Co 3,16 and 6,19); ce carry him in common clay pots. (2 Co 4,7); his power is greatest when we are weak. 2 Co 12,7-9)

*which calls for an answer: letting the Spirit direct our lives (Gal 5,16); it is by hope that we are saved (rm 8,22); the Spirit in our hearts is the guarantee of all that he has in store for us (2, Co 1,22 and 5,5); God puts his stamp of ownership on us by giving us the Holy Spirit (Eph 1,13)

* which enlightens our conscience (Rm 9,1; I Co 7,40)

 

– The Spirit who sets us free from the law

*We serve in the new way of the Spirit  and no longer in the old way of a written law (Rm 7,6); the written law brings death, but the Spirit gives life (2 Co 3, 6-18); where the Spirit is present, there is wisdom (2 Co, 3-17)

*The Spirit is given us not because we do what the law requires but because of our faith. (Gal 3, 5)

*means that we let the Spirit lead us (Gal 5,18); that the Spirit gives us life (Gal. 5,25); to               live a life that measures up to the standard God set when he called us (Eph. 4,1-7), that we don’t let  God’s grace be wasted (2 Co 6,1), that we ged rid of our old self (Eph 4,22), that we don’t restrain the Spirit (1 The 5,19)

The Spirit is opposed to human nature, to sin and to human wisdom

*The law of the Spirit  which brings us life  has set us free from the law of sin (Rm 8,2)

*Live as the Spirit tells us to and not as human nature tells us to (Rm 8,9)

*Human wisdom / power of God’s Spirit (I Co 2, 1-5 and 2,10)

*Whoever does not have the Spirit cannot receive the gift that comes from God’s Spirit. (1, Co 2,14)

The Spirit is recognized by his fruits, and more particularly by his fruit which is love.

*the distinctive signs of the apostle: a lot of patience, miracles and wonders (2 Co, 12,12)

*human nature shows itself in immoral, filthy, and indecent actions; in worship of idols and        witchcraft. Jealousy, anger, ambition, envy, drunkenness, orgies, and other things like these. ( Gal, 5, 20)

*On the contrary, the Spirit produces love, joy, peace, patience, kindness, goodness, faithness, humility and self-control. (Gal 5, 22-23)

Note o in the TOB about verse 22: the fruit of the Spirit which is unique is opposed to what human nature does. It’s love

  • Then he gives a list of:

– the signs of the kingdom of love: joy, peace;

– the manifestations of that love: patience, kindness, goodness;

– finally the conditions of its birth and of its opening: faithness, humility, self-control.

Faith is the foundation of love; humility is the quality of those who let our heavenly Father lead them; Jesus has always been very humble (Mt 11,19)

*”whoever sows in the field of his natural desires  will gather the harvest of death. Whoever sows in the field of the Spirit  will gather the harvest of life” (Gal 6,8)

*”The Spirit that God has given us does not make us timid; instead his Spirit fills us with power, love and self-control (2 Tim 1,7

 “Your life with Christ … fellowship with the Spirit …kindness and compassion for one another … have the same thoughts, share the same love; don’t do anything from selfish ambition, or for a cheap desire to boast, but be humble towards one another, always considering others better than yourselves. And look out for one another’s interests, not just your own. The attitude you should have is the one that Christ Jesus had: he always had the nature of God … (from that contemplation of Christ, Paul continues) Keep on working with fear and trembling to complete your salvation, because God is always at work in you to make you willing and able to obey his own purpose. Do everything without complaining or arguing, … you must shine among them like stars lightning up the sky, as you offer them the message of life.” (Phil. 2, 1-16)

  • The Spirit as a weapon:

*fight with the love of Our Lord Jesus Christ and the love of the Spirit, with prayer (Rm 15,30)

* in order to be God’s minister in all situations (troubles, difficulties), Paul finds his strength in the Holy Spirit which he links with perseverance, purity, patience, kindness, undisguised love, God’s power, offensive and defensive weapons  of righteousness (2 Co 6, 1-13)

* the weapon of the Spirit against reasoning: “”The weapons we use in our fights are not the world’s weapons, but God’s powerful weapons, which we use to destroy strongholds. We destroy false arguments; we pull down every proud obstacles that is raised against the knowledge of God (2 Co 10,4-5)

* to fight against the tricks of the Devil (Eph 6, 11) with the various components of the armour of God: truth as a belt, righteousness as our breastplate, as our shoes readiness to announce the Gospel, faith as a shield to put out all the burning arrows shot by the Evil one, salvation as a helmet, and the  word of God as a sword. Prayers in all their forms prompted by the Spirit.

*weapon to keep the good things entrusted to us by the Apostles (2 Tim 1,14)

The gifts of the Spirit are varied:

*”There are different kinds of spiritual gifts, but the same Spirit gives them. There are different kinds of serving, but the same Lord is served. There are different abilities to perform service,  but the same Lord gives ability to all for their particular service. The Spirit’s presence is shown in some way in  each person for the good of all.” (1 Co 12, 4-7)

*The various gifts: wisdom, knowledge, faith, the power to heal, the power to work miracles, the gift of speaking God’s message, discernment of the spirits, the ability to speak in strange tongues, the ability to explain what is said (I Co 12, 8-11); righteousness, peace and joy (Rm 14,17); joy, peace, hope (Rm 15,13)

*The various ministries: in the first place apostles, in the second place prophets, and in the third place teachers; then those who perfom miracles followed by those who are given the power to heal or to help them or to direct them or to speak in strange tongues. (1 Co 12,8)

*”Set your hearts then on the more important gifts. Best of all, however, is the following way.Love (…) meanwhile these three remain: faith, hope and love; but the greatest of these is love.” (1 Co 12,31 – 13,13)

– Discernement is necessary to use the gifts:

*“Do not restrain the Holy Spirit … put all things to the test.” 1 Thes 5, 19-21)

* “Since you are God’s dear children, try to be like him. Your life must be controlled by love (..) and try to learn what pleases the Lord.” (Eph 5,1; 5,10)

* “You must try above everything else to make greater use of those which help to build up the Church. ( I Co 14, particularly 14,12)

– Another  gift of the Spirit, confessing faith :

*”No one who is led by God’s Spirit   can say “Jesus is Lord”, unless he is guided by the Holy Spirit.” (1 Co 12,3)

– The Spirit is a source of communion between the Father, the Son and the Church (2 Co 13,11; Eph 2, 18-22)

THE  LETTER  TO  THE  EPHESIANS  HELPS  US    PRAY  TO  THE  SPIRIT AND  LIVE  WITH  THE  SPIRIT  OF  GOD

In verse 3 of  chapter one Paul gives thanks  for God’s salvation work through Jesus Christ, and the way the persons entrusted to his ministry welcomed faith.. Everything is prayer to open ourselves to a life with the Spirit:

Let us give thanks to the God who saves us in Jesus Christ  and has put his stamp of ownership on you by giving you the Holy Spirit (1, 1-14

Let is give thanks to God for your faith and may it be stronger and stronger in him. ((1,15-23)

God’s mercy is so abundant that by his grace he has saved you, through faith and not because of what you have done. Jews and Gentiles he made one new man, all of them integrated in the building up of a dwelling place for God through the Spirit. (2, 1- 22)

“Made minister by the grace of God, I fall on my knees before the Father, from whom every family in heaven and on earth receives its true name; I ask God, from the wealth of his glory  to give you power through his Spirit to be strong in your inner selves, and I pray  that Christ will make his home in your hearts through faith. I pray that you may have your roots and foundation in love, so that you, together with all Goe’s people, may have the power to understand how broad and long, how high and deep, is Christ’s love – may you know his love, although it can never be fully known – and so be  completely filled with the very nature of God.” (3, 14-19)

*“To him who by means of his power working in us is able to do so much more than we can ever ask for, or even think of; to God be the glory, in the Church and in Christ Jesus for all time, for ever and ever. Amen” (3, 20-21)

*“I urge you then … live a life that measures up to the standard God set when he called you … unity …” (4,1)

*“One body in one Spirit ..”.

*“We shall become mature people … then we shall no longer be … carried by the waves and blown about by every shifting wind.” (4, 13-14)

* “Put on the new self …Don’t give the Devil a chance, do not make God’s Holy Spirit sad.”

*Try to be like God …Your life must be controlled by love  like Christ …Try to learn what pleases the Lord …be filled with the Holy Spirit …

*Speak to one another with the words of psalms, hymns and sacred songs to the Lord with praise in your hearts

*“In the name of our Lord Jesus Christ, always give thanks for everything to God the Father.”

*Have new  relationships with one another, in your couple, with your children, in society.

*“Put on the armour of God.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONTENTS

  • Method and  overview                                                                                           1
  • Guided by the Spirit of God in Luke’s Gospel                                1                                         
    1. Introduction 1
    2. The action of the Holy Spirit is totally directed to God’s salvation plan.     2

2.1  Our salvation is the work of the Holy Spirit                                                                     2

2.2   The action of the Holy Spirit is not always comprehensible.                                           2

2.3   The Holy Spirit enables some people to point to the Saviour                                           3

  1. Jesus and the Holy Spirit 3
  2. What can we say about the Holy Spirit ? 3

*4.1 The Spirit is at work within the limits of time                                                                     3

*’4.2 The action of the Holy Spirit is not always immediately comprehensible                         4

*4.3 The action of the Holy Spirit competes with that of Satan                                                   4

*4.4 He is sent by the Father                                                                                                         4

*4.5 The Holy Spirit prompts people to move.                                                                             4

  1. A summing up of “guided by the Spirit of God “ 5

 

II Guided  by  the  Spirit  of  God  in  the  Acts  of  the Apostles                5                                          

  1. It’s by excellence the book of the Holy Spirit 5
  2. The Spirit presides over every aspect of the building up of the Church. 6

3.. Who receives the Holy Spirit    ?                                                             6

III. Guided by the Holy Spirit in Acts 3 and 4 in the light of the spirituality of Father Chevrier                                                                                                            7

  1. See Christ in us … we must become new Christ.                                   7
  2. Being guided by the Holy Spirit means that we must believe

Jesus lives, acts, speaks today                                                                 7

*2.1  Faith enables Peter and John to tell the lame man to get up                       7

*2.2  Awareness of the action of Jesus today                                                        7

* 2.3  This awareness that Jesus is alive and active today is also shown in the last prayer       8

* 2..4   Assurance that even in a deadly situation which has been lasting for more than 40 years. Jesus can make life spring up (4.22)                                                                   8

  1. Being guided by the Holy Spirit means an intimacy with Jesus 8
  2. Being guided by the Holy Spirit means following him to the cradle, to the cross, to the tabernacle.                                                                                              8

* 4. 1  The way of poverty, of the poor and of the cradlel                                    8

* 4.2    The way of the cross                                                                                  9

*  4.3   The way of the Eucharist                                                                            9

*  4.4    Becoming a new Christ, not thinking we are Christ.                               9

  1. Being guided by the Holy Spirit in the events of our life 9
  2. We can’t separate prayer, teaching and charity 10
  3. Living out Isaiah’s prophecy by following Jesus, with Jesus.                          10
  4. The work of the Holy Spirit needs man’s participation.                                10
  5. Proclaiming the Risen Christ and calling to conversion                                11
  6. Acting with the Church.                                11
  7. Importance of being guided by the Holy Spirit when we re-read our lives 11
  8. Obeying God and accepting the Way of the Cross.                                11

 

IV  Guided by the Spirit of God in Acts 10 and 11                                                 12

  1. What Peter is wondering about. 12
  2. References to be guided by the Spirit of God in the school of Peter

in Acts 10 and 22                                                                                                      13

*2.1 Being aware that God is at work today.                                                                  13

*2.2 Being aware that God is making everything new and invites us to do the same     13

*2.3 A discernment which is part of a story to make everything new                              14

*2.4 Being guided by the Spirit of God is not reserved to extraterrestrials and champions 14

*2.5 Working to know Jesus-Christ in the Gospel in order to act with his Spirit              14

*2.6 Being faithful to our mission                                                                                      15

*2.7 Praying to be open to the Holy Spirit                                                                          15

*2.8 Responding to the call we have received immediately and day and night                  15

*2.9 Being open to the events of our lives                                                                           16

*2.10 Welcoming the men God sends him as persons                                                         16

*2.11 Re- reading and discerning                                                                                         17

*2.12 Discerning while taking into account human feelings                                                 17

*2.13 We must not think the Holy Spirit belongs to us                                                          18

*2.14 Checking up with the Church                                                                                        18

  1. Being guided by the Spirit of God … a never ending struggle                            18
  2. A very important concern: believing that God acts and not trying to prevent him 18

 

  1. Meeting the Risen Christ following Paul 19
  2. Being guided by the Holy Spirit following Paul means we let the Risen Christ

meet us                                                                                                                                    19

  1. On the way to Damascus (Acts 0, 1-19) 19

*2.1 An unexpected event for a man who is prepared                                                                19

*2.2 A conversion                                                                                                                        20

° 2.2.1  Paul before his encounter with  Christ on the way to Damascus                                 20

°2.2.2   Paul when he encounters Christ on the way to Damascus and when Ananias lays

his hands on him                                                                                                                          20

° 2.2.3 Paul after his encounter with Christ on the way to Damascus                                   22

° 2.2.4 What happened really ?                                                                                              22

  1. 0ther encounters with the Risen Christ in Paul’s life 23

° 3.1 Vision to leave Jerusalem (22,17) and go to Tarsus                                                    23

° 3.2  In Antioch, he experiences being sent off for his mission by the Risen Lord

while praying and fasting.                                                                                  24

°3.3 In Asia and Bithynia, the Holy Spirit prevents them to go to certain places     24

° 3.4 In Troas, vision of a Macedonian calling for help                                           24

° 3.5 In Philippi, an earthquake sets him free from his chains                                 24

° 3.6 In Corinth, vision and encouragement to go on speaking                                 24

° 3.7 In Miletus, his farewell speech to the elders of Ephesus                                  24

° 3.8 In Jerusalemm, after Paul has witnessed to his faith in the resurrection

before the Sanhedrin, the Lord encourages him                                                       25

° 3.9 On the ship, an angel appears to him in the storm and tells him:                      25

° 3.10 The sting in the flesh is on opening to the Risen  Christ                                25

  1. Guided by the Spirit of God in Paul’s school 25

* 4.1  A strong awareness of God’s choice                                                               26

*4.2  Aware that God’s choice in spite of our weakness                                          27

*4.3  Everything starts from a contemplation of salvation in Jesus Christ              28

* 4.4  Saved through the death and resurrection of Christ                                       29

* 4.5 Offering oneself as an offering to God                                                          29

* 4.6  The fruits of the Spirit                                                                                    30

* 4.7   Ways of life incompatible with a life in the Spirit                                        30

* 4.8  A struggle                                                                                                      30

* 4.9  The arms of the struggle.

 

IV  The  Spirit  in  Paul’s letters.                                                                      32 

  1. The various times the Holy Spirit is mentioned 32

° The Spirit as the actor of  God’s salvation plan                                32

°  The Spirit poured out in our hearts                                                   32

°   The Spirit sets us free from the law                                                 33

°   The Spirit is opposed to human nature; to sin, and to human

wisdom                                                                                         33

° The Spirit is recognised from his fruits, or more particularly

from his fruit which is love.                                                       33

°  The Spirit as a weapon                                                                34

°   The fruits of the Spirit are varied                                               35

°   Discernment is necessary to use the gift                                    35

°   Another gift of the Spirit: confessing our faith                          35

°  The Spirit is the source of communion between the Father the                     Son Son and in the Church (2 Co 13, 11;  Eph 2, 18-22)

2.The letter to the Ephesianss helps us to pray to the Spirit and to live a life

in the Spirit of God                                                                                       35

 

 

 

 

 

                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                     

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Interviews à la radio

Analogie, Radio Notre-Dame, interview par Jean-Nicolas Moreau sur la thèse de médecine soutenue en juin 1986 sur les soins palliatifs le 26/9/1986:

Radio Accord à Poitiers, « Un ministère sous le signe de l’itinérance », échos de l’intervention à la récollection des prêtres du diocèse de Poitiers, le 5/5/2004

Le jour du Seigneur à Dores do Rio Preto, reportage sur les difficultés représentées par les Eglises Evangéliques à l’occasion de synode d’Aparecida, le 29/4/2007

Chrétiens dans le Monde, R.C.F., interview sur la mission au Brésil 12/5/2009

Grand Témoin, R.C.F., interview par Véronique Alzieu, 12/5/2009

Portrait du jour, Radio Notre Dame, 20/5/2009

Interview sur la maladie alcoolique à Radio Tsiry, radio du diocèse de Fianarantsoa (en malgache) 25/7/2014

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